jeudi 18 août 2022

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Guinée : l’opposition annonce des morts et des blessés lors de la manifestation contre la modification de la constitution

Guinee conakry 14 10 2019

Photo D'illustration

A l’appel du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), un front constitué de l’opposition politique et des associations de la société civile, des manifestations ont dégénéré, ce lundi 14 octobre, dans plusieurs villes de la Guinée. La manifestation avait été interdite par les autorités, officiellement pour défaut de déclaration préalable, mais ce lundi, des milliers de manifestants ont envahi les principales localités du pays pour protester contre la modification constitutionnelle en cours, et qui pourrait ouvrir la voie à un 3e mandat pour le président Alpha Condé.

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En prélude à cette journée sous haute tension, un important dispositif sécuritaire a été déployé dès les premières heures de la journée dans les principales du pays, notamment Conakry, la capitale du pays. Des villes qui ont été pratiquement paralysées du fait de la peur qui s’est installée au sein de la population, sur des risques de troubles durant cette journée de manifestations. Les commerces, entreprises et même certaines administrations sont restés pratiquement fermés, et la circulation dans les centres-villes, a été réduite au strict minimum. Les premières échauffourées ont éclaté un peu partout, dès les premières heures de la journée, lorsque des manifestants ont voulu braver l’interdiction des autorités. Dans plusieurs communes de la capitale, mais aussi dans plusieurs grandes villes du pays, des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces de police et de  gendarmerie ainsi que des soldats de la garde présidentielle. Les manifestants ont aussi brûlé des pneus dans différents points stratégiques des villes, et des édifices publics ont été même saccagés dans d’autres endroits.

L’opposition annonce plusieurs morts et des blessés par balles

Dans l’après-midi, la tension était toujours à son comble. Les forces de sécurité tentaient encore de contenir et de disperser les manifestants en faisant usage des canons à eau, du gaz lacrymogène mais aussi en tirant à balles réelles comme l’attestent, les images de plusieurs blessés admis dans les différents centres de soin du pays. Des images largement relayées par les opposants sur les réseaux sociaux, et qui donnent une idée sur l’ampleur des heurts.

L’opposition a annoncé avoir enregistré au moins 4 morts, à Conakry et à Mamou, ainsi qu’une vingtaine de blessés par balles, rien que dans la capitale. Dans les autres localités, des blessés ont aussi été enregistrés lors des heurts avec les forces de sécurité. Cependant, le gouvernement n’a encore publié aucun communiqué officiel sur le bilan de cette journée mouvementée, alors que le FNDC avait appelé à une « manifestation  pacifique ».

A un an de la fin du second mandat du président Condé, la Guinée renoue donc avec les tensions électorales auxquelles le pays est habitué depuis des décennies. Samedi 12 octobre pourtant, le chef d'état-major général des forces armées guinéenne, le général Namory Traoré, a indiqué que les militaires seraient « consignés dans leur casernes à partir de ce 14 octobre ».  Il a également « invité  la police et la gendarmerie à agir avec professionnalisme dans le strict respect des lois de la république ». Un appel qui est resté vain au regard de la tournure qu’ont pris les évènements, ce lundi 14 octobre. Il convient de noter d’ailleurs que depuis le weekend, et en prélude à la manifestation, plusieurs acteurs de la société civile membres du FNDC, ont été interpellés et placés en garde à vue. Malgré les consignes des autorités, l’opposition à une modification constitutionnelle a maintenu son appel à manifester et projette déjà d’autres manifestations du même genre.

Guinee conakry 14 10 2019 BIS

Guinee conakry 14 10 2019 BIS3

Ikali (actuniger.com)



Commentaires  

-2 #1 MOUGAMOU ALIO 14-10-2019 23:39
C EST UN AMI DE ISSOUFOU LUI A CHOISI L AFFRONTEMENT FACIAL QUANT NOTRE CLOWN A CHOISI LA DIVERSION AVEC SON COMMANDITE SOUNNA OU DOUNNA
EN FAIT PU EST L AUTRE ECLOPE DE LA CENI DES DERNIERES ELECTIONS
CE PAYS EST REGIS PAR DES VOYOUS
PEUT ETRE QUE BAZOUM AYANT BU L EAU DU MOUNIO SERA DIGNE
MAIS DAN DAN DAJI EST LA TRISTE PARENTHESE DU NIGER CA SUFFIT
PELE QUITTE TON FOOT VIENT AU PALAIS
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0 #2 Telfiz 15-10-2019 06:20
"Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin, elle se casse"
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0 #3 Zoom 15-10-2019 18:34
Certains hommes d Afrique malgré leur diplôme de haut niveau académique ne sont loin d'un élève de CI en voulant juste protéger leurs intérêts, ils oublient leur peuple.
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