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Bazoum rencontre education

Le chef de l’Etat a présenté ce vendredi au Centre des conférences Mahatma Ghandi de Niamey, les grands axes de sa politique éducative, un secteur que Bazoum Mohamed a érigé en priorité des priorités de son mandat. Un plan d’action et des reformes sur cinq années qui se déclinent sous la forme d’une thérapie de choc pour faire renaître ce grand corps malade qu’est le secteur de l’éducation et qui va se traduire par la mise en œuvre de mesures d’urgence et des actions à moyen et à long termes avec comme principaux objectifs d’augmenter l’offre d’accès à tous ainsi que de poursuivre l’effort de qualité et de gestion par la bonne gouvernance. Détails.

 

Zeyna commission0

C’est  une véritable thérapie de choc qu’entend impulser le Président de la République au secteur de l’éducation qui constitue, aujourd’hui, le dénominateur commun de tous les défis de développement du Niger. Comme il l’avait promis lors de la campagne électorale et comme il s’était engagé lors de son discours d’investiture, le chef de l’Etat a décidé de faire du secteur de l’Education, la priorité des priorités de son régime. Le ton vient d’être donné ce vendredi 30 avril  2021  par le Président de la République. Moins d’un mois après sa prise de fonction et avant même la présentation par le Premier ministre à l’Assemblée nationale de la Déclaration de Politique Générale du gouvernement (DPG), Bazoum Mohamed a, en effet, dévoilé aux partenaires de développement et aux partenaires sociaux,  les grands axes de la politique éducative que lui et son gouvernement entendent mettre en œuvre durant les cinq prochaines années conformément aux objectifs de l’axe III du Programme de la Renaissance acte 3. 

La cérémonie de présentation s’est déroulée au Centre international des conférences Mahatma Ghandi de Niamey en présence du Chef de l’Etat, du premier ministre, Ouhoumoudou Mahamadou, des ministres en charge des différents départements de l’enseignement et de la formation ainsi que des représentants du corps diplomatique, des organisations internationales et des autres partenaires au développement. Les partenaires sociaux y étaient également conviés et la rencontre a enregistré la participation des représentants de l’administration, des syndicats des enseignants et des élèves, des membres de l’association des parents d’élèves ainsi que des responsables des organisations et structures nationales de la société civile du domaine de l’éducation.

L’éducation, une priorité érigée dans le domaine réservé du chef de l’Etat

En prenant la parole, après une minute de recueillement qui a été observée en mémoire des 20 élèves disparus récemment dans l’incendie qui a consumé des classes en paillotte d’une école de Niamey, le Chef de l’Etat a rappelé les engagements qu’il a pris de reformer le secteur de l’Education et d’en faire « une priorité absolue » du programme de Renaissance acte 3. Désormais, le secteur de l’éducation est érigé dans le domaine réservé du Président de la République et prendra toute son importance régalienne. En outre, est-il annoncé, il se construira une vraie coordination interministérielle pour le suivi de cet important secteur en lui redonnant ses lettres de noblesse tout en combattant les pratiques corruptives observées naguère. Des engagements qu’a réitéré devant les différents acteurs, le chef de l’Etat.

« J’entends, comme je l’ai dit lors de mon discours d’investiture, veiller personnellement à ce que le secteur de l’éducation soit au centre de toutes les actions du Gouvernement, qu’il soit le pivot de ce que je considère être la consolidation et le progrès de notre politique pendant ce quinquennat, et ce avec l’appui technique et l’accompagnement de tous les partenaires de l’école, qu’ils soient nationaux ou extranationaux ».

Le Président de la République est ensuite revenu sur l’évolution ces dernières années et la situation actuelle du système éducatif nigérien. Un tableau sombre sur lequel tout le monde est unanime en dépit des investissements consentis et qui s’expliquent par certains facteurs exogènes et endogènes notamment la forte poussée démographique que connait le pays conjugués à une faiblesse des moyens. Des facteurs qui ont impacté sur la qualité de l’éducation dont le niveau n’a cessé de se dégrader d’année en année. C’est ce qui, immanquablement, induit sur l’état du développement économique et social du Niger ainsi que ses corollaires de tous les indices de classement comme l’atteste le classement du pays, en queue de peloton, en matière d’Indice de développement humain (IDH/PNUD). « Les différents rapports relèvent une faiblesse constante des taux bruts de scolarisation et du maintien dans le système scolaire, la faible scolarisation de la jeune fille, le niveau de formation souvent inapproprié des enseignants et des enseignantes, l’éloignement des écoles en zones rurales et nomades, les curricula inadaptés, l’insuffisance des infrastructures éducatives, les méthodes pédagogiques et les outils didactiques inadaptés », a mis en avant le Chef de l’Etat, ajoutant par la même occasion que, « tout cela est aggravé malheureusement aujourd’hui par le contexte sécuritaire qui a provoqué la fermeture de nombreuses écoles dans certaines régions de notre pays ».

Plus que de simples réformes, c’est donc  d’une véritable refondation dont a besoin le secteur et comme l’a décliné Bazoum Mohamed, pour être efficiente, cette refondation doit s’inscrire dans ses trois principaux leviers à savoir : l’augmentation de l’offre d’accès à tous, la poursuite de l’effort de la qualité et de gestion par la bonne gouvernance. En ce sens, le Président Bazoum a annoncé la nécessité de mener des réflexions et des actions à cette fin. Ces dernières doivent porter, selon le chef de l’Etat,  sur un certain nombre de questions. Il s’agit, entre autres, de la réactualisation et de la rationalisation de la carte scolaire, la poursuite de la construction et de la réhabilitation des infrastructures scolaires, la professionnalisation et le renforcement des capacités du corps enseignant. « C’est une question importante chargée des plus grands enjeux sur laquelle je vais insister afin que nous réfléchissions très sérieusement pour promouvoir une réforme qui nous donne la clé de nature à nous permettre d’améliorer notre système scolaire », a poursuivi le Président de la République qui a lancé un appel aux syndicats pour que leurs contributions soient des plus pertinentes. L’amélioration et l’adaptation des curricula pédagogiques est aussi « une autre question à enjeux très forts », selon le chef de l’Etat qui a aussi fait cas d’une supervision plus rigoureuse de l’enseignement privé; l’implication des communautés dans la réalisation et la réhabilitation des infrastructures scolaires et éducatives; le renforcement des programmes d’alphabétisation des adultes; la mise en place d’un programme de récupération des enfants déscolarisés. « Aujourd’hui, nous allons commencer la réflexion sur le secteur de l’éducation, entendu au sens de l’enseignement général. Nous aurons une rencontre similaire sur l’enseignement technique et la formation professionnelle, parce que nous investissons beaucoup d’argent dans l’enseignement professionnel, mais, comme dans l’enseignement général, nous avons très peu de résultats, et cela est encore moins compréhensible », a annoncé le Président Bazoum.

« Je saisis l’occasion pour appeler les Associations de Parents d’Elèves et tous les autres partenaires à être plus présents dans l’éducation, à accompagner l’Administration et les enseignants dans la prise en charge éducative des enfants. L’éducation ne doit pas être une affaire des enseignants et de l’Etat. C’est une affaire de toute la société. Et nous devons trouver les formules qui nous permettent de mettre en place les modalités d’une implication encore plus consistante des communautés. Ainsi, des consultations et des réflexions seront engagées afin de rétablir l’enseignant dans son autorité et ses prérogatives. Dans le même sens, les enseignants, bien sûr en retour, doivent faire preuve d’exemplarité et de déontologie afin que notre système éducatif soit efficace dans ses objectifs et dans ses résultats ».

Dans son allocution, le Chef de l’Etat a souligné qu’il a souhaité cette rencontre afin d’écouter l’ensemble des acteurs du secteur de l’Education et de prendre note de leurs avis, remarques et propositions qui seront pris en compte dans la mise en œuvre de notre programme. « Je conçois la mise en œuvre de ce programme, comme quelque chose d’interactif, qui doit se passer dans le cadre d’un dialogue permanent avec l’ensemble des partenaires de l’éducation », a conclu le Chef de l’Etat pour qui, « nous n’avons pas le droit à l’échec dans ce secteur, parce que nous avons beaucoup de devoirs vis-à-vis de notre pays et vis-à-vis de son peuple ».

Des actions et des réformes en concertation avec tous les acteurs

Le secrétaire général de l’ancien Ministère de l’enseignement secondaire, Mohamed Zeidane, a ensuite pris la parole pour présenter plus en détails, le plan d’action ainsi que les réformes qui seront engagés dans le secteur de l’Education au cours des cinq prochaines années. Il s’agit d’un plan réparti en quatre grands axes dont chacun est composé de plusieurs réformes, les objectifs visés ainsi que les moyens d’atteindre les résultats escomptés. Les quatre principaux axes du Plan sont : accès et amélioration des capacités d’accueil ; scolarisation de la jeune fille ; développement du capital humain ; et gouvernance du système.

Dans les détails, le plan de réformes se décline en plusieurs mesures et actions transversales à entreprendre à moyen et long termes. En matière d’accès, il s’agira, par exemple, d’accroitre les capacités d’accueil des établissements scolaires avec des infrastructures éducatives innovantes, la recherche de modèle alternatif de salle de classe, atteindre 0 classe en paillote d’ici 2026 ainsi que le respect des normes pédagogiques. En matière de scolarisation de jeunes filles, l’accent sera mis sur leur maintien à l’école afin qu’elles puissent disposer d’une vie meilleure mais aussi agir sur le problème de démographie en régulant la maternité de la jeune fille.

 Pour ce qui est de la qualité, il sera, entre autres, question de la professionnalisation des enseignants pour mettre fin au contrat, d’exiger le bac et non le brevet pour intégrer l’école des instituteurs, de renforcer l’ENS et l’INDRAP, de l’amélioration des conditions de vie et de formations des enseignants, et de développer des perspectives de carrières pour les emplois éducatifs. Dans cette même dynamique, en plus de la construction des internats pour filles dans les collèges ruraux, il est prévu d’introduire une réforme sur 5.000 écoles avec l’introduction des langues maternelles. Pour ce qui est des zones d’insécurité, il est prévu un regroupement d’un peu plus de 300 écoles fermées en 7 centres d’Education.

Enfin pour ce qui est de la gouvernance, l’engagement est de rehausser à 20 et 22% du budget, celui consacré à l’éducation, d’assurer une gestion rationnelle du personnel, de privilégier l’adéquation poste profil pour les nominations et surtout d’intégrer les principes de redevabilité et d’imputabilité avec des contrats de performance.

Les partenaires disposés à accompagner les réformes

La rencontre s’est poursuivie avec l’intervention des partenaires. Au non des partenaires techniques au développement, Le représentant de l’Unicef au Niger, Aboubacry Tall, a également intervenu pour assurer le Chef de l’Etat de la disponibilité des partenaires de l’école nigérienne à l’accompagner dans ses stratégies de réformes.

De son coté, le représentant de la société civile et des syndicats du secteur de l’Education, Issoufou Arzika, SG du SNEN, a quant à lui, fait des propositions et des recommandations pour garantir la réussite des reformes. Il a salué le courage affiché et les ambitions du nouveau chef de l’Etat pour le secteur de l’Education en insistant sur la nécessité d’une concertation entre tous, l’Etat et ses partenaires ainsi qu’une réforme de fond pour une véritable renaissance du système éducatif nigérien.

A la fin des assises, le Président de la République a  assuré l’ensemble des partenaires à mener à terme ces réformes qui se feront avec l’ensemble des acteurs. « Je vous donne l’assurance que ce processus se fera avec vous dans le cadre d’une dynamique qui réservera une grande place à vos propositions », a déclaré le chef de l’Etat qui a proposé aux syndicats et partenaires,  une autre rencontre, la semaine prochaine, à son cabinet pour passer à des questions plus détaillées.

A.Y.B (actuniger.com)



Commentaires

8
oga
2 années ya
seule l'union fait la force,il faut toujours
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2
Bana
2 années ya
Quelles sont concr
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2
Tidjani maman
2 années ya
Bon quand est ce que le pr
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6
Mendou
2 années ya
M
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5
Idriss
2 années ya
Excelente initiative President. J ' invite les jeunes
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6
Abdoul Karim
2 années ya
C'est vraiment une tr
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4
Pilimon hachimouu
2 années ya
Prions
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3
Pilimon hachimouu
2 années ya
Prions
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8
Journaliste
2 années ya
1267000km2. Le pr
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0
Sani Ali
2 années ya
Depuis 1960 on ne fait que des reunions, on a forme des soit disant intellectuels, mais a la fin, rien. Ils n'ont rien fiat pour le pays a part voler. Le plus grand probleme du Niger c'est les soit disant intellectuels
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1
Hold-up
2 années ya
kam
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2
Makaranta
2 années ya
L'ecole doit etre la priorite des priorites.
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1
Abdoulaye Mounkaila
2 années ya
bonjour
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0
TOTO A DIT
2 années ya
Citation en provenance du commentaire précédent de Sani Ali :
Depuis 1960 on ne fait que des reunions, on a forme des soit disant intellectuels, mais a la fin, rien. Ils n'ont rien fiat pour le pays a part voler. Le plus grand probleme du Niger c'est les soit disant intellectuels

Des ZINTELLECTUELS qui ne savent m
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0
TOTO A DIT
2 années ya
Laisser m
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Zeyna commission0

 

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