samedi 26 novembre 2022

3530 lecteurs en ligne -

fraren

Burkina Faso: seulement deux anciens chefs d'Etat à la rencontre initiée par le Président de la Transition

Damiba Jean Baptiste Ouédraogo et Blaise Compaore

La rencontre entre le Président de la transition burkinabé, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba et les anciens chefs d'Etat du pays s'est déroulée ce vendredi 08 juin 2022. Seuls deux anciens chefs d'Etat, Jean-Baptiste Ouédraogo et Blaise Compaoré ont pris part à la rencontre, les autres n'ont pas pu assister pour diverses raisons comme l'a expliqué l'ancien Président Roch Kaboré lors d'une conférence de presse à sa résidence.

 

 

Zeyna_transfert_argent_bis.jpg

Dans sa déclaration à l'issue de la rencontre qui s'est tenue au Palais présidentiel de Kosyam, le Président de la Transition a expliqué que "pour des raisons de santé, le Président Michel Kafando n'a pas pu participer. De même, le Président Yacouba Isaac Zida n'a pas pu faire le déplacement pour des raisons administratives". le Lt-colonel Damiba a aussi informé que l'ancien Président Roch Kaboré a été "physiquement empêcher par des individus de participer à la rencontre". Il est vrai que depuis la matinée, les partisans de l'ancien chef de l'Etat se sont mobilisés à la devanture de son domicile pour l'empêcher de participer à cette rencontre qu'ils qualifient de "rencontre de la honte".

C'est donc avec seulement Blaise Compaoré, arrivé la veille d'Abidjan,  et Jean-Baptiste Ouédraogo que  le Président de la Transition a tenu sa rencontre qui selon lui  avait pour but de trouver des solutions à la crise sécuritaire qui "menace les fondements même de notre pays".  La rencontre avec les anciens chefs de l’État vise "à décupler nos chances de succès pour la lutte contre l’insécurité", a-t-il ajouté devant la presse convoqué pour la circonstance. « L’initiative de la rencontre avec leurs excellences les anciens Chefs d’Etat poursuit un et unique objectif qui est la recherche de la cohésion sociale au regard de la situation difficile que traverse notre patrie », a déclaré le Président du Faso qui a ajouté, par la même occasion que "cette rencontre au sommet a porté sur la recherche d'une paix durable pour notre pays. Nous avons, à l'occasion formuler à l'endroit de nos prédécesseurs aux plus hautes fonctions de l'État, nos profonds vœux de les voir se mettre de la mêlée pour mieux incarner les idéaux de l'ensemble de la nation".

« En plus des efforts qui sont fournis par les forces engagées et l’ensemble de la population contre le terrorisme, il nous est paru opportun d’examiner avec nos prédécesseurs, les meilleures conditions qui pourront créer et forger une solide cohésion entre Burkinabè ». Lt-colonel Paul-Henri Damiba, Président de la Transition.

Le Président de la Transition a aussi indiqué que le processus de la réconciliation n’est pas fait pour consacrer l’impunité mais dans l’intérêt supérieur de la nation. "Aux Burkinabè qui se sont exprimés en défaveur de notre démarche, nous leur disons que le processus n'est pas fait pour consacrer l'impunité, mais pour contribuer à la recherche de solutions pour un Burkina Faso de paix et de cohésion. Nous les appelons à mettre l'intérêt supérieur de la nation au-dessus de toutes considérations politiques ou partisanes", a-t-il conclu.

Il a enfin annoncé que des dispositions seront d’ores et déjà prises pour poursuivre en bilatéral les concertations avec les anciens Chefs d’Etat qui n’ont pas pu participer à cette rencontre.

Une initiative louable selon Roch Kaboré

Le Président de la Transition a de nouveau tendu la main à l'ancien chef de l'Etat Roch Kaboré qui n'a pas pu assister à la rencontre. Dans une déclaration à la presse, l'ancien président renversé le 24 janvier dernier par un coup d'Etat mené par le Lt-colonel Damiba, a confirmé qu'il a été empêché de participer à la rencontre par les militants de son parti et ses partisans dont il a dit d'ailleurs comprendre les motivations.

"L'initiative est louable à la base puisqu'il s'agit d'interpeller les anciens chefs d'Etat. Mais la question qui s'est posée a été également le fait de questions judiciaires. face à la polémique sur la condamnation de Blaise Compaoré, je me suis retrouvé dans une situation ou devant ma porte, des gens se sont mobilisés pour me demander de ne pas y aller. C'est pour cela que je n'ai pas participé à la rencontre de ce matin". Roch Kaboré.

Sur la rencontre des anciens chefs d'Etat initié par le Président de la Transition, Roch Kaboré a déclaré qu'il a trouvé l'initiative "à la base, louable" et qu'en tant que Chef d’Etat, il se sent interpellé.  « En tant qu’ancien Chef d’Etat, je suis soucieux de la situation du pays et je suis engagé à apporter ma contribution tant que je le peux à aider à ce que le pays puisse sortir de l’ensemble de ses difficultés », a-t-il ajouté lors de la conférence de presse qu'il a tenue à son domicile.

A noter que cette rencontre a engendré une vive polémique dans le pays du fait de la présence de l'ancien président Blaise Compaoré, condamné à la prison à vie dans l'affaire de l'assassinat de Sankara, et qui vivait en exil depuis 2014 et la chute de son régime à Abidjan.

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Communiqué final de la Rencontre des anciens présidents du Faso avec le Président Paul-Henri Sandaogo DAMIBA (Ouagadougou, le 08 juillet 2022)

A l’invitation du président du Faso, des anciens présidents du Faso se sont réunis dans l’urgence ce jour, 8 juillet 2022, autour du président Paul-Henri Sandaogo DAMIBA compte tenu de la situation très difficile et délicate que connaît notre pays.

Vous le savez déjà, cette rencontre a eu pour unique objet une concertation sur le péril commun qui nous menace jusqu’à notre existence. Même en tant que Nation, en tant qu’Etat.

Devant les affres sécuritaires que nous vivons aujourd’hui, tous s’interrogent ou reconnaissent le niveau d’échec de notre projet républicain, voire en tant que Nation ébranlée par l’insécurité vécue par nos compatriotes avec les déplacés internes en grand nombre, la souffrance extrême, les stigmatisations et autres divisions multiples qui compromettent notre socle ancestral, précieux héritage de ceux qui nous ont devancés dans la constitution des bornes de ce pays, d’abord voltaïque et burkinabè depuis.

Quand la violence armée pousse près de deux millions de nos compatriotes à fuir de chez eux pour trouver refuge ailleurs dans le pays, quand les terroristes tuent, pillent impunément nos compatriotes et que les survivants dépendent encore aujourd’hui largement de l’assistance humanitaire, reconquérir les territoires occupés, restaurer l’autorité de l’Etat est l’urgence absolue.

Aucune région de notre pays n’est épargnée. Et nous avons appris récemment que plus de la moitié de notre territoire est hors contrôle : c’est effrayant, c’est dramatique !

Le péril commun est déjà là même si certains ne le perçoivent pas encore suffisamment ! Prenons donc garde !

Un pays, un Etat, c’est d’abord un territoire !

Dans ce contexte si tragique, lourd de drame et de douleurs multiples, la cohésion, l’unité nationale et l’union des cœurs au sein des différents groupes communautaires pour une cohabitation pacifique est une nécessité absolue : ce sont des facilitateurs qui prennent cette reconquête territoriale tant recherchée.

Et c’est au dépassement des clivages politiques, générationnels, ethniques, religieux et autres croyances traditionnelles que nous parviendrons à rebâtir ensemble les fondements du pays dans un sursaut patriotique.

Evidemment, tous les anciens présidents n’ont pu répondre aujourd’hui à l’appel du Président du Faso pour diverses raisons. Mais nous comprenons qu’avec les technologies de l’information, l’espoir demeure que ceux d’entre nous qui sont absents de la rencontre d’aujourd’hui apporteront de précieux conseils au Président du Faso.

Le Président du Faso et son gouvernement ne manqueront certainement pas de vous apporter les informations utiles sur nos échanges d’aujourd’hui.

Les anciens présidents

A.Y.B (actuniger.com)

 

.

Commentaires  

-1 #1 TOTO A DIT 08-07-2022 23:44
Quand Roch Kaboré s'adresse à ses compatriotes comme pour dire , il ne cautionne pas une rencontre de la honte et que TOTO A DIT partage , es tu obligé d'aller à la ligne ...

L’ex président Roch Kaboré s’adresse à la presse depuis son domicile ce vendredi 8 juillet 2022.

Burkina : « En tant qu’ancien chef d’État, je suis soucieux de la situation du pays », affirme Roch Kaboré

Selon l’ancien président du Faso, Roch Kaboré, l’initiative à la base est louable puisqu’il s’agit d’interpeller les anciens Chefs d’Etat. Mais la question qui s’est posée a été également le fait de questions judiciaires.


« Face à la polémique sur la condamnation de Blaise Compaoré, je me suis retrouvé sur une situation où devant la porte des gens se sont mobilisés pour me demander de ne pas y aller. C’est pour cela que je n’ai pas participé ce matin à la réunion », a-t-il affirmé.

« Nous nous sommes entretenus au fur et à mesure de l’évolution de la situation. Ce qui nous a posé comme difficultés, ce sont les questions judiciaires. Sinon en tant qu’ancien chef d’État, je suis soucieux de la situation du pays », a-t-il ajouté.
Citer | Signaler à l’administrateur
-2 #2 TOTO A DIT 08-07-2022 23:46
Et quand justement du retour du traite, lâche assassin Blaise au Faso .... quand à travers un communiqué, le Conseil Supérieur de la Magistrature déclare...... et que TOTO A DIT partage, pourquoi vas tu à la ligne .....

La poursuite de l’exécution du mandat d’arrêt décerné contre Blaise Compaoré relève de la justice militaire, précise le communiqué.
Tenant compte de l’actualité nationale et des débats liés à l’arrivée au Burkina Faso, sur initiative du Président de la Transition, de monsieur Blaise COMPAORE, ancien Chef d’Etat du Burkina Faso, pour des besoins allégués de concertation, le Conseil supérieur de la magistrature, après concertation, voudrait apporter les précisions suivantes:

LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ

1)- Le Conseil supérieur de la magistrature, au regard de ses attributions légales, n’a pas le pouvoir de suspendre le mandat d’arrêt émis contre monsieur Blaise COMPAORE à la faveur du procès lié à l’assassinat de feu Thomas SANKARA comme cela a été faussement prétendu par certains ;

2)- La poursuite de l’exécution du mandat d’arrêt décerné contre monsieur Blaise COMPAORE relève légalement des attributions de la justice militaire ;

3)- La loi met à la charge de l’exécutif le devoir d’apporter son concours pour l’exécution des décisions de justice et ne lui confère pas le pouvoir d’apprécier de l’opportunité de l’exécution desdites décisions.

Fait à Ouagadougou, le 08 juillet 2022
Citer | Signaler à l’administrateur
-1 #3 yen a marre 09-07-2022 09:52
ce damiba sera pire que salou djibo qui a plonge le niger et son peuple dans le chaos eternel.
Citer | Signaler à l’administrateur
+9 #4 Hermano 09-07-2022 09:55
La terreur du faso est redevenue tout petit. Tout n'est que vanite
Citer | Signaler à l’administrateur
+6 #5 Kalamsoja 09-07-2022 10:34
Au diable petit blaise.
Citer | Signaler à l’administrateur
-4 #6 webdubois 09-07-2022 18:47
[quote name="TOTO A DIT"]

FERME TA GUEULE S'IL EST LACHE IL NE VIENDRA JAMAIS AU FASO....IL A PRIS DES RISQUES....DEGAGES MR TOTO
Citer | Signaler à l’administrateur
+2 #7 Sani Saley 11-07-2022 10:45
Un coup d’état à la Salou Djibo. Rien de positive, juste pour exécuter les ordres de Paris et les intérêts de la France
Citer | Signaler à l’administrateur
0 #8 Blackmarket 13-07-2022 12:28
Un vrai plaisantin ce Damiba. Comme quoi il suffit de faire une fada d'anciens chefs d'etat et bimmm! la question de l'insécurité est reglée. :D
Citer | Signaler à l’administrateur

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

WEB TV

Forum Douane Entreprise du 27 au 28 Septembre à Niamey

Image

Site web d'informations générales sur l’actualité politique, économique, culturelle, sportive au Niger et dans le monde.

Tél: (+227) 89 99 99 28  / 92 55 54 12
Email: contact@actuniger.com