Niamey : les activités se poursuivent normalement à l’Aéroport Diori Hamani (ANAC)

L’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) a assuré que les activités relatives à l’exploitation aérienne se poursuivent normalement sur l’ensemble de la plateforme de l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey, malgré les événements survenus ce samedi 29 août 2026 et qui ont affecté la zone aéroportuaire. Dans une correspondance adressée aux partenaires, le directeur général de l’Agence leur a demandé de veiller à assurer la continuité des services relevant de leurs structures respectives, tout en leur rappelant leur obligation de respecter strictement les mesures de sûreté en vigueur. Cette mise au point intervient à la suite des événements survenus dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août à la base aérienne 101 de l’armée nigérienne, située dans l’aire de l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey. Plusieurs vols internationaux en direction de Niamey ont été momentanément suspendus en raison de l’incertitude qui prévalait à la suite d’une mutinerie de soldats de l’armée nigérienne que le gouvernement a annoncé avoir maîtrisée.
Dans la correspondance adressée au représentant de l’ASECNA au Niger, à la déléguée du directeur général de l’ASECNA aux Activités aéronautiques nationales du Niger (AANN), ainsi qu’aux responsables des structures et compagnies aériennes opérant au Niger, le directeur général de l’ANAC a assuré que « les activités relatives à l’exploitation aérienne se poursuivent normalement sur l’ensemble de la plateforme aéroportuaire ».
À cet effet, le colonel-major Hamadou Ousseini Ibrahim a demandé aux responsables concernés de « veiller à assurer la continuité des services relevant de leurs structures respectives ». Le DG de l’ANAC a, par ailleurs, insisté sur « l’obligation de veiller au respect strict et rigoureux de toutes les mesures de sûreté dans le cadre de la poursuite des activités au niveau de la plateforme aéroportuaire ».
Perturbation temporaire du trafic aérien et des activités aéroportuaires
Les activités au niveau de l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey ont été perturbées ce samedi par la situation qui a affecté la zone aéroportuaire en raison de la mutinerie menée la veille par des soldats des Forces armées nigériennes.
Dans la nuit du vendredi au samedi, un peu après minuit, des échanges de tirs et des détonations ont été signalés dans plusieurs endroits stratégiques de la capitale.
Des tirs à l'arme lourde et des explosions ont retenti près de l'aéroport international et du Palais présidentiel, plongeant la ville dans une atmosphère de tension.
La situation est restée assez tendue jusqu’à cette matinée du samedi, où des tirs sporadiques ont été entendus dans la zone aéroportuaire, à la périphérie sud de Niamey.
Dans un communiqué publié ce samedi en milieu de journée, le gouvernement nigérien a affirmé avoir circonscrit un « mouvement d’humeur » mené par des soldats qui se sont opposés aux forces loyalistes.
Selon le ministère de la Défense nationale, un groupe de soldats « en rupture avec le règlement militaire » a tenté de séquestrer plusieurs de leurs camarades au sein de la caserne de la base 101, située près de l’Aéroport international Diori Hamani, avant d’entreprendre des tirs sur des sites sensibles de Niamey.
D’après le communiqué du ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody, la « prompte réaction » des forces de défense et de sécurité a permis de « reprendre progressivement le contrôle » des positions ciblées par les belligérants.
Les autorités ont appelé la population à « garder son calme » et à « vaquer librement à ses occupations ».
Suite à ces événements, plusieurs compagnies aériennes desservant l’Aéroport de Niamey ont suspendu momentanément leurs activités. Certains vols ont été suspendus et d’autres déroutés en attendant la clarification officielle des autorités.
Il faut noter que la zone aéroportuaire de Niamey, qui abrite une base aérienne de l’armée ainsi que le QG des forces russes de l’Africa Corps et l’état-major de la Force unifiée de l’AES, avait déjà été la cible d’attaques terroristes, en janvier et juin derniers.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)


