mercredi 10 août 2022

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La Banque mondiale va davantage aligner ses interventions sur les priorités du Niger, selon M. Ousmane Diagana, son vice-président  pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

Ousmane Diagana Vice president Banque Mondiale

Du 29 mai au 02 juin, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a effectué une visite de travail au Niger dans le cadre d’une tournée au Sahel. Au terme de cette visite qui a été intense en activité,  M. Ousmane Diagana qui était accompagné par une importante délégation, a  animé une conférence de presse, mercredi 02 juin au Centre international des conférences Mahatma Ghandi de Niamey. L’occasion pour dresser le bilan de la visite ainsi que celui des projets financés par la Banque mondiale au Niger et les perspectives de la coopération entre le Niger et l’institution de Bretton Woods.

Face à la presse, le vice-président de la Banque Mondiale était accompagné par la Directrice des opérations de l’institution au Niger, Mme Soukayna Kane, la représentante résidente  pays,  Mme. Joëlle Dehasse  et le Directeur régional Afrique de l’Ouest et du centre de la Société financière internationale (IFC) de la Banque Mondiale M. Aliou Maiga. En introduction, M. Ousmane Diagana, a tiré un bilan satisfaisant de sa visite au Niger qu’il connait très bien pour avoir été auparavant Représentant résident de la même institution financière internationale. Il a en ce sens fait remarquer que sa visite intervient au moment opportun puisqu’elle intervient au moment où un nouveau gouvernement prend fonction avec un nouveau programme de développement économique et social. En tant que partenaire du Niger, a indiqué M. Diagana,  la Banque Mondiale va veiller à ce que ses interventions sur le terrain s’alignent avec les priorités stratégiques du pays. Le vice-président a d’ailleurs préciser  qu’il ressort des différents échanges qu’il a eus avec les autorités nigériennes, une « convergence extrêmement importante » sur plusieurs points  entre les activités que mènent la Banque Mondiale au Niger depuis quelques années et ce qu’elle envisage de faire au niveau de la région de l’Afrique de l’Ouest dans le cadre du nouveau plan  stratégique  de l’institution pour la zone et qui sera mis en œuvre dans les prochaines années.

Défis et Priorités

S’agissant des priorités, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a indiqué que pour l’essentiel, il y en a quatre  (4) qui constituent des défis communs pour la sous-région. Il s’agit notamment des reformes structurelles pour renforcer la gouvernance et les institutions ; la nécessité de soutenir les investissements afin que ces reformes permettent à ce que les cadres des politiques publiques définis par les Etats soient bien élaborés et exécutés,  et surtout que ces investissements soient productifs et créateurs d’emplois pour la population en générale et pour les jeunes et les femmes par particulier ; le renforcement du  capital humain et , enfin, l’importance d’avoir un système résilient  afin de permettre aux pays de la sous-région de  faire face aux chocs y compris les chocs exogènes qui sont extrêmement fréquents au Niger compte tenu de sa position géographique.

Abordant la coopération entre la Banque mondiale et le Niger, le Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a indiqué que le portefeuille au Niger en termes de volume est l’un des portefeuilles le plus important que la Banque Mondiale dispose par pays, avec une enveloppe qui atteint aujourd’hui près de 3 milliards de dollars soit un peu plus de 1600 milliards de francs CFA. « Ce portefeuille représente aujourd’hui 50% de tous les engagements que la Banque Mondiale a eu au Niger depuis 1964 quant elle a  financé le premier projet au Niger », a indiqué M. Diagana avant d’ajouter que depuis lors, « la banque à mis un peu plus de 6 milliards de dollars au Niger ».

Le vice-président a salué les « progrès importants » qui ont été réalisés par le Niger malgré la persistance des défis.  « C’est en perspective autour de ces défis que la Banque Mondiale va travailler avec le Niger pour renforcer le partenariat et faire en sorte que ce partenariat puisse avoir un impact plus visible pour aider le Niger à faire davantage de progrès sur le chemin de la prospérité partagée et de la réduction de la pauvreté », a déclaré M. Diagana.

Conference Presse Ousmane Diagana Vice president Banque Mondiale

Covid-19, Autonomisation des femmes et Barrage de Khandaji

Lors des échanges avec la presse, plusieurs sujets ont été abordés  notamment la pandémie de Covid -19, l’autonomisation des jeunes filles et femmes ainsi que le projet du Barrage de Kandadji. S’agissant de l’évaluation de l’impact de la pandémie de la Covid-19 au Niger, M. Ousmane Diagana  a fait remarquer que « si le  nombre, en terme  des personnes qui ont été infectées et  décédées,  est relativement faible, son impact sur l’économie  a été très fort, et pour cela  le gouvernement du Niger a préparé un plan de riposte qu’il a mis en œuvre avec célérité  et la banque a apporté des appuis très rapidement  à sa mise en œuvre ». Sur ce point, la directrice des opérations de la banque mondiale, Mme Soukeyna Kane, a appuyé le vice-président, en soulignant que la Banque s’est « tout de  suite mise aux côtés du Niger dans la lutte contre la pandémie autour de 3 axes, à savoir  sauver  des vies ; sauver des moyens de subsistance et préserver un avenir plus résilient ».  En ce sens, Mme  Soukeyna Kane a indiqué qu’en dehors du Projet santé qui a permis d’aider le gouvernement à  acquérir des moyens d’équipement et à renforcer son système de santé actuel, la Banque a financé un projet de 35 millions de dollars pour aider le gouvernement dans le cadre  de l’initiative COVAX. Pour le second axe  de l’intervention de la Banque mondiale appelé  « sauver les moyens de subsistance », la directrice des opérations  a d’abord rappelé  que  « la pandémie a eu des impacts significatifs sur la pauvreté et la croissance économique au Niger et dans les autres pays du Sahel ». En conséquence,  « la Banque mondiale a mis en place des projets de protection sociale adaptative pour permettre à ces populations, qui sont déjà vulnérables avant la pandémie, de faire face à ce nouveau choc », a poursuivi Mme. Soukeyna Kane. Enfin, s’agissant de l’axe «  préserver un avenir plus résilient », elle a indiqué que le principal enjeu, « c’est de ne pas perdre de vue, que quelque soit l’urgence, c'est de  continuer à aider  le gouvernement à avoir une  transformation  de son économie ».

Les interventions de la Banque Mondiale en matière d’autonomisation des femmes au Niger ont aussi été au centre des échanges. Selon le vice- président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, « dans tous les programmes mis en œuvre par la Banque Mondiale, il y a un  volet de renforcement de l’autonomisation des femmes  et aussi  des programmes spécifiques dédiés aux  femmes ». La représentante résidente de la Banque Mondiale au Niger, Mme Joëlle Dehasse,  a donné plus de détails sur ce sujet en citant quelques interventions majeures qui ont bénéficié d’importants investissements de la part de la banque mondiale au Niger,  notamment le Projet autonomisation de la femme et dividende démographique, un projet multidimensionnel qui touche plusieurs aspects de la jeune fille et de la femme; et le projet « Lire » qui vient d’être lancé et qui va permettre de promouvoir davantage la scolarisation de la jeune fille.

Le Projet phare du barrage de Kandadji  a été un des sujets qui a été largement abordé au cours de la conférence de presse. « Pour la Banque mondiale, c’est un programme, à la fois, de développement local et également un programme de contribution au développement économique national du Niger. La Banque mondiale a été  au début du programme du projet  Kandadji  à travers les études, et reste au cœur de sa mise en œuvre à travers le financement qu’elle apporte à cet effet », a indiqué M. Ousmane Diagana, qui a cité quelques opportunités qui en résulteront, notamment,  la génération de l’électricité, la  maitrise de l’eau, l’amélioration de la productivité des agriculteurs, la création des emplois, l’autonomisation des femmes.

Selon M. Diagana, « les travaux avancent bien, malgré qu’ils ont été retardés à cause notamment de l’impact de l’insécurité et de la pandémie de la COVID-19 ». S’agissant du financement intégral  du programme qui  a été estimé à ce jour à quelques 1 milliards 500 millions de dollars, il a  indiqué que la Banque mondiale apporte près  de 500 millions de dollars.

Ousmane Diagana Vice president Banque Mondiale BIS

« Nous allons renforcer notre présence au Niger pour veiller à une supervision régulière des activités qui sont exécutées par le gouvernement du Niger et continuer, en partenariat avec les autres partenaires qui contribuent au barrage de Kandadji sous la responsabilité du gouvernement, à faire en sorte que les travaux puissent être complétés dans les délais tel que définis par le gouvernement lui-même », M. Ousmane Diagana, Vice président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre .

Prenant la parole à son tour, le Directeur Régional de l’IFC, M. Aliou Maiga, a annoncé que la Banque mondiale va associer le secteur privé dans l’opération et la gestion du barrage qui va permettre aussi de créer 45 000 hectares de périmètres irrigués.

Il convient de noter qu’au cours de sa visite, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a visité plusieurs projets financés par la Banque mondiale au Niger et s’est entretenu avec les plus hautes autorités du Niger. Plusieurs conventions de partenariat et de financement ont également été signées entre la Banque et ses institutions et le gouvernement du Niger, ce qui va permettre d’intensifier davantage la coopération déjà fructueuse entre les deux parties au bénéfice des populations.

A.K.M (actuniger.com)

 



Commentaires  

+4 #1 Mallam 03-06-2021 15:30
Le Barrage de Kandadji et ses milliers d'hectares de perimetre irrigues sont la priorite des priorites au Niger que issoufou a sacrifie pour se vanter d'avoir organise une conference de l'UA a 450 milliards cfa. Honte a toi issoufou, ennemi du Niger et de son peuple.
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+4 #2 HARAKOY 03-06-2021 17:22
La Banque mondiale va davantage aligner ses interventions sur les priorités du Niger ?
TO! CA COMMENCE! ILS VONT NOUS ETOUFFER AVEC DU CREDIT QUI SI ON NE FAIT PAS ATTENTION SERA ENCORE DETOURNE A D AUTRES FINS!
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+5 #3 Boutali ko sacou 03-06-2021 22:17
Ado et macky bien que les panafricains ne les aiment pas.
Ils ne sont pas désordonnés comme Issoufou, il faut faut voir les chantiers battus autoroutes chemins de fer agriculture, mais au Niger que de délinquants badauds intellectuels boutali ko saccou.
Ils vont prendre 500millions de dollars walaye en 1 ans y’aura rien dans les caisses de l’état.
Un délinquant n’a ni dignité ni honte comment des gens peuvent voler et se promène tranquille au Niger et surtout faire le malin dans des grosses cylindrées.
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+2 #4 Omar 04-06-2021 13:45
Les priorités des nigériens ne sont pas les mêmes que les priorités des dirigeants du Niger.
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0 #5 Nigerien 09-09-2021 11:05
:oops: Vous pouvez regarder ce documentaire de 25 min sur youtube '''Assassin financier'' ; vous comprenez que la Banque mondiale est la pour détruire nos pays. Tous les pays responsables fuit les prés Banque Mondiale. Ils vous accordes des prés qui vont vous mettre 20 ans en arrière. Ils profitent le plus souvent de la faiblesse des pays pour les gruger d’avantage. C'est vraiment malheureux si seulement nos autorités peuvent refuser ces prés :zzz .
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