dimanche 14 août 2022

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Insécurité-Humanitaire : fermeture du camp des réfugiés d’Intikane, l’un des plus grands du Niger situé à la frontière malienne

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Les autorités nigériennes ont annoncé cette semaine, la fermeture immédiate et irrévocable du camp des réfugiés d’Intikane, dans le département de Tillia, région de Tahoua, à quelques kilomètres de la frontière malienne. Officiellement, c’est pour des raisons d’insécurité et selon les autorités, les populations résidentes, qui sont pour l’essentiel constituées de réfugiés maliens et de déplacés internes, seront relocalisées sur un autre site à Akadani, à cheval entre les régions de Tahoua, Maradi et Agadez.

 

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La décision a été annoncée le mercredi 16 juin dernier lors d’une réunion de concertation à Tahoua qui a été présidée par le Secrétaire général du ministère de l'Intérieur et qui s'est déroulée en présence du Secrétaire général et de l’adjoint du gouvernorat de Tahoua, du Représentant du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR), du Représentant du Ministère de l'action humanitaire et de la gestion des catastrophes, des partenaires techniques et humanitaires de la région ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité (FDS).

« Le gouvernement a décidé de fermer le camp des réfugiés d'Intikane, dans le département de Tillia », a annoncé le secrétaire général du ministère de l’Intérieur qui a ajouté que « les raisons évoquées sont liées à l'insécurité qui prévaut dans cette partie et qui est due à la présence de ce camp des réfugiés ».

Les réfugiés relocalisés à Akadani

« La fermeture est irrévocable et maintenant, il s'agit d'explorer d'autres possibilités sans tabous. En dehors de la fermeture, tout est sur la table, qu’il s’agisse du sort des activités en cours et du choix du nouveau site », a-t-il indiqué dans des propos rapportés par l’ANP. « Maintenant le camp des réfugiés est relocalisé à Akadani qui est une zone qui se situe entre les régions de Tahoua, Agadez et Maradi. Toutes les activités au niveau de ce camp des réfugiés sont suspendues », a ajouté la même source.

Le camp d’Intikane est le plus grand camp de réfugiés au Niger avec plus de 20.000 personnes, des réfugiés maliens et des déplacés internes, qui sont installées dans cette zone d’accueil des réfugiés (ZAR) et qui ont fui les violences engendrées par les multiples terroristes enregistrées ces dernières années dans cette zone frontalière du Mali. Les autorités soupçonnent le site de servir de refuge aux terroristes et d’abriter des trafiquants de tout genre. « L'Etat ne peut plus laisser les gens mener des activités d'économie criminelle », a justifié le représentant du gouvernement.

A.Y.B (actuniger.com)

 



Commentaires  

+8 #1 Fondalou 18-06-2021 15:32
Décision responsable.
Même à Diffa, il faut revoir leur cas. C'est misérable de voir des populations transformées en d'éternels assistés. L'homme doit vivre de ses propres activités et non d'une assistance sans fin. Un problème doit avoir une solution sinon ce n'est pas un problème. Avec les humanitaires, un problème est maintenu indéfiniment. Depuis 2005, la malnutrition n'a fait que prendre de l'ampleur comme maintenue à dessein pour des intérêts humanitaires inavoués. L'Etat doit prendre ses responsabilités pour mettre fin à des situations d'assistance éternelle au détriments des populations sinistrées. Avec de l'humanitaire, le développement n'est qu'un mirage. ça fait plus de 20 ans ils interviennent dans la zone de Goma au Congo. Une sorte de mafia. Allez-y voir les milliers de milliards qu'ils vont vous dire avoir dépensés sans visibilité. A Diffa ça perdure aussi. Déjà bientôt 7 ans. Comme la nature a horreur du vide, les humanitaires profitent par l'absence de l'Etat sur le terrain. Trop c'est trop.
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+1 #2 Solo 18-06-2021 17:57
Citation en provenance du commentaire précédent de Fondalou :
Décision responsable.
Même à Diffa, il faut revoir leur cas. C'est misérable de voir des populations transformées en d'éternels assistés. L'homme doit vivre de ses propres activités et non d'une assistance sans fin. Un problème doit avoir une solution sinon ce n'est pas un problème. Avec les humanitaires, un problème est maintenu indéfiniment. Depuis 2005, la malnutrition n'a fait que prendre de l'ampleur comme maintenue à dessein pour des intérêts humanitaires inavoués. L'Etat doit prendre ses responsabilités pour mettre fin à des situations d'assistance éternelle au détriments des populations sinistrées. Avec de l'humanitaire, le développement n'est qu'un mirage. ça fait plus de 20 ans ils interviennent dans la zone de Goma au Congo. Une sorte de mafia. Allez-y voir les milliers de milliards qu'ils vont vous dire avoir dépensés sans visibilité. A Diffa ça perdure aussi. Déjà bientôt 7 ans. Comme la nature a horreur du vide, les humanitaires profitent par l'absence de l'Etat sur le terrain. Trop c'est trop.

Superbe analyse.
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