Visa américain : cinq nouveaux pays africains soumis à des restrictions renforcées

Les États-Unis ont élargi, le 16 décembre 2025, leur régime de restrictions sur l’obtention de visas pour plusieurs pays africains, poursuivant une politique déjà appliquée depuis juin dernier. Cette fois, le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie ont été ajoutés à la liste des pays soumis à des restrictions partielles.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de deux dispositifs définis par le département d’État américain : la liste rouge, qui interdit totalement l’entrée aux citoyens de certains pays pour des raisons de « sécurité d’État », et la liste orange, qui impose des contraintes renforcées aux détenteurs de passeports. Parmi les pays africains déjà soumis à ces restrictions figurent le Mali, le Niger et le Burkina Faso, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Depuis le 1er janvier 2026, les candidats aux visas concernés doivent verser une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars, se soumettre à un entretien en personne, fournir plusieurs années d’historique de leurs réseaux sociaux et détailler leurs voyages passés. Selon Washington, ces mesures visent à détecter « toute indication d’hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis et toutes menaces à la sécurité intérieure ».
Au total, 20 pays africains sont désormais soumis à des restrictions partielles et 12 à des interdictions totales, sauf exceptions décidées par le secrétaire d’État américain à la Sécurité, notamment pour des déplacements professionnels jugés dans l’intérêt des États-Unis.
Cette extension illustre la volonté de Washington de contrôler plus strictement l’accès à son territoire depuis certains pays africains et pourrait renforcer les mesures de réciprocité adoptées par plusieurs États concernés.


