lundi 5 décembre 2022

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Campagne contre les Violences basées sur le Genre (VBG) : l'ONG Search renforce les capacités des journalistes et les femmes leaders des régions de Niamey et de Tillabéri

atelier VBG Tillaberi

Du 29 novembre au 02 décembre 2021, Tillabéri a abrité un atelier de renforcement des capacités des journalistes et femmes leaders des régions de Niamey et de Tillabéri sur la lutte contre les Violences basées sur le Genre (VBG).  La session de formation qui s'inscrit dans le cadre de la campagne mondiale de 16 jours d'activisme contre les VBG, est une initiative de l'ONG internationale Search For Common Ground (SFCG) en collaboration avec l'ONG nigérienne Volontaire Pour le Développement au Sahel (VPD Sahel) dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet "ADALCI" pour l'accès aux droits humains, financé par l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID).

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Ils étaient une trentaine de participants, en majorité des femmes, à prendre part à cette session de formation et de renforcement des capacités des journalistes et des femmes leaders des régions de Niamey et de Tillabéri. L'atelier dont l'objectif  principal est de permettre une meilleure connaissance ainsi qu'une plus grande appréciation des concepts de base, des types de violences basées sur le genre, leurs causes et leurs conséquences ainsi que leurs rôles et responsabilités dans la lutte contre ces pratiques néfastes particulièrement en période de conflits.

L'atelier qui s'est tenu à la Maison de la Culture Tinguizi de Tillabéri a été ouvert par une cérémonie officielle qui a été rehaussée par la présence des représentants des autorités régionales et municipales de la Région du Fleuve, du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) et le Conseil régional de la Jeunesse, du chef de Canton de Sakoira qui représentait les leaders coutumiers et religieux ainsi que des responsables du Projet "ADALCI" de Search For Common Ground (SFCG) et de l'ONG Volontaire Pour le Développement au Sahel (VPD Sahel).

Plusieurs allocutions ont marqué l'ouverture de l'atelier notamment celle du Secrétaire général du Gouvernorat de la Région de Tillabéri qui a tenu, au nom des autorités, à saluer les organisateurs de cet atelier pour cette initiative louable qui cadre parfaitement avec l'engagement du gouvernement à promouvoir les droits de la femme et de la jeune fille ainsi qu'à mettre fin aux violences dont elles sont victimes, des violences qui sont aggravées en cas de conflits. Il a en ce sens rappelé les engagements nationaux, régionaux et internationaux auxquels l'Etat du Niger a souscrit ainsi que les efforts de l'Etat visant à lutter contre les VBG.

atelier VBG Tillaberi BIS

Les VBG, un véritable fléau au Niger

Dans son mot de bienvenue, le président de l’ONG Volontaires pour le Développement au Sahel (VPD Sahel), M. Kader Boureima Amadou, a rappelé que si "la violence faite aux femmes est  endémique et touche tous les pays du monde", elle est particulièrement inquiétante au Niger en raison de plusieurs facteurs et pesanteurs socioculturelles. «Elles sont battues, violées, mutilées, marginalisées, tel est le sort réservé encore aujourd’hui à des millions de femmes à travers le monde», a-t-il déploré, avant de souligner que ces violences sont commises non seulement à l’intérieur de la famille mais aussi de la communauté  et du groupe social. C'est pourquoi, il a estimé que ces violences qui se présentent sous plusieurs formes dont entres autres,  physiques, psychologiques ou encore économiques, doivent interpeller les hommes et les femmes des médias ainsi que les femmes leaders. C'est ce qui explique la tenue de cet atelier de formation qui selon M. Kader Boureima Amadou,  est destinée également à pousser les médias et les organisations de la societé civile notamment féminine à agir. Le choix particulier de la région de Tillaberi n'est quant à lui loin d'être fortuit au regard du contexte d’insécurité qui y prévaut, a expliqué le Président de VPD Sahel.

atelier VBG Tillaberi BIS1

Dans l'allocution d'ouverture qu'il a prononcée à cette occasion, le Représentant du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), M. Souleymane Anza, s'est félicité de cette initiative car, a-t-il indiqué, les VBG demeurent  l’une des violences les moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent. En ce sens, il a rappelé les résultats d'une étude réalisée par le ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant en 2021 sur l’ampleur et les déterminants des VBG et qui ont démontré que «la prévalence globale des VBG au cours de la vie est de 29,0%, soit respectivement 38,2% chez les femmes et 16,3% chez les hommes». C'est pourquoi, le Représentant du CSC a invité les participants à participer activement à la formation et à faire des échanges fructueux afin que les objectifs assignés par les organisateurs soient au rendez-vous. M. Souleymane Anza a émis le souhait qu'au sortir de cet atelier de  formation, les productions, les articles et émissions des journalistes et la sensibilisation des femmes leaders seront beaucoup axés sur la lutte contre les VBG dans un contexte d’insécurité. Il n'a pas manqué de lancer un appel aux partenaires à intensifier les formations de qualité afin que les journalistes et les femmes leaders spécialisées sur ces questions soient encouragés. Et de rassurer que le CSC, s’engage à accompagner l’ONG Volontaires pour la paix et le développement au Sahel sur toutes les questions d’intérêt national.

Dans une brève intervention, le Directeur adjoint du projet ADALCI de SFCG, M. Ouattara About Karmo,  a expliqué que le problème des violences faites aux femmes et aux filles ne peut pas être réglés en quelques jours de séminaire, aussi intensif et participatif soit-il. «Nous en sommes conscients et vous plus encore, c’est pour cela que nous avons conçu ce séminaire comme un engagement au long cours, à partir d’un réseau que nous souhaitons mettre. Composé de tous les participants à ce séminaire, ce réseau utilisera les compétences de communicante et de persuasion de chacune d’entre vous afin de lancer des alertes, publier des articles ou des opinions dans vos medias respectifs ou sur les réseaux sociaux pour sensibiliser l’opinion. Et puis nous vous proposons de nous retrouver dans un an environ autour du 25 novembre 2022 pour une sorte de bilan de cette action de sensibilisation originale et que nous espérons porteuses», a t-il adressé aux  journalistes et femmes leaders. M. Ouattara About Karmo a saisi l'occasion pour inviter les participants à les participants à ‹‹ jouer un rôle capital dans la sensibilisation non seulement des femmes, mais aussi de l’ensemble de la population, sur la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux jeunes filles, mais aussi sur la nécessaire promotion des femmes dans leur vie professionnelle ou durant leurs études ››.

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16 jours d'activisme contre les VBG

Les travaux du séminaire se sont par la suite poursuivis avec les sessions animés par des experts en la matière sur des thématiques diverses qui ont portées, sur le contexte des VGB et celui d'insécurité au Niger, les forces et impacts de la communication en matière de changement de comportent notamment dans la societé ainsi que le cadre juridique et les voies de recours liés aux VGB au Niger ou la médiation au Niger et ses acteurs. Les participants ont été également édifiés sur l'historique de la campagne mondiale des 16 jours d'activisme de lutte contre les VGB ainsi qu'un exposé sur la Résolution 1325 et connexes des Nations Unies.

L'atelier a été aussi structuré en séances de partages d'expériences avec des témoignages édifiants de certaines participantes sur leurs histoires personnelles ainsi que des contributions d'autres participants.

A l'issue des travaux, les participants ont fait par de leur satisfaction quant aux acquis de la formation et se sont engagés à inscrire leurs actions, notamment leurs productions, dans le sens de la lutte contre les VBG. Ils se sont créés en un réseau pour amplifier la communication sur la lutte et pour amplifier le plaidoyer, ils ont adopté un Plan d'action pour une plus grande audience des enjeux de la lutte contre les VGB au Niger.

Il convient enfin de noter que la campagne mondiale de 16 jours d'activisme  qui démarre chaque année le 25 novembre, qui coïncide avec la célébration de la Journée internationale de la lutte contre les violences aux jeunes filles, vise à mener des actions destinées à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles qui touchent une femme sur trois dans le monde. La couleur orange symbolise cette lutte pour un avenir radieux et empreint d’optimisme, un monde affranchi de toutes violences contre les femmes et les filles. C'est pourquoi, en collaboration avec l'ONG VDP au Sahel Search For Common Ground (SFCG) qui œuvre déjà dans la promotion de l'accès à la justice au Niger avec son projet "ADALCI" (équité en haussa), et qui est financé par l'USAID et ABA, s'est jointe à cette campagne mondiale qui est porteuse de plusieurs enjeux stratégiques au Niger tant sur le plan des droits de la femmes et des filles que sur celui du développement du pays.

 

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Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)

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