ONU Femmes et le HCR renforcent leur partenariat pour protéger, autonomiser et soutenir les femmes et filles déplacées ainsi que les communautés hôtes au Niger
Dans une salle de réunion chargée de sens à l’ONU Femmes, un engagement majeur a été formalisé ce jeudi après-midi. Alors que le Niger vit la campagne des 16 Jours d’actions patriotiques contre les violences faites aux femmes et aux filles, l’ONU Femmes et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) ont signé un Protocole d’Accord visant à renforcer la protection, l’autonomisation et l’égalité de genre des femmes et filles déplacées ainsi que des communautés hôtes, marquant une nouvelle étape dans la coopération entre les deux agences.
Un acte solennel, mais profondément tourné vers l’action, qui intervient dans un contexte où les femmes et les filles demeurent en première ligne des crises sécuritaires et humanitaires qui traversent le pays.
L’accord, qui s’inscrit dans les priorités nationales et les cadres internationaux tels que le Pacte mondial sur les réfugiés, l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité, ainsi que le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (2023-2027), vise à renforcer l'autonomisation, la protection et la participation des femmes et des filles affectées par les déplacements forcés — mais également celles issues des communautés hôtes.
Une urgence humanitaire chiffrée, concrète, alarmante
Au Niger, plus de 938 000 personnes vivent aujourd’hui en situation de déplacement forcé. Plus de la moitié sont des femmes et des filles.
Et parmi elles, une sur quatre est exposée à des risques accrus de violences basées sur le genre : violences sexuelles, agressions physiques, exploitation, mariage précoce, déni de ressources et d’opportunités.
Des chiffres qui rappellent, avec une clarté brute, l’ampleur des défis à relever.
« À un moment où les ressources humanitaires diminuent, ces chiffres illustrent la nécessité de renforcer la coordination entre les acteurs humanitaires et du développement », a souligné Fafa Olivier Attidzah, Représentant du HCR au Niger. « Unir nos forces avec ONU Femmes renforce notre capacité collective à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles réfugiées, déplacées et hôtes, à promouvoir le leadership féminin et à offrir des solutions durables ».
« Ce n’est pas seulement un protocole que nous signons. C’est une promesse. »
Dans son intervention, le Représentant du HCR a rappelé avec émotion la portée profondément humaine de cette signature : « Ce protocole, c’est une promesse : une promesse d’action, d’unité et d’espoir pour des milliers de femmes, de filles et de familles.
54 % des personnes déplacées sont des femmes et des filles, et plus de 107 000 d’entre elles sont exposées à des risques de violence basée sur le genre. Ce ne sont pas des statistiques. Ce sont des vies, des trajectoires, des rêves. »
Il a souligné la nécessité d’agir ensemble, de manière coordonnée, à un moment où les ressources se réduisent alors que les besoins ne cessent de croître.
ONU Femmes : « Chaque crise peut devenir une opportunité de transformation »
Pour Maïmouna Seyni Yaye, Représentante par intérim d’ONU Femmes, cet accord symbolise la continuité d’une collaboration structurée depuis plusieurs années, mais aussi un engagement résolument tourné vers l’avenir.
« Lorsque l’action humanitaire et le développement placent les femmes et les filles au centre, chaque crise devient une opportunité de transformation ».
Elle a rappelé que l’Accord s’inscrit dans les priorités nationales, mais aussi dans une vision globale fondée sur l’Agenda 2063, les Objectifs de développement durable et l’approche Nexus Humanitaire-Développement-Paix.
Elle a rendu hommage au travail des équipes des deux agences, « dont la compétence et la synergie ont été déterminantes », et salué la complémentarité des mandats de l’ONU Femmes et du HCR au service des populations vulnérables.
L’appui affirmé des autorités nationales
Le Secrétaire Général du Ministère de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Amadou Adamou Garba, a rappelé que cette collaboration s’inscrit pleinement dans les orientations du gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, le Général Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine.
« Cet Accord constitue une avancée majeure dans le renforcement des mécanismes de protection, d’autonomisation et de participation active des femmes et des filles touchées par les déplacements forcés. Nous accompagnerons sa mise en œuvre avec détermination, afin de garantir des résultats concrets, durables et inclusifs. »
Une signature qui ouvre des perspectives nouvelles
Au-delà du protocole formel, la journée a été marquée par une atmosphère de convergence et de volonté partagée. Le geste posé dans la salle de réunion d’ONU Femmes dépasse les frontières institutionnelles : il engage deux agences vers un objectif commun, celui de transformer le quotidien de milliers de femmes et de filles, souvent prises dans la tourmente des crises, mais porteuses d’une résilience et d’un potentiel immenses.
En conjuguant leurs expertises et leurs mandats, ONU Femmes et le HCR renforcent la cohérence des actions humanitaires, de développement et de paix, conformément aux engagements du Système des Nations Unies et aux priorités du Niger.
Un partenariat pensé pour durer, mais surtout pour changer des vies — dès maintenant.




Commentaires
Quand TOTO A DIT lit et partage
Au Niger, une partie du stock d’uranium convoité par la Russie a quitté la mine d’Arlit
Selon plusieurs sources étatiques françaises,
Et TOTO A DIT dit, HÉ
ALORS???
un accord aurait été conclu pour l’acquisition de 1 000 tonnes de concentré d’uranium entre la junte nigérienne et le géant du nucléaire russe Rosatom ..
TOTO A DIT redit , le Niger assumant sa souveraineté est libre de vendre ses ressources à qui il veut...
Et quand TOTO A DIT entend cette junte miauler :
La possible vente de 1 000 tonnes d’uranium du Niger à la Russie inquiète Paris, n'est ce pas son problème?
A suivre
TOTO A DIT persiste à dire si cet accord inquiète la France, c'est son affaire et son problème, le Niger fait du BUSINESS, comme il se doit et la FRANCE N'EST PAS LE NOMBRIL DU MONDE .
Pour le partage:
Le jour se levait à peine, jeudi 27 novembre, quand une vingtaine de camions chargés de fûts de yellow cake (du concentré d’uranium) ont quitté la mine d’Arlit, dans le nord du Niger. Ils ont pris la direction d’Agadez, à plus de 230 kilomètres vers le sud, sous bonne escorte de l’armée nigérienne.
Cette cargaison est issue du stock de 1 400 tonnes d’uranium, d’une valeur marchande estimée à environ 250 millions d’euros, que se disputent les autorités nigériennes et le groupe nucléaire français Orano, ancien exploitant de la mine d’Arlit qui a été contraint d’y cesser ses activités depuis la prise par les Militaires souverainistes à leur tête le Général Abdourahamane Tiani, en juillet 2023.
A suivre
Début novembre, différentes sources étatiques françaises avaient affirmé au Monde qu’un accord avait récemment été conclu pour l’acquisition de 1 000 tonnes de ce yellow cake à
170 millions de dollars (quelque 147 millions d’euros) entre l’Etat du Niger et le géant du nucléaire russe Rosatom – transaction démentie par les deux parties concernées.
Le plan, s’inquiètent ces mêmes sources françaises, est d’exporter la marchandise par la route jusqu’au port de Lomé, au Togo, pour ensuite l’acheminer par bateau en Russie.