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Nation: communiqué de presse de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) sur l'actualité nationale

CNDH 25 03 2022

La Commission Nationale des Droits Humains (CNDH), préoccupée par les évènements marquants de l’Actualité nationale, se prononce sur la situation.

  1. De la situation sécuritaire

Depuis un certain temps, la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) constate après une relative accalmie, la reprise des sanglantes attaques terroristes qui sèment la mort et la désolation au sein de la Communauté nationale notamment dans les régions de Tillabéri, Tahoua, Diffa ainsi que Maradi. En effet, assassinats, viols, enlèvements, pillage, extorsion de biens, vols de bétail, pose d’engins explosifs, entre autres sont devenus les modes opératoires des terroristes contre de paisibles citoyens et les éléments des Forces de Défense et de Sécurité. L’attaque terroriste meurtrière du 16 mars dernier ayant visé de paisibles voyageurs en circulation sur l’axe Dori-Téra parmi lesquels des passagers d’un bus de transport, froidement abattus à bout portant avant d’incendier le car, est intervenue tout juste une semaine après le massacre de nombreux villageois à Gueskérou dans la région de Diffa.

 

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Ces évènements tragiques qui traduisent des traitements cruels et inhumains infligés aux victimes interpellent notre conscience collective et démontrent à suffisance le mépris de ces criminels à l’égard des droits humains.

En ces circonstances douloureuses, la CNDH condamne avec la plus grande fermeté ces actes ignobles et barbares que rien ne saurait justifier.

Aux familles endeuillées, la CNDH présente ses condoléances les plus attristées et aux blessés, elle souhaite un prompt rétablissement.

A l’Etat et aux Forces de Défense et de Sécurité, la CNDH apporte soutien et encouragement pour toutes les dispositions prises en vue d’assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national.

A la Communauté nationale, la CNDH appelle à une union sacrée de tous les fils et filles du pays pour nous permettre de renouer avec la Paix, la Sécurité et la Stabilité dont notre pays a tant besoin pour son développement.

  1. De la situation dans certains établissements pénitentiaires

Les missions d’investigations menées par la CNDH dans certaines maisons d’arrêt ont révélé l’existence de quelques difficultés dans la mise en œuvre de la loi N°2017-08 du 31 mars 2017, relative au régime pénitentiaire et son décret d’application.

Cette situation porte sur la visite des familles, des avocats, l’introduction de produits alimentaires de l’extérieur et l’accès aux médecins traitants notamment au niveau de la maison centrale de haute sécurité de Koutoukalé. En effet, l’on se souvient que cette maison d’arrêt située en pleine zone d’insécurité, a été plusieurs fois la cible d’attaques terroristes ayant conduit à édicter provisoirement certaines restrictions dans les relations des détenus avec l’extérieur.

Evidemment, le maintien de ces mesures dans la durée est de nature à affecter certains droits des détenus au rétablissement desquels la CNDH a rencontré les autorités compétentes notamment le Premier Ministre et le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux. La CNDH, encourage et soutient toutes les initiatives en cours en vue de renforcer l’humanisation du milieu carcéral et suivra la situation jusqu’au retour à la normale.

  1. De la cherté de la vie

Les effets conjugués de la crise sanitaire liée au Covid-19 et la conjoncture internationale ont fortement affecté l’économie mondiale avec de graves répercussions sur l’Afrique. A cela s’ajoutent dans le Sahel une insécurité grandissante et une faible production agricole exposant les populations à une précarité alimentaire.

Du fait de cette situation, l’on assiste depuis un moment à une flambée des prix des produits de première nécessité qui pèse lourdement pouvoir d’achats des citoyens en général et sur le panier de la ménagère en particulier. La CNDH, en exécution de son mandat constitutionnel de protection des droits humains, encourage le Gouvernement à continuer d’agir dans le sens de créer les conditions d’un ‘désarmement tarifaire ‘ devant permettre aux opérateurs économiques de réduire les prix des denrées de grande consommation pour soulager les souffrances des citoyens et protéger les consommateurs surtout en cette veille du mois béni de ramadan.

  1. De l’exportation de la Mendicité

C’est avec indignation et consternation que la CNDH a appris l’existence d’un réseau de traite et d’exploitation des enfants nigériens dans les pays de la sous-région notamment en Algérie, au Bénin, en Côte d’ivoire, récemment au Sénégal et ailleurs dans le monde. Ces trafiquants qui exploitent sans vergogne la vulnérabilité économique des victimes, violent allègrement les droits garantis aux enfants par les lois et règlements en vigueur dans notre pays ainsi que les conventions internationales. Ces agissements intolérables constituent une menace sérieuse sur l’avenir des enfants ainsi livrés à la rue et déniés de leurs droits à l’éducation, à la santé, et la protection qu’ils sont en droit d’attendre de leurs familles, de l’Etat et même de toute la communauté nationale. C'est pourquoi, la CNDH encourage l’Etat à poursuivre les actions engagées pour le rapatriement organisé des victimes en vue de leur réinsertion sociale et pour mettre hors d’état de nuire les auteurs de ces actes qui sapent l’honneur national.

Fait à Niamey le 25 mars 2022

 Le Président de la Commission

 Maty Elhadji Moussa

 

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Commentaires  

+4 #1 Credo 26-03-2022 13:59
Vous appellez la communauté national à une union sacrée des filles et fils du pays. La cause profonde de cet état c'est la secte rose des voleurs avec à date Charlie le guru. Il faut appeler un. chat, un chat. C'est cette secte qui divise les nigeriens. La discrimination des nigeriens n'ayant pas d'obédience politique rose.
Depuis dix ans le prix du litre de car[mot censuré]nt à la pompe n'a pas baissé. Alors! Avant de voir le mal ailleurs, il faut indexer les gouvernants car si le coût du transport ne baisse pas ya problème. COVID-19 n'a rien à voir. C'est un problème de gouvernance. La gouvernance rose a appauvri davantage les nigeriens d'où la baisse du pouvoir d'achat.
Qui a rendu des nigeriens économiquement vulnérables avant que des individus véreux trouvent l'occasion d'en abuser. Cette mendicité est le signe d'une mal gouvernance. L'indice de développement humain le prouve. C'est ça gouvernance rose.
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+2 #2 Credo 26-03-2022 14:17
Lire avec à sa tête Charlie
Lire "Car [mot censuré]nt" le mot collé est censuré ?
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+5 #3 Credo 26-03-2022 14:43
Le mot "prison" n'a jamais été autant prononcée depuis la conférence nationale que sous la gouvernance rose.
Les voleurs de la secte rose c'est dans leur ADN de vilipender des régimes qu'ils qualifiaient de dictateurs.
Que dire de la gouvernance de rose qui pour un oui ou pour un non jette des nigeriens en prison sans procès. Combien de nigeriens croupissent en prison sans procès. Combien de barons par pillage de deniers publics se la coulent douce en toute impunité.sous la gouvernance rose.
Prédation, vol et pillage à gogo
Emprisonnement à gogo
Achat de conscience, concussion à gogo
Passe-droits, favoritisme et trafics à gogo
"Tayi tawri" et mendicité à gogo
Slogans creux et initiatives creuses à gogo
Arguments de la force à gogo
Discrimination des nigeriens à gogo
Tricherie, fraudes et népotisme à gogo
Complotisme et diversion à gogo
Scandales tout azimut.
Aucun régime dit dictatorial n'a fait autant au Niger. Et pourtant c'est sous une gouvernance dite "démocratique" du parti rose dit "socialiste" que les nigeriens observent tous ces travers.
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+1 #4 Hayman 26-03-2022 15:33
"Droits de l'Homme" Ah! ce machin des Nations Unies !
Ce fourre tout d'une complexité indescriptible.
Quand les occidentaux tuent en Irak, Afghanistan, Syrie, Lubie... Pas de droits de l'Homme.
Quand des terroristes tuent les militaires, terrorisent des nigeriens dans leurs villages et sur les routes eh bien pas de droits de l'Homme.
Quand des nigeriens sont exclus de la gestion de la cité par la secte rose, pas de droits de l'Homme.
Quand il ya pillage de deniers publics, pas de droits de l'Homme.
Quand les militaires nigeriens, maliens et burkinabés tuent des ennemis eh bien il ya droits de l'Homme. Avec des subsides pour enquêter sur les opérations des militaires sur le terrain de combat contre les terroristes,, vilipender les FDS, eh bien il ya droits de l'Homme.
Quand est-t-il des droits de l'homme avec la tuerie de jeunes de Tera par des militaires français ? Pas de requête d'enquête par votre institution. Les nigeriens peuvent la financer et je n'en doute pas.
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+3 #5 Gredoun 26-03-2022 16:00
La mendicité c'est dans la gouvernance. L'option de vendre honneur et dignité pour aller à la mangeoire est une forme de mendicité. Mendier pour des postes, des strapontins. Mendier pour vendre sa conscience.
Les mendiants ce ne sont pas ceux visibles dans la rue. La culture de la mendicité est encrée dans les esprits de certains nigeriens mêmes ceux qui se disent intellos et nantis.
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+1 #6 Tokaji 27-03-2022 15:14
C’est avec indignation et consternation que la CNDH a appris l’existence d’un réseau de traite et d’exploitation des enfants nigériens dans les pays de la sous-région notamment en Algérie, au Bénin, en Côte d’ivoire......et au Niger, j'ai l'impression que certains viennent seulement de se réveiller alors que ce phénomène se passe chaque jour sous leurs yeux, arrêtez ces larmes des crocodiles
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