jeudi 9 février 2023

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L’Union européenne partenaire du Niger face aux effets du changement climatique : accroître la résilience des communautés et des écosystèmes. Soutenir la transition vers une économie verte.

 

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Cet article est publié par l’Union européenne au Niger à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur la Biodiversité COP15 qui se tient à Montréal du 7 au 19 décembre. 

 

 

 

  

Plusieurs programmes et initiatives de l’Union européenne concourent à atténuer les effets des changements climatiques sur les populations nigériennes et sur la riche biodiversité qu’abrite le Niger. Soutenir les communautés tout en préservant l’environnement et les ressources naturelles, cela passe aussi par des actions pour une bonne gouvernance locale, la restauration des terres, la réalisation de périmètres irrigués, la création de chaînes de valeur vertes, ou encore la mise à disposition d’énergies renouvelables.

1. Ensemble pour préserver la biodiversité

Le programme régional de l’Union européenne PAPBio pour la « Gestion durable de la Biodiversité et des aires protégées en Afrique de l’Ouest » soutient les activités de conservation et de développement dans et autour de la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin-Toumma (RNNTT). La RNNTT est la plus grande aire protégée terrestre d’Afrique et constitue un patrimoine naturel et culturel sahélo-saharien unique.

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© crédit photo : ONG Noé

L’Union européenne soutient aussi le Parc W, un des derniers refuges de la grande faune d’Afrique de l’Ouest, qui à lui seul renferme plus de 80% de la biodiversité du Niger. Cette aire est soutenue à la fois par le programme régional PAPBio et le Fonds Fiduciaire d’Urgence dans le cadre du projet Résilience Pastorale Ouest Niger. Ce projet contribue non seulement à la préservation et la conservation de la biodiversité, mais également à la sécurisation du parc et au déploiement et la formation de Rangers (lutte anti-braconnage, brigade fluviale, …)

crédit_photo_ONG_Wild_Africa_Conservation.jpg© crédit photo : ONG Wild Africa Conservation

Une autre composante du projet Résilience Pastorale Ouest Niger vise à restaurer 2900 hectares d’aires de pâturages dégradées dans les régions de Tillabéri, de Dosso et de Tahoua, améliorant ainsi la quantité de biomasse disponible, tout en créant des emplois et en améliorant les conditions de vie de milliers de bénéficiaires. Le projet travaille avec la start-up nigérienne Drone Africa Service, en vue de monitorer les superficies restaurées et la quantité de biomasse générée, favorisant ainsi le développement de l’entreprenariat et le partenariat public-privé.

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A cela s’ajoute le financement de l’Allemagne à travers la Fondation des Savanes Ouest-Africaines, dont l’objectif est la conservation de la biodiversité dans les réserves de biosphère, les parcs nationaux et leurs zones adjacentes. La capitalisation du fonds FSOA vise à fournir les ressources nécessaires en vue d’assurer une gestion et conservation à long-terme effective ainsi que l’écodéveloppement dans le Complexe transfrontalier WAP, qui est composé des parcs nationaux de la Pendjari et du W au Bénin, des Parcs Nationaux d’Arly et du W au Burkina Faso et au Niger.

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La coopération italienne accompagne également depuis les années ’80 diverses interventions visant à encourager la diffusion de concepts et de pratiques durables dans les activités économiques agro-pastorales et dans la gestion des terres et des ressources. Le programme D.E.S.E.R.T, mis en œuvre par l’AICS et financé par le Fonds Fiduciaire de l’Union Européenne pour l’Afrique, intervient dans les régions d’Agadez et de Tahoua à travers une action structurée réalisée par quatre ONG italiennes (Cospe, COOPI, CISP et Terre Solidali).

Le projet ZARESE mis en œuvre par le CNEDD dans la région de Tahoua et Dosso vise quant à lui à accroître durablement la production agro-sylvo-pastorale et à promouvoir un développement durable et soucieux de la protection des zones à risque environnemental et social élevé du Niger.


Nouvelle_image_4.jpgLe projet ANADIA co-financé par l’Italie est un projet de formation/recherche mis en œuvre avec la Direction de la Météorologie Nationale dans les régions de Tillabéry et Dosso. A travers la participation des communautés locales, ce projet permet de mieux comprendre les risques climatiques et impacts sur les systèmes de production agricole, avec un accent particulier sur les inondations soudaines et les sécheresses.

 

 

 L’Union européenne et la coopération espagnole à travers l’AICS contribuent avec l’initiative DeSIRA au renforcement des capacités des acteurs de la recherche à travers son projet « Innovations pour l’intensification durable de systèmes agricoles irrigués résilients face au changement climatique au Niger ». Ce projet cherche à développer et mettre en place des agrosystèmes irrigués plus productifs à l’échelle des ménages et des petites exploitations dans les régions de Tahoua, Maradi et Tillabéry.

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L’Espagne finance aussi le projet PARIIS pour la durabilité des investissements dans le secteur de l’agriculture irriguée à travers la prise en compte des différentes formes de maîtrise de l’eau pour l’agriculture. Ce projet contribue dès lors à la réalisation des objectifs clé de l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (2iS) : une agriculture irriguée en expansion, productive, durable, rentable, créatrice d’emplois et assurant la sécurité alimentaire au Sahel.

Les deux projets suivants sont cofinancés par l’EU et le Gouvernement fédéral allemand:

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Le projet RBT-WAP|GIC-WAP dont objectif est de promouvoir des chaînes de valeur vertes (miel, produits forestiers non-ligneux, feuilles, fruits) et qui recèlent une plus-value importante. L’accent est mis sur la formation des femmes et des jeunes.

Le projet Frexus à Dosso, conçu pour améliorer la sécurité et la résilience au changement climatique dans les contextes fragiles, à travers une approche Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire.

D’autres projets à citer sur cette zone : PEPISAO visant la coopération transfrontalière afin de développer une capacité régionale durable de gestion des enjeux liés au développement et Mekrou 2 visant à soutenir une croissance économique verte et la réduction de la pauvreté sur le territoire nigérien se trouvant dans le bassin de la rivière Mékrou et sa zone d’influence.
A travers son initiative NaturAfrica, l’Union européenne soutiendra également dès 2023 les activités de développement et de conservation dans et autour de la Réserve de Biosphère de Gadabedji (RBG).

La mission de terrain de l’Ambassadeur de l’Union européenne Salvador PINTO DA FRANÇA

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en novembre dernier fut l’occasion de visiter l’emblématique réserve de Gadabedji et d’assister à la translocation de 4 girafes. A cette occasion, l’Ambassadeur a mis en lumière tant l’engagement de l’UE que les efforts des autorités nigériennes pour la protection de la faune et de la biodiversité. La RBG constitue un exemple de réussite en matière de cohabitation pacifique entre faune sauvage et faune domestique, mais aussi entre pasteurs et conservateurs.

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Au-delà des activités de terrain, l’Union européenne en partenariat avec le Secrétariat de l’Organisation Afrique Caraïbes Pacifique, s’engage dans le cadre du programme CLIMSA intra-ACP à renforcer les capacités organisationnelles et institutionnelles du Centre Régional Agrhymet en vue de sa désignation comme Centre Climatique Régional pour l’Afrique de l’Ouest par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM).

2. Des pas vers une énergie verte – Conférence CIES à Niamey

Le saviez-vous ? Le taux de couverture en électricité pour l’ensemble du Niger est de 15% et de moins d’1 % en milieu rural. En matière d’énergies renouvelables, le pays est doté de ressources solaires importantes mais aucune centrale solaire n’est installée à ce jour.

A travers ses projets, l’Union européenne entend contribuer à garantir l’approvisionnement en énergie de manière fiable et au moindre coût dans tout le pays, ceci pour soutenir la croissance économique et sociale du Niger dans le respect de l’environnement.

L’Union européenne cofinance ainsi la construction de deux centrales électriques. Les travaux pour une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 30 MWc sont actuellement en cours à Gorou Banda.

A sa mise en service, en mai 2023, la centrale fournira l’électricité propre à 18.000 nouveaux branchements (ménages et entreprises) dans les régions de Niamey et Tillabéry. Les partenaires de mise en œuvre de ce projet sont l’AFD, le Ministère de l’Energie et la NIGELEC.

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Une centrale hybride est également en construction à Agadez, d’une capacité de 25 MWc et 10 MWh de stockage. Elle remplacera une centrale à charbon qui fournit actuellement l’électricité aux habitants de la ville d’Agadez. Dès sa mise en service courant 2023, cette centrale contribuera significativement à la réduction des gaz à effet de serre dans la région. Le projet est mis en œuvre par la NIGELEC via l’Unité de Gestion des Projets AFD.

Notons que le Niger a annoncé l’organisation du 9 au 11 mai 2023 à Niamey de la Conférence Internationale sur l’Energie Solaire au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi, sur le thème « Energie solaire, inclusion énergétique et développement ». L’Union européenne a accueilli très favorablement cette initiative et la soutiendra afin qu’elle puisse représenter un succès pour le Niger et une réelle avancée pour l’innovation dans le domaine.

3. Agir pour l’environnement tout en renforçant la sécurité alimentaire

Au Niger, l’Initiative Grande Muraille Verte Sahélo-Sahélienne vise, à l’horizon 2035, le développement des communautés locales à travers une approche novatrice et inclusive consistant à mettre en synergie les actions de lutte contre la désertification, de conservation de la biodiversité, de lutte contre les changements climatiques et d’appui aux systèmes de production agro-sylvo-pastorale. La finalité étant de reverdir le Niger et de contribuer à une sécurité alimentaire durable des populations et du cheptel.

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L’Union européenne formule actuellement trois actions d’envergure qui s’inscrivent directement dans l’initiative panafricaine de la Grande Muraille Verte. Il s’agira, à travers ses programmes, de restaurer plus de 60.000 ha de terres dégradées, de contribuer au reboisement d’essences forestières à vocations multiples, d’appuyer le développement de plusieurs chaines de valeur (moringa, marula, apiculture, arachide et niébé), de réaliser et réhabiliter des périmètres irrigués, et de soutenir la gouvernance locale à travers le renforcement des acteurs locaux (autorités et communautés).

image0fg15.jpgDans le cadre de son Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso, le Luxembourg promeut la technique de la régénération naturelle assistée (RNA) en vue de préserver l’environnement et de restaurer les parcs agroforestiers de la zone agricole nigérienne. Le principe de la RNA consiste à identifier, protéger et entretenir les jeunes arbres qui ont poussé naturellement dans les champs. Au total, 910 jeunes agriculteurs ont été formés à cette technique de régénération naturelle.

Afin d’ appuyer des entreprises et ONG à travers des incubateurs à la création d’emplois verts, lAmbassade de France au Niger a lancé un fonds de soutien aux projets innovants « emplois verts » dans le cadre de la Grande Muraille Verte, pilotés par l’I3N. Aussi, dans le cadre du fonds PISCCA (projets innovant de la société civile et des coalitions d’acteurs) portant sur l’autonomisation économique et la promotion des droits des femmes, l’Ambassade de France au Niger contribue à l’intégration des enjeux de genre dans la résilience face au changement climatique. Ainsi, 5 projets sont financés afin d’inclure les femmes à la riposte et adaptation face au changement climatique, à l’instar du projet PERENIA mené par l’ONG Empow’her et financé par l’AFD appuyant les groupements maraichers de femmes pour l’adoption de techniques agro écologiques.

4. Une détermination indispensable pour protéger la planète: Pacte Vert, COP27 et COP15

L’Union européenne et ses Etats Membres, mobilisés dans une approche Team Europe, s’investissent pour inverser la tendance des effets des changements climatiques déjà visibles.

A travers l’initiative BIOFIN, la Belgique soutient le Niger dans l'élaboration et mise en œuvre d'un plan national de financement pour la biodiversité, qui permettra au Niger de mobiliser davantage de ressources en faveur de la biodiversité, en tenant compte des conclusions de la COP15. Ce soutien est complémentaire au programme belge sur le climat au Sahel. Enfin, la Belgique finance les travaux du facilitateur CDN (Contributions Déterminées au niveau National), qui conseille le Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification sur la mise en œuvre des engagements de l'Accord de Paris sur le climat. »

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Avec l’avènement de son Pacte Vert, l’Union européenne s’emploie à redoubler d’efforts en vue de lutter contre les variabilités et le changement climatique. A cet effet, elle s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030, et à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Au Sommet sur le Climat COP27 en Egypte, l’Union européenne a réitéré ses engagements, et s’est même dite prête à rehausser ses ambitions climatiques. Elle continue de veiller à ce que l’accord de Paris demeure le cadre multilatéral indispensable à la lutte contre le changement climatique afin de limiter à moins de 2°C le réchauffement global.

La même énergie et la même motivation se retrouvent dans la position de l’Union européenne sur la protection de la biodiversité et de notre planète dans son ensemble. Dans le cadre de son Pacte Vert, la Commission européenne a adopté lastratégie de l'UE en faveur de la biodiversité, qui vise à favoriser le rétablissement de la biodiversité en Europe d'ici à 2030.

A la COP15, pour arrêter et inverser efficacement la perte de biodiversité, l’Union européenne négociera des objectifs et des cibles mesurables, notamment: protéger au moins 30 % des terres et des océans d'ici 2030 et restaurer 3 milliards d'hectares de terres et d'océans.

« La biodiversité est une priorité commune et une condition indispensable à la vie sur terre. Nous avons doublé notre financement extérieur en faveur de la biodiversité, qui représente un investissement de 7 milliards d'euros dans la protection de la biodiversité dans le monde entier, en particulier pour les pays les plus vulnérables. Nous sommes prêts à poursuivre notre dialogue avec nos partenaires. »

Jutta Urpilainen, Commissaire européenne aux Partenariats Internationaux.

https://www.facebook.com/UENiger
https://twitter.com/dueniger
https://www.eeas.europa.eu/delegations/niger

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