Niamey : situation confuse et tendue après une nuit agitée par des échanges de tirs et des détonations dans la capitale

La situation est toujours confuse à Niamey, ce samedi matin, après les échanges de tirs et les détonations qui ont commencé dans la nuit, aux environs de minuit, et se sont poursuivis dans plusieurs endroits de la capitale, notamment vers « l'escadrille », près de l'aéroport Diori Hamani et dans la zone du Plateau qui abrite le Palais présidentiel. Des échanges qui se sont poursuivis jusqu’à ce matin, bien qu’en milieu de journée, la situation ait commencé à revenir au calme. Les émissions télévisées de la chaîne nationale (RTN), qui ont été coupées aux premiers instants des détonations, ont repris un peu avant 10 h et les bruits des tirs se sont progressivement estompés. La ville est bouclée par les Forces de défense et de sécurité (FDS), notamment les éléments de la Garde présidentielle (GP) du Général Tiani, qui se sont déployés depuis la nuit à plusieurs endroits stratégiques de la capitale. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur la situation et, sur sa page Facebook officielle, le CNSP a appelé les populations au calme et à rester « unis, vigilants et solidaires », face aux « événements en cours ». Et les autorités militaires d'assurer que les FDS sont « mobilisées pour la défense de la patrie ».
Attaques terroristes coordonnées, mutinerie d’une partie de l’armée ou tentative de coup militaire au Niger ? C’est encore la confusion à Niamey alors que le calme semble revenir progressivement ce samedi en fin de matinée dans la capitale qui a été secouée, dans la nuit, par des bruits d’explosions et surtout des tirs nourris, entendus dans plusieurs quartiers de la ville.
Comme nous le rapportons dans un précédent article, la capitale nigérienne a été secouée par de violents combats, dans la nuit de vendredi à samedi. Des tirs à l'arme lourde et des explosions ont retenti près de l'aéroport international et du Palais présidentiel, plongeant la ville dans une atmosphère de tension.
Selon des témoins, les échanges de tirs ont été particulièrement intenses autour du Palais présidentiel. « Des tirs d'armes lourdes ont été échangés. Les tirs continuent autour du palais », ont rapporté plusieurs témoins. Des détonations ont également été signalées à proximité de l'aéroport international Diori Hamani.
La zone aéroportuaire de Niamey, qui abrite une base aérienne de l’armée ainsi que le QG des forces russes de l’Africa Corps et l’état-major de la Force unifiée de l’AES, avait déjà été la cible d’attaques terroristes, en janvier et juin derniers.
Les échanges de tirs se sont poursuivis jusqu’à cette matinée du samedi avant de s’estomper progressivement en milieu de journée.
La ville reste toutefois quadrillée par des militaires, notamment les éléments de la Garde présidentielle (GP), qui se sont déployés à plusieurs endroits stratégiques de la capitale, dès les premiers instants de ce qui ressemble à des attaques coordonnées sur plusieurs cibles.
En milieu de matinée, les émissions de la télévision publique (RTN), qui ont été coupées pendant plusieurs heures, ont repris avec la diffusion de plusieurs messages d’hommage aux FDS, à l’AES et d’appel à la mobilisation pour la défense de la patrie.
Un communiqué des autorités est toujours attendu alors que plusieurs autres sources sécuritaires annoncent que ces événements sont plutôt liés à un mouvement d’humeur de certains soldats de l’armée, contrairement à ce qui est annoncé comme une nouvelle attaque terroriste.
Des assaillants ont en effet tenté de pénétrer dans la zone de sécurité du Palais présidentiel de Niamey et d’autres ont tenté de prendre le contrôle de la télévision publique (RTN).
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)


