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Au moins vingt et une (21) personnes ont perdu la vie et des dizaines d’autres ont été blessées dans un tragique accident, ce vendredi 07 août 2026, entre Madaoua et Guidan-Roumdji, sur la RN1 (Niamey-Maradi). La tragédie fait suite à une collision entre deux (02) bus des compagnies de transport de voyageurs STM et SONITRAV, au niveau du village de Rézi, à 45 km de Madaoua (région de Tahoua). Parmi les victimes, on dénombre beaucoup de militaires de retour d’une formation au Centre d’instruction d’Aroungouza (CIA) de Zinder et en partance pour Niamey. Le bilan reste encore provisoire et pourrait s’alourdir au regard du nombre de cas graves recensés. Les circonstances de l’accident restent également à déterminer, mais, en plus du mauvais état de la route, les premières constatations des services compétents font état de causes humaines, notamment l’imprudence et le non-respect du Code de la route par les conducteurs. Ce qui remet au-devant de l’actualité la problématique de l’insécurité routière au Niger, qui ne cesse de prendre de l’ampleur malgré les engagements des autorités à atténuer ce fléau qui continue d’endeuiller des familles et de coûter cher aux caisses de l’État.

L’insécurité routière a encore fait des victimes au Niger ! Une vingtaine de vies fauchées et des dizaines d’autres blessées dans un tragique accident de route, ce vendredi 07 août 2026, sur la RN1 (Niamey-Maradi), entre Madaoua et Guidan-Roumdji. L’accident s’est produit au niveau du village de Rézi, à 45 km de Madaoua, et a impliqué deux (02) bus des compagnies de transport de voyageurs STM et SONITRAV.

Les deux bus qui roulaient en sens inverse sont presque entrés en collision, comme en témoignent les images chocs de l’accident. Selon des témoins et des rescapés, au moins vingt et une (21) personnes ont perdu la vie et une quarantaine d’autres ont été blessées. Le bilan est provisoire et pourrait s’alourdir au regard de la gravité de certaines blessures.

Les services de secours ont été aussitôt dépêchés sur les lieux de la tragédie et les investigations sont en cours pour évaluer la situation et surtout déterminer les circonstances de l’accident.

Selon nos informations, la majorité des victimes décédées sont des militaires qui revenaient d’une formation au Centre d’instruction d’Aroungouza (CIA) de Zinder et voyageaient à bord du bus de la SONITRAV, en direction de Niamey.

L’hécatombe continue sur les routes nigériennes

En attendant les conclusions de l’enquête par les services compétents, cette nouvelle tragédie qui vient d’emporter et de détruire, endeuillant des familles et engendrant des conséquences socioéconomiques désastreuses, ravive le débat sur les accidents de la route au Niger.

Selon les estimations officielles, le Niger est l’un des pays qui affiche un taux alarmant d’accidents de la route dans la sous-région.

Les chiffres publiés en avril dernier par l’Agence Nigérienne de la Sécurité Routière (ANISER) en disent long sur l’ampleur de l’hécatombe. En 2025, quelque 7 116 cas d’accidents corporels ont été enregistrés au Niger, engendrant 1 245 morts et 4 439 blessés graves. Ce qui fait dire au DG de l’ANISER, le Commissaire Divisionnaire de police Abou Mountari, que « les accidents de la circulation routière constituent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, de sécurité et de développement, car ils entraînent chaque année des pertes en vies humaines, des blessés graves et des conséquences socio-économiques importantes pour notre pays ».

Le fait qui interpelle au-delà de ces chiffres, c’est que, pour la grande majorité des cas, c’est l’imprudence humaine ou, en termes juridiques, le non-respect du code de la route par les conducteurs qui est la principale cause de ces accidents, surtout sur les routes interurbaines, bien devant le mauvais état des routes. « Le phénomène de l’insécurité routière qui ronge de manière douce nos familles montre que la question de la criminalité routière est préoccupante et 99,24 % des accidents sont liés aux comportements humains. L’analyse de ses causes fait ressortir principalement l’excès de vitesse, le refus de priorité, l’imprudence, le non-respect de la signalisation routière, l’inattention, la conduite en état d’ivresse, la surcharge du véhicule, la somnolence au volant », confirme le patron de l’ANISER.

Face à cette situation préoccupante, plusieurs initiatives ont été lancées pour enrayer la recrudescence des accidents de la route et leurs conséquences. La dernière en date, c’est celle du Ministère des Transports et de l’Aviation Civile, en collaboration avec l’ANISER, pour faire de l’année 2026 « l’Année de la Discipline Routière ». À cet effet, une vaste campagne nationale de sensibilisation de la population sur la sécurité routière, conduite par l’Agence Nigérienne de la Sécurité Routière (ANISER) sur toute l’étendue du territoire national, a été lancée le 10 avril 2026. L’objectif affiché par le gouvernement à travers cette campagne est de réduire de 30 % le nombre de personnes tuées sur les routes, de 50 % le nombre d’accidents de la circulation routière et d’atteindre 100 % de port de casque de sécurité homologué sur l’ensemble du territoire national.

Ce n’est toutefois pas la première initiative qui a déjà été expérimentée au Niger, où des rencontres de tout genre ont été organisées par les pouvoirs publics pour analyser les principales causes de ce fléau et trouver les solutions pour y remédier.

Pour une large opinion, l’absence de véritables sanctions en cas d’accidents, surtout impliquant la défaillance des compagnies de transport, y est pour quelque chose dans la persistance de ces tragédies.

En l’absence de l’Autorité de régulation du secteur (l’ARST a été dissoute par ordonnance présidentielle il y a quelques mois), tous les regards sont tournés vers le Ministère des Transports, qui est très attendu sur ce terrain. Les compagnies de transport du Niger ont, en effet, connu un fulgurant essor ces dernières années, au-delà des frontières nationales, ce qui en fait une sorte de « Cartel » qui sait bien défendre ses intérêts. Sauf que des vies sont en jeu et c’est l’ère de la Refondation…

Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)



Commentaires

0
Dioula
3 heures ya
Une tragédie... Que les victimes reposent en paix.
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