Niger : le journaliste Ali Soumana libre après plus de 4 mois de détention

Le Directeur de publication de l’hebdomadaire « Le Courrier » est sorti de prison, jeudi dernier, après plus de 4 mois de détention à la prison civile de Say, à une soixantaine de kilomètres de Niamey. Arrêté le 8 septembre 2025, Ali Soumana avait été poursuivi à la suite de la publication d’un article faisant état d’une affaire présumée de fraude sur des cargaisons de cigarettes, impliquant plusieurs responsables de l’Administration des douanes et du Ministère des Finances, dont le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, qui avait déposé plainte suite aux accusations portées contre lui par le journaliste.
Ali Soumana est libre depuis le jeudi 22 janvier 2026, après avoir passé plus de quatre (04) mois de détention préventive à la maison d’arrêt de Say, située à une soixantaine de km de Niamey, la capitale, où il a été placé sous mandat de dépôt dans le cadre de l’instruction de son affaire. Selon nos informations, confirmées par ses avocats, cette libération est intervenue après le retrait de la plainte du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine et son audition par le juge en charge de l’instruction. Pour rappel, le DP du Courrier était poursuivi pour « diffamation et diffusion d’informations de nature à troubler l’ordre public » et « atteinte à la dignité humaine » suite à la publication d’un article sur l’affaire dite de « Cigarettes Gate », un scandale de fraudes de marchandises, dans lequel le nom du Premier ministre a été cité.
Inquiétudes sur la liberté de la presse au Niger
Les autorités nigériennes n’ont pas communiqué officiellement sur les conditions exactes de sa libération, intervenue jeudi soir, laissant sans précision le cadre juridique ou procédural de cette décision. D’autant que, parallèlement, le journaliste faisait l’objet d’une autre procédure judiciaire distincte suite à une plainte déposée depuis plusieurs mois par une organisation professionnelle des vétérinaires du Niger.
La remise en liberté du DP du Courrier intervient dans un contexte marqué par des préoccupations persistantes autour de la situation de la presse au Niger. Plusieurs professionnels des médias croupissent actuellement dans diverses prisons du pays, en dépit des appels à leur libération, lancés par les organisations nationales et internationales de défense des droits humains. Depuis l’avènement du CNSP au pouvoir, en juillet 2023, ces dernières dénoncent régulièrement des arrestations et poursuites visant des journalistes et des acteurs de la société civile, sur la base notamment de la loi révisée sur la cybercriminalité adoptée en 2024.
Des institutions internationales, dont le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, ainsi que des ONG comme Amnesty International et Reporters sans Frontières, ont appelé ces derniers mois les autorités nigériennes à respecter les engagements internationaux du pays en matière de liberté d’expression et de presse.
La preuve de cette situation assez critique pour les journalistes au Niger, et plus généralement pour la liberté de la presse : au lendemain de cette libération, Gazali Abdou Tassawa, correspondant de la chaîne allemande DW Hausa au Niger, a également été interpellé et placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Niamey. Sa détention fait suite à un reportage qu’il a réalisé sur la situation que vivent des réfugiés nigérians, acculés à squatter des endroits publics dans la capitale nigérienne.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)



Commentaires
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Finary
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Écoutez Charles gave pour le savoir .
Chawoir quant mm.philiptriso23.
681 k vues · il y a 1 mois
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Finary
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@kantaz
il y a 1 mois
Le niveau est trop haut ! Pouvez vous inviter Bruno Le Maire pour compenser svp ?
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Ah oui , avec burno lamerde on comprend mieux !
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Le DROIT INTERNATIONAL ne VAUT RIEN..
Commentaire : de Robert Faurisson ,
Charles , s'il te plaît , rejoins moi , on jouera à la coinche , merci.