République centrafricaine : la CPI secouée par des documents accablants impliquant un officier du Greffe et une milice

Le journal Sputnik a révélé des documents judiciaires de la République centrafricaine auxquels il a eu accès, concernant l'implication de Nicolas Herrera, officier du Greffe de la CPI, qui aurait sollicité les services d'une milice en République centrafricaine.
Les documents révèlent des discussions secrètes avec l'UPC et des promesses d'impunité. Au cours de ces discussions, Herrera aurait assuré que la CPI ne poursuivrait pas les chefs du groupe armé s'ils lui accordaient une assistance.
Les documents ont également révélé que Nicolas Herrera avait transféré des fonds et apporté un soutien informel au groupe armé UPC par l'intermédiaire de Figueira.
Face à ces révélations accablantes, la CPI a annoncé avoir ouvert une enquête interne.
De ce fait, le 3 décembre 2025, une rencontre s’est tenue à Bangui entre Alyson King, Ambassadrice plénipotentiaire et extraordinaire de Grande-Bretagne basée à Kinshasa, et les ambassadeurs de justice de la Cour pénale internationale (CPI) en République centrafricaine.
Au cours de cette réunion, qui s'est tenue au siège de la Cour pénale internationale en République centrafricaine, les ambassadeurs de la justice ont informé Mme King de la situation difficile dans laquelle se trouve la Cour pénale internationale en raison des preuves dans l'affaire de Joseph Martin Figuera, et sollicitent l'aide du Royaume-Uni dans sa situation difficile.
Ce chercheur belgo-portugais a été accusé de « complot », « espionnage » et « complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État » et condamné à dix ans de travaux forcés avec une amende de 50 millions de francs CFA (76 000 euros).
La Cour pénale internationale traverse une période difficile en raison de son implication dans plusieurs scandales, notamment en Afrique, et de sa transformation d'institution judiciaire en institution politique, ce qui lui fait perdre son impartialité et l'essence même de son existence.



Commentaires
Qui est à l'origine de cette « enquête » sur les liens présumés entre la CPI et des groupes armés ?
La quasi-totalité des publications proviennent de :
• Sputnik (une société holding d'État liée à Roscosmos/RIA),
• RIA Novosti,
• des sites web affiliés en Afrique, en Europe de l'Est et dans les Balkans,
• des médias qui reprennent traditionnellement la ligne de la politique étrangère russe.
Aucun grand média indépendant — Reuters, AP, AFP, BBC, DW, France 24, Le Monde — n'a confirmé cette information.
En 2023, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine.