lundi 15 août 2022

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Santé Publique: point de presse du secrétaire général du ministère de la Santé Publique sur la situation de la lutte contre le cancer au Niger

Point de presse SG ministere sante BIS

Mesdames, Messieurs

Depuis quelques jours une polémique s'est instaurée à travers les médias et les réseaux sociaux sur la question de la prise en charge des cancers au Niger. Comme à l’accoutumée, le Ministère de la Santé Publique tient à jouer à la transparence et entend apporter un éclairage à l'opinion publique.

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De quoi s'agit-il ?

En effet, Mesdames, Messieurs, vous avez suivi avec attention beaucoup d'agissements provenant de certains individus mal éclairés autour de la décision prise par l'Hôpital National de Niamey concernant un agent à cause des manquements reprochés à ce dernier; Ce qu'il faut retenir, cet agent n'est lié administrativement à .aucune structure du Ministère de la Santé Publique, encore moins à l’hôpital National de Niamey. L'agent a pris une disponibilité depuis Novembre 2018 pour convenance personnelle, ce qui est son droit le plus absolu, mais elle a oublié de dire qu'elle a préféré aller travailler dans une ONG que de rester travailler à l'hôpital. Un mois plus tard après son départ en disponibilité, l'agent a introduit une demande d'autorisation d’opérer ses malades qu'elle aura dépistés dans son ONG. L'Hôpital étant une institution publique a accepté de lui-faire signer un contrat de prestations payantes.

Quoi de plus normal pour l'Hôpital de résilier un contrat devant le non-respect des textes, du serment et de l'éthique et de déontologie médicale. Ce qui est encore dommage, au lieu de renoncer à sa disponibilité et réintégrer la fonction publique pour le bien être des patients qu’elle prétend défendre, nous assistons manœuvres tendant à faire croire à l'opinion publique qu'elle est la seule oncologue et qu'elle est victime d'une injustice en parlant de sa révocation, de son limogeage par l'Hôpital National. Et certains individus cherchent à récupérer la situation pour propagande politique.

Nous ne devrions pas en être là, j'invite donc les uns et les autres à plus de retenu et aller dans le sens d’apporter un soulagement aux souffrances des patients au nom desquels nous avons prêté serment au lieu de nous verser dans la distillation des propos discourtois à ne plus en finir.

Mesdames, Messieurs, pour revenir à la lutte contre le cancer au Niger, nous sommes unanimes qu'il y a eu d'importantes avancées, à mettre à l'actif du gouvernement du Niger et de ses partenaires. Et dans la perspective de mieux organiser la prise en charge globale du cancer au Niger le Ministère de la santé publique a procédé à un regroupement des pôles de prise en charge du cancer. Ainsi, la chirurgie thérapie du cancer est assurée par les 4 hôpitaux nationaux et la Maternité Issaka Gazoby avec une bonne disponibilité des chirurgiens rompus à la tâche et tous opèrent le cancer de l'enfant comme de l'adulte, du cancer féminin comme du masculin. Ces chirurgiens sont repartis comme suit : Hôpital National Amirou Boubaca DialIo : 16 chirurgiens ; Maternité Issaka Gazoby 17 Gynéco Obstétriciens ; Hôpital National de Niamey : 27, Hôpital Général de Référence de Niamey : 9 et Hôpital National de Zinder : 7.

Sans compter que les chirurgiens des 8 Centres Hospitaliers Régionaux et les Gynécologues des 7 Centres de Santé Mère et Enfant opèrent aussi le cancer.

Pour dire que la prise en charge du cancer est globale, la chirurgie n'est qu'une composante couplée à la Radiothérapie, et à la Chimiothérapie.

C'est ainsi que toutes les activités de chimiothérapie ont été regroupées au Centre National de lutte Contre le Cancer qui va bientôt démarrer l'une des composantes essentielles à savoir la Radiothérapie. Le fait que cette radiothérapie ne soit pas encore disponible au Niger, oblige le gouvernement à évacuer les cas de cancers vers l'extérieur du pays. C'est pour dire aujourd'hui qu'en dehors de la Radiothérapie, la prise en charge du cancer est totalement assurée par des spécialistes nigériens. Et nous sommes aujourd'hui dans les dernières démarches de la mise en place des machines de Radiothérapie sans compter l'envoi de 6 médecins en formation en anatomie pathologie, de 8 médecins en oncologie médicale et des 4 médecins en radio oncologie.

Je voudrais donc dire que la situation du cancer au Niger a radicalement changé et de manière très significative durant ces 8 dernières année grâce à l'engagement de Son Excellence ELHADJ ISSOUFOU MAHAMADOU Président de la République Chef de l'Etat qui a fait de la santé de la population l'une de ses premières priorités en témoigne toutes les réalisations dont a bénéficier le secteur de la santé. C'est le lieu ici de rendre un hommage mérité au Président de la République Chef de l'Etat, à son gouvernement et à l'ensemble du personnel de santé pour le dévouement et l'efficacité avec lesquels ils assurent la prise en charge des malades en général et celle des malades souffrant de cancers en particulier.

Je remercie



Commentaires  

+5 #1 hum 24-10-2019 00:20
Je n'ai pas vu ActuNiger rapporter les les commentaires de la dame mais Actuniger rapporte le point de press du ministere de la sante sur le sujet.
En journalisme, il faut apporter les deux positions sinon il y'a une en partie prise. :zzz :zzz
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0 #2 SG en chirurgie oncologique? 24-10-2019 01:03
D'apres le syndicat des medecins specialistes:
Pour votre information, le Niger ne dispose que de deux chirurgiens détenteurs du Diplôme d’Etudes Spécialisées en chirurgie oncologique appelée chirurgie des cancers dont Dr Dillé.

Ou bien, le SG a fait une specialite en chirugie oncologique sinon c'est elle qui a raison en disant qu'ils sont deux au Niger dans son point de presse.
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0 #3 Mounkaila 24-10-2019 11:02
Citation en provenance du commentaire précédent de hum :
Je n'ai pas vu ActuNiger rapporter les les commentaires de la dame mais Actuniger rapporte le point de press du ministere de la sante sur le sujet.
En journalisme, il faut apporter les deux positions sinon il y'a une en partie prise. :zzz :zzz

Bonjour Hum,
On ne dit pas "partie prise" mais parti pris.
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0 #4 Karamoko 24-10-2019 20:10
"Je voudrais donc dire que la situation du cancer au Niger a radicalement changé et de manière très significative durant ces 8 dernières année grâce à l'engagement de Son Excellence ELHADJ ISSOUFOU MAHAMADOU Président de la République Chef de l'Etat qui a fait de la santé de la population l'une de ses premières priorités en témoigne toutes les réalisations dont a bénéficier le secteur de la santé. C'est le lieu ici de rendre un hommage mérité au Président de la République Chef de l'Etat"
Ce porc n'a meme pas honte de raconter ces balivernes aux nigeriens. Depuis quand Issoufou Mahamdou s'est soucie du vecu quotidien des nigeriens. Quand est ce que le sieur issoufou mahamdou a mis pied dans un centre de sante nigerien depuis les 8 ans pour s'enquerir de leur etat de fonctionnement, des besoins des patients, etc. Si Issoufou se preoccupait de la sante des nigeriens, C'est justement parceque issoufou se fiche royalement de la sante des nigeriens qu'un de ses ministres peut se permettre de chasser le rare specialiste du cancer qui s'occupait des malheureux cancereux qui ne peuvent s'offrir une evacuation au frais de la princesse comme les parents, amis et connaissance de...
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0 #5 Tchachamiyao 26-10-2019 16:32
La santé et la politique politicienne ne font pas bon ménage. Tout flatteur ne vit qu'au dépens de celui qui l'écoute. Faites autant d'éloges c'est compris mais ce n'est pas le rôle d'un médecin. Préservez vos gagne-pains dans la reconversion en laudateurs et c'est bien compris. Des hôpitaux existaient bien avant la 7ème République. Les districts ont commencé à voir le jour dans la décennie 90. Les centres médicaux et dispensaires ruraux existaient depuis Diori jusqu'à l’avènement des districts avec les centres de santé intégrés. Sans les cases de santé, une part importante de la population serait aujourd'hui entrain de marcher sur de très longues distances ou ne pas pouvoir y aller du fait de l’éloignement pour traiter un paludisme simple et autres maladies courantes comme la diarrhée, les infections respiratoires sans gravité.
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0 #6 Tchachamiyao 26-10-2019 16:37
Personnaliser les efforts réalisés dans le système de santé sur un personnage en feignant d’ignorer les efforts du passé n'est que de la myopie intellectuelle. De nombreuses vies ont été sauvées au Niger sous d'autres régimes. Sous quel régime la loi sur la gratuité a vu le jour? Eh bien, Chacun vient apporter sa pierre à l'édifice. Chaque chose en son temps. Ce qui semblait peu jadis en a beaucoup fait pour le bonheur de tous. Ce n'est pas parce que le médecin généralise soigne des problèmes du cœur qu'on dira que le Niger à une centaine de cardiologues. Certes des chirurgiens opèrent des tumeurs mais l’acte ne les transforme pas d'office en chirurgiens oncologues. D'accord de fermer un laboratoire d'anapath qui donne de faux résultats dans les propos du ministre de la Santé à l'Assemblée Nationale, mais que fait-on de vendeur ambulant ignare qui fait son petit commerce avec de faux médicaments? Est-ce anodin pour la santé des populations dont on vise l'amélioration de leur état de santé? Wane mutune. A tabasu mana!
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0 #7 Dahami 27-10-2019 08:07
La santé n'a pas besoin de propos élogieux. Au moment où le débat se focalise sur le traitement du cancer, de nombreux enfants attendent d'être vaccinés contre dek maladies potentiellement mortelles et donc d'avoir une chance de survie. D'autres sont malades mais par inaccessibilité aux soins (longue distance, manque d'agents qualifié, manque de médicaments...) n'ont pas l'opportunité de saisir leur chance de survie. Certes c'est bien de sauver toutes les vies mais à l'impossible nul n'est tenu. Dépenser plusieurs centaines de millions pour donner la chance à des individus de tenir bon et pendant ce temps ce même argent aurait donner la chance de survie à de milliers d'enfants pendant plusieurs décennies et être utiles à la Nation.
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0 #8 Dahami 27-10-2019 08:18
Tout est dans le choix des priorités. Sans l'appui des partenaires certains centres de santé auraient déposé la clé sous la porte par manque de ressources humaines et de médicaments. La gratuité des soins dont jadis les factures sont remboursées est agonisante depuis plusieurs années. Combien de centres ne voient plus ces frais de remboursement depuis plusieurs années. Dans un silence inquiétant les soins vont continuer décrescendo de mauvaises qualité. Un système de santé sous perfusion et le leadership dans un saupoudrage truffé d'éloges se complait que tout va bien. Eh bien l'histoire est têtue car il jugera.
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0 #9 Dahami 27-10-2019 08:28
L'indice de développement humain ne saurait être améliorer par des options tertiaires. Investissez sur la santé de la communauté, la grande masse. Le nombre de vies que pourraient sauver la construction de 1000 centres de santé avec les fonds de construction d'un hôpital est plus rentable en terme d'impact sur la santé des populations.
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0 #10 Dahami 27-10-2019 08:37
Si nous négligeons d'investir dans la santé des communauté s eh bien nous serions confronté à gérer des épidémies, à constater impuissant des morts "évitables " pendant ce temps nos hôpitaux ne pourrons rien faire pour nous dans la gestion de ces genres de problème. Luttons au temps que faire se peut à rendre moins dépendant le système de santé. Le rendre très fragile c'est fragiliser la santé des nigériens.
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0 #11 attention 27-10-2019 17:30
Quelle honte ce point de presse
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