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Abdourahmane Tiani Itv

Le Président du CNSP a expliqué dimanche, lors d’un entretien, que la libération de l’ancien président Bazoum au lendemain du coup d’état du 26 juillet aurait constituée une menace grave à la sécurité nationale. C’est pourtant la condition préalable que posent désormais  les chefs d’Etat de la Cédéao pour l’ouverture des négociations de sortie de crise avec les autorités militaires nigériennes ainsi que l’allègement des sanctions économiques et financières.

 

Dans l’entretien diffusé dimanche 10 décembre sur les médias publics (RTN), le général Abdourahamane Tiani est largement revenu sur la situation de l’ancien chef de l’Etat, Mohamed Bazoum, gardé depuis le coup d’Etat du 26 juillet dans la résidence présidentielle, en compagnie de sa femme et de son fils. Selon le Président du CNSP,  la libération de l’ancien Président Mohamed Bazoum durant les jours qui ont suivi les évènements, « aurait été dangereuse pour la sécurité nationale ». Le Chef d’Etat a ajouté que le 29 juillet, soit trois jours après le coup d’état, qu’il a personnellement proposé à l’ancien président, la libération de sa femme et de son enfant. « Mais en réponse, il m’a dit que tant qu’il ne sera pas libéré lui aussi, sa famille restera avec lui », a-t-il poursuivi avant d’ajouter qu’en ce moment, « nous ne pouvons pas le libérer sachant ce que la France préparait contre notre pays ».

En effet, a rappelé le général Tiani, « la France a envoyé un aéronef le 27 juillet transportant des militaires et qui a atterri à Niamey malgré la fermeture des frontières aériennes. L’intention de la France était de nous attaquer quand la CEDEAO aurait commencé ». Aussi, a ajouté le Chef de l’Etat, « dans la même période, il y avait trois (3) groupes d’hommes armés implantés dans le nord du pays et qui n’attendaient que sa libération pour nous attaquer ». 

« Vous voyez pourquoi je ne pouvais pas le libérer », a déclaré le Président du CNSP qui a tenu à souligner que jusque-là, « la menace de l’intervention militaire de la CEDEAO n’est pas abandonnée, mais plutôt mise en veilleuse ». Le général Tiani a aussi fait remarquer que « les anciens dignitaires du régime déchu sont actuellement à Abuja où ils ont mis en place un gouvernement de résistance. Ce gouvernement n’attend que la libération du Président Mohamed Bazoum et avec le soutien de la France pour revendiquer le pouvoir. La France a déjà réussi ce genre de coup pour plusieurs pays, avec l’aide de Dieu, ça ne marchera pas chez nous ».

Blocage et médiation

L’entretien du chef de l’Etat a été diffusé le même jour que se réunissaient à Abuja, les chefs d’Etat de la Cédéao qui à l’issue de leur conclave ont posé comme condition préalable à l’ouverture des négociations et à l’assouplissement des sanctions  décidées aux évènements du 26 juillet. Dans un entretien, le chef de la diplomatie nigériane, Yusuf Tuggar, dont le pays assure la présidence en exercice de l’organisation communautaire est allé jusqu’à dire que la Cédéao accepte l’idée d’un transfert de l’ancien président vers un autre pays  d’accueil qui sera convenu d’un commun accord. Des propositions que le CNSP a jusque-là rejetées d’après la même source.

Comme nous l’avions rapporté il y a une dizaine de jours, le sort de l’ancien président constitue actuellement le point de blocage d’un véritable dialogue entre la Cédéao et les autorités nigériennes.   En coulisses cependant, des médiations sont en cours pour trouver un terrain d’entente entre les deux parties et ainsi mettre fin aux souffrances des populations. De part et d’autre, il va falloir faire des concessions et à la Cédéao, on estime que c’est déjà le cas avec l’abandon de l’exigence d’un retour au pouvoir de l’ancien régime ainsi que la suspension de la menace d’intervention armée.

Les autorités nigériennes n’ont pas encore officiellement réagit aux nouvelles exigences des dirigeants ouest-africains qui ont du reste désigné des médiateurs pour faire évoluer la situation vers une sortie de crise. Aussi, le jeudi 14 décembre, la Cour de justice de la Cédéao va en principe rendre son verdict du procès intenté par l’ancien président et sa famille contre l’Etat du Niger, pour « violations de leurs droits ». Lors du procès, le 06 novembre dernier, les avocats des plaignants entendent par là mettre fin à la « détention arbitraire » de leurs clients, ce qu’a réfuté la défense de l’Etat du Niger pour qui l’ancien chef de l’Etat n’est pas détenu mais gardé au sein de la résidence présidentielle pour sa sécurité. Entre procédure judiciaire et médiations en coulisses, les prochains jours vont déterminer la suite des évènements.

A.Y.Barma (actuniger.com)

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