Insécurité : une trentaine de civils encore massacrés à Yatakala-Bosiye, dans le Goroual (Tillabéri)

Au moins trente et un (31) civils ont été lâchement et froidement assassinés, dimanche 18 janvier, dans le village de Yatakala-Bosiye, dans la commune du Goroual (département de Téra). Selon des témoins locaux, l’attaque terroriste a également fait cinq (05) blessés. Les individus armés, présumés terroristes, ont aussi emporté du bétail. Ce nouveau massacre de civils vient s’ajouter à une longue série de tragédies du même genre dans cette zone de la région de Tillabéri, à la frontière avec le Mali et le Burkina Faso, où les Forces de défense et de sécurité (FDS) continuent d’intensifier leurs interventions militaires, comme en témoignent les succès de la nouvelle opération militaire « Borkono » (piment, en langue locale), qui a permis tout récemment de neutraliser des dizaines de terroristes ainsi que de démanteler plusieurs bases appartenant à ces groupes armés terroristes (GAT), notamment le JNIM et l’EIS (ex-EIGS).
Tillabéri est encore endeuillée par un nouveau massacre de civils. Dimanche dernier, des individus armés ont fait irruption dans le village de Yatakala-Bosiye, dans le Goroual, où ils ont réuni les habitants trouvés sur place avant de les exécuter sommairement. Selon des témoins locaux, les assaillants ont également emporté une importante quantité de bétail avant de disparaître dans la nature. L’attaque s’est aussi soldée par au moins cinq (05) blessés, dont quatre cas graves.
Comme en pareille circonstance, les témoignages des habitants locaux, relayés par des ressortissants de la zone, rapportent les circonstances dramatiques de cette nouvelle tragédie, avec des femmes et des enfants parmi les victimes. Une véritable barbarie qui s’accompagne aussi d’une véritable psychose au sein des populations, puisqu’il a fallu plusieurs heures pour aller récupérer certains corps, de peur de provoquer des représailles des présumés terroristes qui continuent de rôder dans les environs, même après leur forfait.
Dans un communiqué au lendemain de cette nouvelle tragédie, la structure des scolaires de la commune du Goroual a tenu à présenter ses condoléances aux familles des victimes et à l’ensemble de la communauté, qui continue de subir les exactions des groupes armés terroristes (GAT) sévissant dans cette zone des trois frontières, notamment le JNIM (affilié à Al-Qaïda) et l’État islamique au Sahel (EIS, ex-EIGS).
Massacres de civils en série dans la région de Tillabéri
L’attaque n’a pas été revendiquée pour le moment et vient s’ajouter aux massacres en série enregistrés ces derniers mois dans la même région, située dans l’épicentre des violences terroristes au Sahel central. Avant Yatakala-Bosiye, il y a eu en 2025 plusieurs autres tragédies du même genre, notamment à Fambita, Ezzak, Dani Fari, Manda ou Takoubatt. À chaque fois, les assaillants armés s’en prennent aux paisibles populations, prises entre le marteau et l’enclume, et obligées de fuir ces zones pour échapper aux exactions des GAT, parfois dans l’indifférence totale, comme l’a mis en relief un rapport publié fin 2025 par l’ONG internationale de protection des droits humains Human Rights Watch (HRW). L’organisation a appelé les autorités à agir afin de stopper ce cycle de violences qui amplifie les conséquences désastreuses d’une situation humanitaire déjà critique dans la région. « Le gouvernement devrait prendre des mesures d’urgence pour empêcher de nouvelles atrocités, enquêter sur les graves violations commises par l’EIS et d’autres groupes armés, et traduire en justice les responsables dans le respect des normes internationales en matière de procès équitable », avait alerté à l’époque, dans le rapport, Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch, pour qui également « les autorités nigériennes devraient faire davantage pour protéger les personnes qui vivent dans la région de Tillabéri ».
Intensification des opérations militaires des FDS
Ce nouveau massacre de civils intervient alors que les FDS nigériennes continuent d’intensifier leurs opérations dans la zone, notamment dans le cadre de la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (FU-AES). Des opérations qui enregistrent des succès, comme en témoignent le dernier bilan établi par les Forces armées nigériennes (FAN) à la suite de l’opération militaire de grande envergure « Borkono » (piment en langue locale) dans la région de Tillabéri, ayant permis de neutraliser plus d’une cinquantaine d’éléments armés, selon un bulletin officiel de l’armée. Menée du 4 au 11 janvier 2026, l’intervention a également abouti à la récupération de plusieurs centaines de têtes de bétail précédemment volées aux populations locales. Les autorités militaires indiquent que cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de sécurisation et de protection des personnes et de leurs biens dans la zone.
A.Y.B (actuniger.com)




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Sabre National Tahoua 2025 : Tillabéri remporte le concours de « kirari ».
J'invite le studio kalangou à rencontrer le chefs du village.
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