mardi, 29 septembre 2020
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amadou-adamou-bachirouPour comprendre la question du rôle d’un chef (que je qualifierai volontairement, le  long du texte de gourou) dans la manipulation politique, je vais partir de l’hypothèse de « la culpabilité comme moyen de manipulation politique». Dans le développement, je vais traiter seulement des moyens utilisés et des effets de cette manipulation. Je me garderai des multiples illustrations ; la démonstration permettra à celui qui veut, d’en faire le corollaire.

 Ce qui est faute ou pas faute est apprécié par ceux qui font la loi, tout dépend de l’esprit de chacun.

« L’homme », disait Max Weber, « est un animal suspendu dans des réseaux de significations qu’il a lui-même tissés ». Au Niger, comme dans la plupart des pays d’Afrique, on constate que, dans leur ensemble, les différents gouvernements successifs relient étroitement « la loi et l’ordre ». L’on est favorable à la loi qui représente l’ordre public et social. La loi conçue comme impérative, au respect de laquelle doivent veiller les autorités, devient le symbole de la stabilité et de la sécurité au sein de la société. Elle semble plus sécurisante, en tout cas vis-à-vis des autorités, que la loi qui attribue aux individus droits subjectifs et possibilités d’action ; enfin nous voici au cœur archaïque de toute les confusions, comme le montre la situation politique actuelle et surtout les interpellations déviantes et massives. Dès qu’une thèse leur semble opposable, les autorités ont spontanément recours à une méthode dérivée de l’autorité divine, délimitant le « permis » et surtout « l’interdit ».

Cette interdiction favoriserait à leurs yeux, la structuration de leur politique et permettra d’asseoir leur propre pensée.  

Pourtant, de façon intéressante, l’on voit se faire jour, chez les nigériens, une contestation de cette forme de gouvernance, qui n’est pas sans rappeler les réponses contestataires des acteurs de défense des droits humains et de la démocratie.

Prétextant des troubles à l’ordre public, les gouvernants vont empêcher, par leur intransigeance et par leur autoritarisme, le progrès des idées en interdisant tout débat critique, avec la complicité de certains hommes de droit, certains journalistes et d’autres politiques particulièrement dociles. Au Niger, depuis la conférence nationale souveraine, la liberté d’expression a connu un progrès indéniable par rapport aux systèmes répressifs antérieurs issus des régimes d’exception.

Une interrogation fondamentale mérite donc d’être posée, dans l’actuelle 7éme République, le président de la République, est-il maître de ses idées ? Cette interrogation a été suscitée par l’agissement peu honorable de certains de ses collaborateurs directs, qui affichent leur mépris à l’égard du peuple nigérien et des libertés fondamentales, sans qu’aucune mise au point ne soit intervenue pour ne pas dire une sanction républicaine. Or, la liberté est le fondement de la responsabilité et il ne saurait y avoir de responsabilité sans liberté.

En effet, créer une dépendance ou exploiter une dépendance à l’intérieur d’un groupe est l’objectif de la manipulation politique, dans l’optique de porter atteinte aux droits fondamentaux de l’adepte ou de son entourage. C’est aujourd’hui en grande partie ce qui définit les démocraties africaines.

Cette manipulation mentale (exercée par les gouvernants sur certains opposants) repose sur la culpabilité qui se trouve à toutes les étapes de la vie de l’opposant s’il a déjà exercé une fonction publique (exemple ; il peut être accusé de détournement, de corruption, de blanchiment, de négligence…) ou à sa façon se conduire en public. Sa culpabilité doit donc être examinée à deux moments : D’abord comme moyen de maintenir l’opposant sous dépendance (I) ensuite comme moyen de l’empêcher d’abandonner le groupe (II)  

I. La Culpabilité comme moyen de maintenir l’autre sous dépendance  

La culpabilisation est un des meilleurs moyens d’aliénation, de dépersonnalisation et de négation de l’individu au profit d’un groupe.

La puissance manipulatrice du gourou dispose in fine, de trois outils pour placer et maintenir l’autre dans la dépendance et la culpabilité : le gourou culmine tout simplement entre ses mains les trois pouvoirs institutionnels constitutifs de tout régime démocratique : le législatif, l‘exécutif et le judiciaire. Tout juriste sait que depuis Montesquieu, la garantie que représente pour le respect des libertés fondamentales la séparation de ces pouvoirs.

Le gourou le sait aussi et c’est intentionnellement, dans une optique de souveraineté absolue, qu’il détient et exerce tous les pouvoirs.  

Le gourou incarne d’abord le pouvoir législatif. La législation interne et dont il a le contrôle, est intransigeante tout en étant souvent contradictoire à cause des multiples niveaux de la lecture qu’elle exige selon les besoins du gourou. Cette multiplicité d’interprétations changeant selon les besoins du gourou, ne fait qu’accroître la dimension de culpabilité de celui à qui, on peut à tout moment reprocher une transgression de la règle. Ainsi, le gourou ballotant sa victime, peut aisément altérer et façonner la personnalité de la personne acquise à sa cause, qui, pendant la phase de séduction, à déjà appris à bannir le doute.

Douter de l’action du gourou, c’est trahir et faire courir à l’ensemble du groupe, le risque d’échouer dans l’œuvre. La crainte continuera toujours à se nourrir de la hantise de laisser un doute envahir la personne dissidente qui risque de regagner les rangs de son ancienne famille politique.

Mais la séduction, le luxe aura raison sur le parvenu, son unique désire est de correspondre à l’attente du gourou en devenant son bras armé la où la morale l’interdit. Peu importe dirait-il, la morale et la dignité sont toujours du coté du plus fort. On lui fera miroiter alors une lourde responsabilité. Il deviendra finalement le cheval de Troie pour le groupe et sera le jouet des forces occultes qui, profitant de son caractère impur, l’utilisent pour saboter l’adversaire.

Le pouvoir législatif du gourou régente tous les aspects de la vie, et toute pensée négative à l’égard du maître est littéralement criminelle est punie comme telle.  

Dans l’exercice du pouvoir exécutif, le gourou pose la règle du pouvoir du groupe de façon continue, selon son bon vouloir. Mais il se charge d’appliquer ou également de faire appliquer sa règle par le groupe qui, formé à l’interdit du doute, approuve sans la moindre remise en question ce contrôle de l’activité, mais également des pensées politiques.

Chacun acceptera l’obligation de rendre compte de son action, de ses pensées, de ses sentiments au gourou et se rendra coupable de ne pas le faire.  

La rigidité de la norme n’empêche pas qu’il puisse y avoir une application différente, selon les individus et selon les moments, ce qui accroît la confusion chez le dissident et ne peut que l’inciter à ne plus se poser de question, c'est-à-dire à ne plus se sentir coupable des actes posées et à croire à l’Omnipotence du gourou. Ce dernier impose une régression et une désorientation à l’adepte en le contraignant à demander la permission pour les actes élémentaires de la vie quotidienne. Au Niger comme dans beaucoup de pays, les exemples sont multiples, incroyables, stupéfiants et aussi divers que variés.

Le pouvoir exécutif du gourou va s’appuyer sur des pratiques variées : l’espionnage, la délation au sein du groupe sont encouragées. Tout ce qui est dit est littéralement utilisé. Le mensonge prend une place importante dans ce contexte.

La suprématie du gourou ne peut exister sans détenir le pouvoir exécutif, corollaire du pouvoir législatif. Mais le gourou va de surcroît juger les transgressions à la règle dont les adversaires vont se rendre coupable.  

Quant au pouvoir judiciaire, le gourou l’exerce essentiellement sur les manquements à la norme de son action que les adversaires peuvent commettre en critiquant. Ce qui fonde en grande partie, la toute puissance du gourou. L’essentiel de la culpabilité des adeptes, repose en effet sur la crainte du jugement négatif que le gourou qui est, rappelons-le, prescripteur de la norme, pourra porter sur chacun.

La norme ou l’interprétation de la norme ayant plusieurs niveaux de lecture de la part du gourou selon les besoins du moment, des actions peu différentes les unes des autres, mais aussi des pensées ou même des sentiments entraînent tantôt une récompense, tantôt une punition selon que l’on soit pour ou contre.

Les pensées les plus anodines, les paroles ou actions tant soit peu négatives, provoquent des menaces sur la liberté, sur la fonction ou sur la carrière, ce qui entraînent l’obéissance aveugle de la part du non méritant. Ici l’obéissance aux ordres se veut absolue et la soumission à l’autorité ne saurait être remise en question.

Le gourou incarne donc le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire, enfermant ainsi l’adversaire dans un sentiment d’impuissance. Ce cumul des pouvoirs explique ainsi la dimension totalitaire que prennent certains régimes pseudo-démocratiques.

II. La culpabilité comme moyen d’empêcher l’autre d’abandonner la majorité

Le pouvoir exalte la dimension élitiste de l’adepte liée à l’appartenance au groupe. Ce sentiment de supériorité, lié au fait d’avoir été choisi pour accomplir une mission, contribue à couper le dissident de son environnement présenté comme la « vieille vie », son « ancienne famille politique ».

L’adepte en rupture avec sa famille, sa vieille vie, est alors tenaillé par le sentiment confus et paradoxal d’appartenir à un monde supérieur et de n’avoir pas pu réaliser l’utopie à laquelle il a cru auparavant, même si, il arrive que soit développée en lui, de temps en temps, la crainte d’un châtiment extrême.

Son abandon est alors présenté dans sa famille comme une trahison et difficile à pardonner. Le jugement de ses anciens frères politiques va lui valoir un « bannissement politique ». Il est renvoyé donc à la dimension de l’indignité qui accompagne véritablement l’exclusion.

Quand il commencera a être rongé par le sentiment de culpabilité d’avoir abandonné son entourage d’avant, le dissident se pose alors certaines questions telles comment revenir vers ses anciens amis et ses proches en reconnaissant s’être fourvoyé ? Cette culpabilité contribuera à rendre plus difficile pour lui, une reprise de contact ultérieur avec son milieu d’origine.

A la fin de la mission pour laquelle il a été débauché, l’homme comprendra la réalité de l’exclusion et prendra conscience du temps qu’il a perdu. Il se sentira coupable de n’avoir pas été capable d’ouvrir les yeux plus tôt sur l’imposture qu’il a subie et partagée. Plus douloureux encore, il prendra la mesure de l’appauvrissement affectif dans lequel il se trouve et aura la plupart des temps des difficultés à se réadapter politiquement et parfois même socialement, ne serait-ce que sur un plan professionnel car son aventure ne lui sera d’aucune utilité. Il lui faudra retrouver un ancien entourage peu à même de comprendre l’aventure dont il a été acteur.

 Voilà quelques réflexions que l’on peut faire de la manipulation politique, que le juge tente courageusement d’extirper du système démocratique, mais qui ne pourra être comprise que si la dimension essentielle de la culpabilité qui la sous tend est approchée dans ses aspects destructeurs de la démocratie.

 AMADOU ADAMOU Bachir

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Commentaires  

+2 #1 dicko 27-02-2014 07:37
Dans tout ce que se passe au Niger il y a un seul responsable le président de la République . Il est le seul garant de la stabilité du Pays. Il est au courant de tout et il est ordonnateur de tout ce qui se déroule .
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0 #2 dan dawra 27-02-2014 07:53
belle analyse,j'en ferai une copie a ma fada
Merci Bachir
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+1 #3 zarmabourtchino 27-02-2014 08:08
oui le seul responsabl est issoufou pour ce faire plebicité en 2016 mais c'est pas du tout facile
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+1 #4 VERITE 27-02-2014 08:43
BELLE ANALYSE VRAIMENT C'EST IMPORTANT POUR CEUX QUI VEUELENT COMPRENDRE LES CHOSES.JE REMERCIE L'AUTEUR POUR CETTE GRANDE CONTRIBUTION QUI ECLAIRE BEAUCOUP DE GENS D'AILLEURS.
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+7 #5 Simple nigérien 27-02-2014 10:23
Merci pour votre contribution M. AMADOU ADAMOU Bachir. Quelques observations cependant. Contrairement à ce qu'affirme Max Weber, l'homme est un animal suspendu dans des réseaux de significations tissés par son environnement culturel et qui déterminent son comportement, en fonction de l'appropriation et du rejet qu'il en fait. Ensuite, les comportements des membres d'un groupe, ne peuvent pas de manière mathématique être totalement en phase avec les idées du chef, en l'occurrence le Président la République. L'unanimité mathématique est à rechercher au niveau des insectes ou animaux organisés (par Allah) en groupes tels que les fourmis, les abeilles, les termites etc. Par ailleurs, l'appropriation insuffisante de la nécessité d'une nette séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire doit être perçue en termes de préalables, de temps et de ressources qu'il faut pour "plaquer" ces réalités d'ailleurs qui constituent actuellement pour l'élite, "La Référence" immuable .
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+5 #6 Simple nigérien 27-02-2014 10:53
(Suite) De manière moins aérienne plus plus terre à terre, le fonctionnement des partis politiques dans nos pays, en phases importantes de mutations multidimensionnelles, est biaisé par plusieurs facteurs importants dont : 1) L'absence de démocratie en interne dans le fonctionnement du parti, considéré comme la propriété du premier leader. Tous ceux qui quittent sont considérés comme des ingrats, des traitres etc. 2) Le parti est considéré, dans la plupart des cas, plus comme un instrument de promotion et d'enrichissement personnel qu'un cadre destiné à définir et à appliquer des actions vertueuses de développement culturel, social et économique. C'est ce qui explique l'impunité à l'égard de certains opérateurs économiques "grands détourneurs" des fonds publics pour le compte des leaders qui ont amassé un trésor de guerre. 3) L'effort fait par l'élite intellectuelle, victime d'une appropriation poussée des valeurs "occidento-centristes" , est nettement insuffisant pour
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+7 #7 Pauvre Niger 27-02-2014 11:06
"Or, la liberté est le fondement de la responsabilité et il ne saurait y avoir de responsabilité sans liberté".

Voilà qui nous conduit au problème de la poule et l'œuf : qui est venu (e) en premier lieu? La poule ou l'œuf?

Y a -t-il liberté sans responsabilité?
Y a-t-il responsabilité sans liberté?
Peut-on être libre sans être responsable?
Put-on être responsable sans être libre?
Liberté et responsabilité qui doit précéder qui?
Enfin voilà une bonne analyse de Bachir.
Sauf que nous sommes en science sociale domaine où l'objectivation est impossible

Domaine lequel l'analyste et l'objet analysé se confondent.
Et quand l'œil se regarde dans un miroir que voit-il?

On dit que le neutre est parfois le pire des partisans.

Merci quand même à Bachir pour cette contribution
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+4 #8 Simple nigérien 27-02-2014 11:17
(Suite) proposer une vision progressive à des très très jeunes pays (moins de 60 ans d'existence). On vise à être tout de suite parfait, ce qui relève de l'utopie et de l'absence de maturité. La recherche de la perfection est un chemin à planifier dans le temps, dans l'effort progressif, la disponibilité progressive des ressources humaines et matérielles, et la prise en compte des contraintes. L'exemple de certains pays asiatiques pourrait constituer une source d'inspiration pour tenir compte de la nécessaire prise en compte de nos valeurs culturelles dans la définition des objectifs à atteindre.4) La cristallisation de certains comportements négatifs par certains leaders politiques en difficultés, donnant libre cours à des discours ethnocentristes, ce qui est vraiment dommage;
5) La tentation à grossir des évènements personnels touchant les leaders politiques, en "grands évènements nationaux" pour la résolution desquels on souhaite le pire, l'instabilité, le chaos.
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+4 #9 Simple nigérien 27-02-2014 11:26
(suite et fin)
En conclusion, Puisse Allah (swt) bénir le Niger et le préserver de toutes tentatives d'instabilité et de chaos. Puisse Allah (swt) ramener nos politiciens sur le droit chemin. Puisse Allah maudire ceux qui, malgré les prières faites à leur égard pour changer vertueusement, persistent à souhaiter, à programmer et à accomplir la "fitna" dans le Niger. Puisse Allah les couvrir d'ignominie dans ce monde et dans l'au-delà. Amine
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+2 #10 DHMFULL 27-02-2014 12:12
Je suis très ravie de constater aujourd'hui sur ce réseau que les intervenants de l'heure sont plus intellectuels et plus responsables que ceux qui ne parlent que pour défendre leur propres intérêts à l'égard de leurs leaders.
C'est pour cela qu'il y'a aussi peu d'intervenants, car le sujet est plus clairvoyant, ce qui fait que les mal intentionnés n'ont plus mots à dire.
Merci à l'auteur de cette analyse et aux intervenants.
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-4 #11 abracadabra 27-02-2014 13:05
Conneries !!!! Sort clairement pour dire ce que tu pense au lieu de tourner autour des termes comme gourou et autres. Sort clairement pour critiquer le régime Issoufou comme tu en as l'habitude au lieu de camoufler les choses ou bien comme tous tes semblables tu as peur. Hagoy fa zanka !!
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+1 #12 Consciencetranquille 27-02-2014 14:18
Quand on essaie simplement d'analyser les faits avec objectivité, on est tout de suite taxé d'opposant et pire, on est menacé. On est taxé d'opposant car la réalité n'est pas belle aujourd'hui et le fait de la dire dessert les autorités en place. Et on se dirige tranquillement, allègrement, doucement vers le régime de la pensée unique.
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+1 #13 NIGERMONBEAUPPAYS 27-02-2014 14:19
Merci à Amadou et Nigérien.
Je tiens tout simplement à faire( loin de moi d'engager une quelque polémique avec Nigérien) remarquer que Max Weber et Nigérien sont en phase .EN effet l'environnement cultuel est tissé par l'Homme . Donc je pense humblement qu'ils disent la même chose .
Merci une fois de plus pour votre contribution .
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+2 #14 Djoumassi 27-02-2014 14:27
Tous mes encouragements pour cette belle analyse qui est très pertinente par rapport au contexte actuel du Niger.
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0 #15 MUNGANE 27-02-2014 14:28
:lp :lp :lp :lp :lp :lp :lp :lp :lp :lp Merci, bonne analyse sans état d’âme. Ne fais pas attention à ceux qui jusque là construisent leurs analyse sur la base des opinions des autres
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0 #16 Paco 27-02-2014 15:23
Merci Patroite
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0 #17 Paco 27-02-2014 15:26
Merci Patriote.
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0 #18 djib 27-02-2014 16:26
merci bp Maitre!
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0 #19 Souley@yahoo.fr 27-02-2014 17:59
On peut mentir aux Cher bachir mais on ne peut pas se mentir a soi meme. J ai compris a travers tes textes un veritable politicien en toi. Qu on le veuille ou non la situation actuelle des partis de l opposition est la consequence d un mauvais leadership de leurs dirigeants. Pourquoi Bon dieu cela n arrive pas au pnds? Il y a egalement ce que bachir ne dit pas la manipulation de l opposition dont Hama est passe specialiste. On n a pas besoin de cette diahree intellectual le pour comprendre ce qui se passe au Niger est normal. Ici ou ailleurs les partis politiques ont pour vocation de conquerir ou de conserver le pouvoir. On comprend aisement de quelle energie s inspire bachir.
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0 #20 mon frère 27-02-2014 18:21
vous avez mis fin aux interventions qu'en pensez vous?
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0 #21 Etranger 27-02-2014 18:53
Enfin y a un nigérien qui réfléchi! Je me demande d'ailleurs s'ils a grandi au Niger où la majorité (à lire les commentaires du web) fait de l'enfantillage au lieu de faire des analyses pertinentes permettant à votre pays de se développer! Vous vous chamaillez comme des enfants dans vos commentaires relatif au bla bla de X a divisé Y ou X est de Y ethnie ou bien X a tenter d’assassiner Y. En vous parlez inutilement que de travailler vos méninges!
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0 #22 Etranger 27-02-2014 18:53
Citation en provenance du commentaire précédent de :
On peut mentir aux Cher bachir mais on ne peut pas se mentir a soi meme. J ai compris a travers tes textes un veritable politicien en toi. Qu on le veuille ou non la situation actuelle des partis de l opposition est la consequence d un mauvais leadership de leurs dirigeants. Pourquoi Bon dieu cela n arrive pas au pnds? Il y a egalement ce que bachir ne dit pas la manipulation de l opposition dont Hama est passe specialiste. On n a pas besoin de cette diahree intellectual le pour comprendre ce qui se passe au Niger est normal. Ici ou ailleurs les partis politiques ont pour vocation de conquerir ou de conserver le pouvoir. On comprend aisement de quelle energie s inspire bachir.

voila encore un exemple!
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+1 #23 revenant 27-02-2014 20:24
Le revenant dit simplement la justice, la pprobitė,la veritė,et la crainte de Dieu sont le chemin du salut.arreter intellectuels de nous divertir, les pauvres nigeriens ruraux peuvent justifier leurs revenus et leurs subsistance devant Dieu et le peuple a l'inverse de vos differents champions.
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0 #24 Kobi 28-02-2014 00:40
1 - Gourou ou Guri ? Jeu de mots lamentable. Passons. Plutôt restons. Il est scandaleux de décrire le Niger d’aujourd’hui sous la figure de « la domination charismatique » weberienne, catégorie la plus primitive, voire primaire, des trois types de dominations.

Pour vous, les conduites des acteurs politiques (vos variations sur la culpabilité) nigériens ne relèvent ni de la Convention ni de la forme du Droit. Or c’est exactement l’inverse. Depuis la Conférence Nationale, la production constitutionnelle est organisée autour d’une domination rationnelle de la Loi. Ce qui classe le Niger, reprenant les catégories weberiennes, dans l’équivalent les plus évolués des sociétés occidentales de son temps, d’autant que les « dominants sont eux-mêmes, théoriquement, soumis au droit. La domination est alors liée à la fonction et non pas à la personne qui exerce la fonction. »
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0 #25 Kobi 28-02-2014 00:56
2 - Ce texte se réclame de Weber pour mieux le trahir, à commencer par l’indentification d’une causalité unique (la culpabilité).

Le substrat idéologique du PNDS (pour ce que j’en sais, modestement) est marxiste tropicalisé. Marx à qui Max WEBER reconnaît une dette intellectuelle. Ils ont une conception anti-hegelienne (anti-romantique) de la politique. Sans évacuer la dimension subjective de leur objectivité, pour comprendre leur mode de fonctionnement… Tocqueville est plus indiqué que Weber.

La démocratie est-elle nécessairement une dictature de la majorité (électorale) en tous temps et en tous lieux ? C'est le vrai sujet politique dans les États de Droit, dont notre pays. Toutes les disciplines académiques peuvent contribuer au débat. Avec rectitude cependant.
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0 #26 akira 28-02-2014 07:37
Jo o niger tant t 'as pas compris la grande majorité d'entre nous sont partisants et ne peuvent en aucun cas admettre que leurs champions fut ils de l opposition ou de la majorité ne soit critiqué pourtant ces gens ont faconné la misere dans laquelle on est ils ont tous occupé depuis la conférence de haut postes et continue a nous faire croires non nous on vole pas c'est eux les voleurs ,pour ensuite nommé les soi disant voleurs conseillers :)) :)) :)) :)) :)) :))
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+1 #27 AlD 28-02-2014 19:39
L'analyse de Bachir est pertinante.mais seulement il s'est focalise dans un angle d'opposant.il devrait nous analyser aussi les grands maneuvres des opposants visant a empecher toutes initiatives du pouvoir a developper le pays.
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0 #28 Mounio 28-02-2014 20:54
Citation en provenance du commentaire précédent de Simple nigérien :
(suite et fin)
En conclusion, Puisse Allah (swt) bénir le Niger et le préserver de toutes tentatives d'instabilité et de chaos. Puisse Allah (swt) ramener nos politiciens sur le droit chemin. Puisse Allah maudire ceux qui, malgré les prières faites à leur égard pour changer vertueusement, persistent à souhaiter, à programmer et à accomplir la "fitna" dans le Niger. Puisse Allah les couvrir d'ignominie dans ce monde et dans l'au-delà. Amine

Excellente analyse. Amine ya Allah!
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0 #29 Mounio 28-02-2014 20:58
Citation en provenance du commentaire précédent de Etranger :
Enfin y a un nigérien qui réfléchi! Je me demande d'ailleurs s'ils a grandi au Niger où la majorité (à lire les commentaires du web) fait de l'enfantillage au lieu de faire des analyses pertinentes permettant à votre pays de se développer! Vous vous chamaillez comme des enfants dans vos commentaires relatif au bla bla de X a divisé Y ou X est de Y ethnie ou bien X a tenter d’assassiner Y. En vous parlez inutilement que de travailler vos méninges!

Etranger, occupe toi de ton pays. Les Nigériens s'occuperont à leur manière, à leur ryhtme de developper le leur. Dieu bénisse le Niger et les Nigériens.
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0 #30 Mai tchada 12-03-2014 07:22
Les responsables sont les partis d'opposition pourquoi c'est pas arrivé au PNDS donc ton articlle est insensé tout parti venu au pouvoir des son 1er mandat il doit preparer au second mandat .c'est une logique.
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