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8 mars 2019 : la Journée internationale des droits des femmes a-t-elle encore un sens ?

Virginie Martin politologue

A la veille du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Virginie Martin, politiste et sociologue, enseignante-chercheuse à KEDGE,Présidente du Think Thank Different et spécialiste des questions Egalité hommes-femmes, fait un état des lieux de la situation des femmes en 2019.

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« Partout dans le monde, les femmes subissent des violences terribles : prostitution, mutilations corporelles avec notamment l’excision, privation de libertés ici ou là. Elles peuvent être victimes de violences sexuelles, elles sont utilisées comme objets de soumission lors des combats et des guerres, elles peuvent connaître le viol, c’est le cas de 13% des femmes en France, elles meurent également sous les coups de leur conjoint, en France 150 par an », déclare Virginie Martin. « Les femmes sont victimes de harcèlement, de sexisme, et l’affaire #Metoo l’a prouvée, elles ont à se démener professionnellement avec des salaires encore inférieurs à ceux des hommes, avec des tâches domestiques encore peu partagées, avec une difficulté à réussir dans des milieux neutres ».  

Pour appuyer ses propos, l’experte prend l’exemple de la nouvelle milliardaire Kelly Jennner : « cette femme évolue dans le monde de l’esthétique, de la beauté, un univers très « girly ». Ce qui montre qu’il est encore difficile pour les femmes de sortir de ce pré carré dans lequel elles sont acceptées car ce champ est celui de l’esthétique, de la sexualisation, de l’émotion, de la séduction, du bien-être, voire du « care ». Quand l’univers est très stéréotypé, les femmes parviennent peu ou prou à se faire une place. »

 En revanche en ce qui concerne les autres domaines, Virginie Martin commente : « il n’est pas rare de voir encore des photos 100% masculines lors de Conseil d’Administration, dans la garde rapprochée de certains hauts politiques, lors de signatures en haut lieu… ». 

 Et Virginie Martin de conclure : « Le tableau est encore sombre car on continue à réduire les femmes à leur spécificité de femme. En bref, la vision des femmes est encore trop sexualisée, biologisée. Donc la journée internationale des droits des femmes est importante, mais aujourd’hui de nombreuses personnes viennent intervenir le 8 mars sans avoir jamais plongé le moindre regard dans ce domaine, dans cette littérature, dans ces situations complexes… Durant cette journée, de très gros contresens sont proférés et peuvent aussi être contre productifs… Alors, oui, il faut parler et éduquer mais le 8 mars est juste une occasion. Il faut savoir la saisir, et impulser le débat sur toute l’année ». 

 Virginie Martin, enseignante-chercheuse à KEDGE



Commentaires  

-1 #1 bali 08-03-2019 11:32
Bonjour,
Dommage pour les musulmanes, car si c'est cette virginie martin, (ignorante de votre culture islamique), qui doit vous tracer et vous mettre sur le chemin de leur liberté, regardez l'exemple de Kelly Jennner qu'elle vous donne comme étant une réussite !
La liberté occidentale, est une liberté animale, elle vous déroute de la voie de la religion, donc de Dieu. Ces femmes sont nées chrétiennes, mais même leur propre religion, elles l'ont abandonnée au profit de leur soit disant liberté qui leur permet de marcher nu de coucher avec n'importe quel homme et n'importe où, de boire l'alcool. Attention, pire que le Sida, que Ebola, que le Palu, que les guerres civiles, cette liberté est la plus grave pandémie du 21ième siècle, elle enlève à l'être humain toute sa conscience, pour le transformer en animal féroce. Jamais l'humanité n'a encouru d'aussi grave menace qu'avec cette nouvelle liberté. Ces dites femmes sont dangereuses surtout qu'elles pu-pillent partout où il y'a la religion.
IL FAUT LES COMBATTRE ET LES DETRUIRE PARTOUT DANS LA VIE !
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-1 #2 Combattante 09-03-2019 03:16
Bali mon frere, tu sembles vivre au 16eme siecle!
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