lundi 5 décembre 2022

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Migration au Sahel: l'OIM Niger présente les résultats de son enquête sur la gestion des frontières dans le contexte de la Covid-19

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L'hôtel Bravia de Niamey a servi de cadre, mardi 15 février 2021, à un atelier de présentation des résultats de l'enquête sur la gestion des frontières dans la région du Sahel dans le contexte de la Covid-19. L'étude qui a été réalisée par l'OIM Niger avec le soutien financier de l'Agence Japonaise de Coopération internationale vise à explorer les points d'entrée pour renforcer la paix et la stabilité de la région du Sahel dans le domaine de la gestion des frontières et identifier les interventions efficaces pour créer la confiance entre les communautés et les autorités nationales engagées dans la gestion des frontières en tenant compte des nouveaux défis engendrés par la pandémie de la Covid-19 sur les migrations.

 

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C'est un fait, la pandémie du Covid-19 qui est à l'origine de l'une des plus grandes crises sanitaires que le monde moderne ait connues, a considérablement bouleversé l'économie mondiale ainsi que la mobilité des personnes. Les mesures prises par les Etats notamment les restrictions de voyages et fermetures des frontières ont affecté les schémas de mobilité, de commerce ainsi que les régimes d'immigration et de gestion des frontières. Dans  les pays du Sahel, ces nouveaux défis engendrés par la pandémie sont venus se greffer aux enjeux sécuritaires, ce qui a eu comme conséquence d'amplifier l'importance du soutien aux autorités nationales dans la mise en place de mesures permettant de gerer correctement le mouvement des personnes aux frontières.

C'est dans ce cadre et dans la droite ligne de sa mission de promouvoir une migration humaine et ordonnée dans l'intérêt de tous, que l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a ancré son approche en matière de préparation et de réponse aux épidémies et futures menaces pour la sureté et la sécurité dans le cadre de gestion de la santé, des frontières et de la mobilité (HBMM). Ce cadre associe la compréhension de la mobilité des populations à la surveillance des maladies et fournit une plateforme pour développer des interventions spécifiques, en mettant l'accent sur le renforcement des systèmes de santé le long des corridors de mobilité. Et conformément à cette stratégie de l'OIM, les activités de l'Unité de gestion de l'immigration et des frontières (IBM) de l'OIM Niger soutiennent le développement de la gestion humanitaire et frontières, de gestion du commerce, d'engagement communautaire et de lutte contre la traite et la criminalité transfrontalière et le déploiement du Système d'information et d'analyse des données sur la migration (MIDAS) dans toute la sous-région ainsi que le renforcement des capacités techniques et matérielles.

Ainsi, grâce au soutien financier de l'Agence Japonaise de Coopération internationale (JICA), l'OIM Niger, en coordination avec le bureau régional de l'OIM pour l'Afrique de l'Ouest et Centrale (WCA) a lancé, il y a quelques mois, une étude dans les pays du G5 Sahel et le Sénégal. L'objectif principal de cette étude qui a concernée plusieurs régions du Niger, est d'explorer les points d'entrée pour renforcer la paix et la stabilité de la région du Sahel dans le domaine de la gestion des frontières et d'identifier, par la même occasion, les interventions efficaces pour créer la confiance entre les communautés et les autorités nationales engagées dans la gestion des frontières dans le contexte de la Covid-19.

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Comprendre les défis et les besoins pour décider et agir efficacement

Ce sont les résultats de cette étude qui ont été présentés au cours de l'atelier qui a réuni, mardi 15 novembre 2022 à Niamey, les autorités sanitaires et de sécurité aux frontières nigérienne et nigériane ainsi qu'aux représentants des communautés frontalières. Les travaux ont été ouverts en présence du Secrétaire Général adjoint du Ministère de la Santé publique, de la Population et de l'Action Sociale, du Représentant de l'OIM  et de la JICA au Niger, des Gouverneurs, Préfets, responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que des élus locaux et représentants des ONGs et communautés des régions de Dosso, Maradi, Tahoua et Zinder.

Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Représentant de l’OIM Niger a rappelé que la pandémie de la Covid-19 a provoqué des bouleversements économiques et sociaux dévastateurs dans le monde entier avec,  «des dizaines de millions de personnes qui risquent de tomber dans l’extrême pauvreté, les chaînes d’approvisionnement internationales ont été perturbées, des grandes et petites entreprises, le secteur privé est mis à mal, l’accès aux biens et aux aliments est devenu limité et la mobilité a été restreinte pour des millions de personnes». Selon M. Guchu Kioy, face à ces menaces diverses, "les gouvernements ont mis les forces de sécurité intérieure et les forces de défense en première ligne de la riposte en leur confiant un rôle dans la réponse à la pandémie, en particulier lorsqu’elles travaillent le long des frontières".

Le Représentant de l'OIM au Niger a souligné que cette étude d' envergure régionale lancée par l'Unité de gestion des frontières de l'OIM Niger en septembre 2021 et qui a été conduite dans les pays du G5 Sahel et le Sénégal, avait pour objectif de mieux comprendre comment la pandémie à COVID-19 a impacté la gestion et la sécurité des frontières dans la région. Pour M. Peter Guchu Kioy, cet atelier de présentation des conclusions de l’étude est ainsi donc, une occasion de faire part aux participants du contenu de l’étude. «Les conclusions et recommandations de cette étude régionale faciliteront le développement d’approches répondant aux défis le long de la frontière, aideront à répondre aux besoins à court et à long terme, et permettront de développer des approches bien adaptées aux dynamiques, besoins et cadres juridiques locaux et régionaux», a souligné Peter Guchu Kioy.

Le Représentant résident de la JICA au Niger a quant à lui, tenu à  remercier les autorités administratives pour avoir facilité et rendu possible la collecte des données. «Les réflexions et les échanges qui sortiront de cet atelier seraient utiles pour tous les acteurs et partenaires qui sont engagés dans la gestion des frontières et le soutien à la paix et la stabilité des pays du Sahel», a déclaré M. Obata Eihiko qui a saisi l'occasion pour rappeler l'excellence des relations bilatérales entre le Niger et le Japon mais aussi réitéré l'engagement de l'empire impériale à promouvoir la coopération au développement avec les pays africains.

Adapter la gestion des frontières dans le contexte de la Covid-19

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En procédant à l'ouverture officielle des travaux de l'atelier, le Secrétaire général adjoint du Ministère de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales, a mis l'accent sur le fait que les aspects géographiques, socio-économiques et les facilités de mouvements de la population font de tout pays, une région en proie à l’éclosion des maladies à potentiel épidémique. Selon Dr Sabo Adamou, la surveillance transfrontalière est une disposition qui permettra de limiter le risque de propagation, la morbidité et la létalité lié aux problèmes de santé publique dans le monde. «Pour garantir un meilleur état de santé de leurs populations et limiter la propagation transfrontalière des maladies à potentiel épidémique, les pays doivent mettre en place un mécanisme efficace de surveillance transfrontalière», a déclaré le SGA du ministère de la Santé pour qui, par ailleurs, c’est dans le souci d’améliorer la compréhension des enjeux de gestion des frontières régionales communes et d’identifier des interventions efficaces pour renforcer les capacités des agents de police et autres responsables de la gestion des frontières, que l’OIM a mis en œuvre un projet en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. «L’objectif général de ce projet est de soutenir et adapter la gestion des frontières, dans la région du Sahel au contexte de la COVID-19», a aussi mis en exergue Dr Sabo Adamou qui a saisi l'occasion pour réitérer la gratitude des plus hautes autorités ainsi que des populations bénéficiaires aux partenaires du Niger dans son élan de développement malgré la multiplication des défis notamment l'OIM et la JICA dont il a salué l'initiative.

Peu après la cérémonie officielle d'ouverture, les travaux de l'atelier se sont poursuivis avec des présentations en plénière qui ont notamment porté sur le Global Strategic Preparedness and Response Plan de l'OMS, la réponse Covid-Niger de la Direction de Surveillance de la riposte des Epidemies du ministère de la Santé publique ainsi que du Projet et des résultats de l'enquête sur la gestion des frontières dans la région du Sahel dans le contexte de la Covid-19 respectivement par le Représentant et le consultant de l'OIM Niger.

Les participants ont ensuite tenu des groupes de travail régionaux sur la compilation des besoins, des lacunes, des meilleures pratiques à intégrer dans le rapports et mener des réflexions et échanges en plénière ayant permis de résumer et de presenter les conclusions de chaque groupe. L'atelier a été clôturé par des discussions en plénière qui ont permis d'enrichir le rapport pour que les objectifs visés par le Projet soient atteints avec toutes les garanties nécessaires.

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Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)

 

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Commentaires  

0 #1 TOTO A DIT 17-02-2022 00:04
:o 8) :-* Quand TOTO A DIT entend cette ineptie de gestion de frontières, de quelle frontières parle t on la même... Il n'y a pas de frontières entre les peuples africains , l'Afrique reste une et l'Africain est libre d'aller du Maroc à Jonnasburbg , de la Gambie à l'Éthiopie....

Pourquoi jouer ce jeu du blanc en ' balkanisant l'Afrique en micro structures avec des frontières artificiellement créées et inventées ....

Comment quand il est cas de l'Afrique , l'on parle de morcellement... de division d'espace
Mais dans ld cas d'espèce des blancs ,l'on parle de regroupement, d'intégration d'ensemble...?

Comment dans l'espace dit Shengen , le ressortissant d'un pays peur sillonner toute l'Europe sans casse tête alors qu'au niveau Africain , l'on parle de contrôle de migration.. quand l'Africain décide de voyager ou quitter du Sud au Nord , de l'Ouest à l'Est , de quoi se mêle le banc en quoi cela le concerne ...
Vous, autres, embêtez trop les Africains avec OIM ..' IOM ...MOI..

N'importe quel blanc qui pense a quelque chose , c'est en Afrique , il va venir faire l'expérimentation.

Quand Mansa Moussa partait à la Mecque avec sa caravane en sillonnant L'Afrique d'Est à l'Ouest , est ce que quelqu'un l'a embêté ou lui a demandé des papiers ?
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-1 #2 Laram 17-02-2022 07:48
Les maillons de ce machin des Nations Unies.
Les africains acceptent du n'importe quoi. Avec l'argent à jeter par la fenêtre, ce système des Nations Unies initient du désordre en Afrique. Quelles frontières et qu'elle COVID. Y en a marre!
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