mercredi 10 août 2022

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Niger : 100 millions de dollars pour améliorer les services décentralisés et la gestion du secteur extractif sur fond de COVID-19 (communiqué de presse)

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Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de l’Association internationale de développement (IDA) composé d’un prêt et d’un don d’un montant global de 100 millions de dollars et destiné à renforcer les capacités des administrations locales et la gestion du secteur extractif au Niger.

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Le Projet de gouvernance du secteur extractif pour le développement local (GOLD) et de riposte COVID-19 renforcera et favorisera la mise en œuvre des politiques, lois et règlements sur la décentralisation et la gestion durable de l’exploitation minière. Il prévoit par ailleurs un soutien au mécanisme de coordination de la réponse à la pandémie de COVID-19 au niveau local. Plus précisément, il permettra d’accroître l’accès aux services de base qui ont été décentralisés, en particulier l’eau, l’enseignement primaire et les services de santé ; d’améliorer l’exécution du budget au niveau municipal ; d’augmenter et de renforcer la gestion des recettes issues des activités extractives qui sont transférées aux administrations locales ; d’accroître l’attrait du secteur minier pour les investissements du secteur privé ; d’améliorer la surveillance des activités minières et de soutenir la régularisation et le renforcement des capacités des mineurs artisanaux en matière de bonnes pratiques environnementales et sociales.

« Le projet GOLD vise à soutenir les réformes gouvernementales destinées à améliorer le déploiement et la décentralisation des ressources publiques en promouvant des accords transparents pour le partage des recettes tirées du secteur extractif, au profit de la population locale. Son objectif est aussi d’améliorer la gestion de ce secteur dans le but d’augmenter les recettes provenant de l’exploitation minière et d’atténuer ses répercussions environnementales et sociales négatives, explique Joëlle Dehasse, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Niger. La Banque se félicite de soutenir les interventions locales contre la pandémie de COVID-19 par le biais de ce projet, qui cherche à s’attaquer aux principaux facteurs de fragilité au Niger et à améliorer les perspectives en matière de réduction de la pauvreté et de prospérité partagée. »

Le projet s’attaquera à des défis de développement qui alimentent la fragilité et les risques de conflit au Niger et qui ont reçu le soutien du mécanisme d’atténuation des risques mis en place dans le cadre d’IDA-18. Parmi ces défis figure le manque de services sociaux de base et de présence de l’État dans certaines parties du pays où règne une grande insécurité. Les lacunes de la gouvernance dans le secteur extractif, en particulier dans le secteur minier, constituent également un problème et une source de tensions sociales et économiques. L'absence d’opportunités économiques pour les jeunes, les profondes inégalités entre hommes et femmes et les piètres résultats en matière d’éducation et de santé imputables au manque de services exacerbent ces difficultés et y contribuent. Depuis mars 2020, l’épidémie de COVID-19, qui entrave encore davantage la fourniture de services publics de base au niveau local, aggrave ces problèmes.

« Compte tenu du contexte sécuritaire instable aux frontières, ce projet permettra d’atténuer certains facteurs de fragilité présents dans le pays. Il s’attachera à favoriser la résilience grâce à l’amélioration de la prestation de services et le renforcement de la capacité des autorités locales à gérer les ressources et le développement local, notamment en associant les citoyens, à mobiliser les recettes issues du secteur extractif au profit de l’État et des autorités locales et à créer des emplois et des moyens de subsistance pour les communautés, en accordant une attention particulière aux femmes », souligne Abel Bove, spécialiste senior de la gouvernance à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet.

COVID-19 : l’action du Groupe de la Banque mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays à renforcer leur action contre la pandémie. Nous nous attachons à appuyer les interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Nous prévoyons d’apporter jusqu'à 160 milliards de dollars de financements sur une période de 15 mois, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie. Ce montant comprend 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et crédits hautement concessionnels fournis par l’IDA.

 



Commentaires  

+5 #1 Zoro 05-08-2020 10:58
Un pays qui passe son temps à prendre de dettes même pour le fonctionnement standard des ces institutions les plus basiques, comment peut -il espérer se développer?? les nigériens cotisent suffisamment (impôts, taxes, etc.) pour faire face à ces genre de problèmes standards mais seulement les cotisations financent des trains de vie surréalistes de quelques nigériens sans compter les surfacturations qui sont devenues monnaies courantes....
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+2 #2 Blackmarket 05-08-2020 12:15
Renforcer le train de vie de l'elite dey :-?
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+2 #3 Goje 05-08-2020 15:48
C'est vrai du n'importe quoi comment contracter un pret de 100 million de $ juste pour un renforcement de capacite des elus en plus pour un secteur qui ne profite pas aux populations. Cet argent sera juste utiliser pour payer les frais de seminaires dans les hotels, les coctails et les billet davions pour des sois disants experts qui n'apportent rien en reallite. Je ne pense pas si la banque Mondiale financera la modernisaition des universites nigeriennes. Les projets a lheure actuelle portant sur les renforcement des capacites de ne sont que des arnarques. Le Niger d'aujourdhui n'est pas celui de 1960. Il y a des milliers de jeunes tres qualifies dans le secteur extractif qui choment. Investissez dans cette jeunesse au lieu d'investir dans des elus qui ne savent meme pas la direction du vent. Le vrai probleme ce sont nos decideurs politiques ne savent pas prendre les bonnes decisions et qu'on tient a maintenir au pouvoir parce que ce sont des parents et amis.
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-2 #4 Felix 05-08-2020 15:56
Zoro Tu n'es pas intelligent même un tout petit peu, tous les pays développés sont les pays les plus endetté du monde. Tap sur Google les pays Les Plus endetté d'Afrique puis du monde tu verra. Vous êtes toujours la à critiquer seulement Sans aucune intelligence.
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+1 #5 Souk 06-08-2020 08:07
Felix alors renseignes toi également sur google ces pay développé travaille avec leurs dettes ne les détournent pas. merci
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0 #6 Curieux de Savoir 06-08-2020 09:21
Quelle partie est consacrée au prêt, et quelle autre partie au don?
Quelles sont ces structures qui bénéficieront réellement de ces fonds?
Le communiqué de la BM est plein d'abstraction. A qui profitera réellement cet argent?
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