jeudi, 26 novembre 2020
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Borne fontaine village de Taba

Avec le soutien de la coopération allemande (BMZ), l’UNICEF met en œuvre un programme pour le renforcement des capacités des communautés dans trois régions du Niger. Pour un impact direct sur les populations, l’UNICEF intervient à travers une approche multisectorielle et intégrée qui est basée sur le renforcement des capacités locales autour des efforts de décentralisation et des approches communautaires intégrées.  Les résultats sur le terrain sont édifiants et engendrent des changements visibles comme en ont témoignés les principaux bénéficiaires rencontrés par notre envoyé spécial dans le département de Mayahi, dans la région de Maradi, une des zones d’intervention du Programme. Reportage.

 

Zeyna transfert argent bis

Le maire de la commune urbaine de Mayahi, M. Abdou Maiguero, ne tarit pas d’éloges sur l’impact des interventions de l’Unicef dans son entité. « Dans ma commune, l’UNICEF intervient dans tous les domaines notamment la santé, l’éducation, l’hydraulique ou l’assainissement en plus du renforcement des capacités de la commune ainsi que des services techniques », nous a-t-il confié avant de s’étaler par la suite sur les détails des différentes interventions domaines par domaines.  En cette matinée du 11 novembre 2020, lorsque nous débarquons au siège de cette commune située à une centaine de kilomètres du chef-lieu de la Région, l’élu local s’apprêtait d’ailleurs à aller sur le terrain pour suivre l’évolution de quelques chantiers en cours de réalisation dans le cadre du paquet d’interventions identifiés pour son entité dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Renforcer la résilience au Niger » par l’Unicef grâce à un financement de la coopération allemande (BMZ). Il devrait par la suite tenir une rencontre avec un comité mis en place par les habitants d’un quartier de la commune pour des travaux d’assainissements. « Notre commune a été choisie comme pilote dans le cadre du projet pour la Fin de la défécation à l’air libre (FDAL 2025) et nous avons pris des engagements en ce sens. Nous tenons à les tenir d’ici quelques mois pour emboiter aux autres communes voisines d’autant que l’actuel  ministre de l’Assainissement est un ressortissant de notre commune, donc c’est aussi un point d’honneur pour nous », poursuit-il, avant de continuer sur les réalisations dont a bénéficié sa commune. 

A l’image de l’élu local, c’est aussi le même sentiment de satisfaction qui se dégage partout où nous sommes passés au cours de cette mission qui vise à apprécier les réalisations faites dans le cadre de la mise en œuvre du projet, les défis qui persistent ainsi que l’appréciation des interventions par les bénéficiaires. « La situation de l’hydraulique au niveau du département de Mayahi est actuellement satisfaisante. Nous avons présentement un taux de couverture de 49%. Ce taux était de 41% avant les interventions réalisées cette année grâce à l’appui de l’UNICEF », a estimé Harouna Oumarou, Directeur départemental de l’hydraulique et de l’assainissement qui, chiffres à l’appui, met en exergue l’impact positif des interventions de l’UNICEF dans ces domaines et qui ont permis d’améliorer la situation.

Habsou Ilo, une habitante du village de Dan Amaria que nous rencontrés au cours de notre reportage, n’en dit pas moins bien que sous un autre angle, de bénéficiaires : « Nous avons été sensibilisés sur l’importance de la propreté et former sur les moyens et pratiques pour garder notre environnement sain. Cela nous a permis d’entretenir nos maisons et notre village que nous gardons propres. Pour la santé de la femme et de l’enfant, l’UNICEF a aussi beaucoup apporté à la population avec la construction et l’équipement des centres de santé et la sensibilisation des femmes sur leur fréquentation. Il y a de moins en mois de maladies et de décès et nous sommes sensibilisés sur l’importance de suivre les directives des agents de santé pour les mères et les enfants. Les hommes aussi sont sensibilisés et ils sont maintenant plus disposés à nous permettre la contraception pour bien gérer la famille, à inscrire les enfants à l’école et à veiller à leur maintien, et à mettre fin au mariage forcé ou des jeunes filles. Nous avons vraiment bénéficié de ces interventions de l’UNICEF et de ses partenaires et vous avez constaté de vous-mêmes que le changement est visible dans le village ».

Habsou Ilo

Des témoignages qui en disent beaucoup sur l’impact déjà perceptible par la population des interventions menées par l’UNICEF dans le cadre  de la mise en œuvre de ce programme dont les bons résultats enregistrés jusque-là s’expliquent en grande partie par la démarche adoptée dans le cadre des interventions. Celle-ci consiste à  construire la résilience des populations sur le renforcement des capacités locales des efforts de décentralisation et des approches communautaires intégrées. Avec comme principale finalité, de contribuer à la prise en charge des défis de développement du Niger qui, malgré les efforts des autorités et de ses partenaires, ne cessent de s’amplifier avec la conjugaison de chocs parfois exogènes. 

Défis structurants de développement, chocs chroniques et urgences récurrentes

Le Niger possède l'une des populations les plus dynamiques et les plus jeunes du monde comme en témoignent les indicateurs en la matière notamment le taux de croissance démographique, qui est l’un des plus élevés sinon le plus élevé du monde. Une situation qui agit sur le développement du pays et amplifie la persistance de certains défis structurants qui affectent la marche du pays vers l’atteinte des Objectifs de développement pour un développement durable (ODD) et qui explique en grande partie la faiblesse des indicateurs du pays en matière de développement humain. Le Niger fait aussi face ces dernières années à des chocs et des urgences chroniques, récurrentes et soudaines, qui sont aggravées par des vulnérabilités multidimensionnelles, des chocs climatiques et des déplacements de population en raison de l'insécurité née des opérations des groupes armés étatiques dans certaines régions frontalières notamment.

Le pays fait face à une prévalence de malnutrition aiguë globale (MAG) de 15 % et à une prévalence de la malnutrition aiguë sévère (MAS) de 3,2 %, c’est-à-dire au-dessus du seuil d'urgence défini par l'OMS. La situation nationale du retard de croissance est également alarmante car près d'un enfant sur deux souffre de malnutrition chronique. Les deux régions les plus peuplées (Maradi et Zinder) ont une prévalence supérieure à 60 %. Avec ce taux et compte tenu de la taille de sa population, le Niger compte aujourd'hui l'un des nombres les plus élevés d'enfants souffrant d'un retard de croissance dans la région du Sahel.  En plus de cette situation nutritionnelle préoccupante, seule 63 % de la population a accès à des sources d'eau améliorées et 71 % pratique la défécation à l'air libre. Seule une personne sur deux a accès aux services essentiels. Un enfant sur deux n'est pas scolarisé. Trois adolescentes sur quatre sont mariées avant l'âge de 18 ans (ce qui représente le taux le plus élevé au monde). Une fille sur trois est mariée avant l'âge de 15 ans. Seuls 30 % des enfants de moins d'un an sont déclarés à la naissance et 82 % des enfants ont subi une discipline violente. Le Niger est aussi confronté à des inondations récurrentes pendant la saison des pluies. En 2020 plus de 500.000 personnes ont été affectés. Le pays accueille également plus de 350 000 populations déplacées de force (dont des réfugiés), tout en étant un pays de transit pour la migration. Dans l'ensemble, 2,3 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire chaque année.

L’expérience de plusieurs pays y compris le Niger montre que l’investissement pour le renforcement de la résilience pourrait permettre de limiter l’impact négatif des différentes crises (grâce au renforcement des capacités intrinsèques des communautés et des systèmes) et réduire le cout des interventions humanitaires. Dans ce contexte, le gouvernement du Niger met de plus en plus l'accent sur les approches multisectorielles, qui peuvent être utilisées pour faire face aux situations d'urgence récurrentes en insistant sur la lutte contre les causes profondes, l'atténuation des risques et l'amélioration de la préparation. À terme, cela permettra ainsi de renforcer la résilience globale des populations.

Renforcer la résilience des populations avec une approche multisectorielle et intégrée

Afin de renforcer la résilience des populations face à ces chocs et leurs répercussions, l’UNICEF a élaboré une approche basée sur le renforcement des capacités des autorités locales autour des efforts de décentralisation, et un paquet d’interventions multisectorielles intégrées réunissant la nutrition, la protection, les services WASH, l'éducation et les services de santé qui sont fournis de manière durable, en renforçant les capacités locales à gérer les services et à effectuer un changement de comportement. Cette approche a été mise en œuvre dans le cadre du programme « Renforcer la résilience au Sahel » (Niger) qui bénéficie du soutien financier de la Coopération allemande (BMZ).   Il s’agit d’un  programme intégré, multisectoriel et pluriannuel qui vise à contribuer à une résilience accrue de communautés sélectionnées au Niger en améliorant leur capacité à prévenir les effets des chocs et des contraintes et à gérer les risques résiduels de manière à soutenir le développement économique et social en particulier celle des garçons et des filles.

Le programme « Renforcer la résilience au Sahel » est mis en œuvre au Niger par l’Unicef dans trois régions et neufs communes pilotes. Il s’agit des communes de Mayahi, Guidan Ammoumoune et Kornaka dans la région de Maradi, les communes de Kantché, Yaouri, Kolleram et Gafati dans la région de Zinder, et les communes de Bagaroua et Tabalak dans la région de Tahoua. Le programme va bénéficier à une population de 901.753 habitants vulnérables et exposés  aux chocs dont 538.441 enfants de moins de 18 ans, 452.034 filles et femmes et 449.719 garçons et filles. Afin de s’assurer de la bonne exécution du programme, sa mise en œuvre est coordonnée au niveau national par l’UNICEF et le Ministère du Développement communautaire et ses représentations régionales. Le programme bénéficie également du partenariat avec le PAM et le GIZ/PRODEC, mais aussi la Banque mondiale, l’USAID, la DFID, les agences du système des Nations unies (SNU Niger) ainsi que les autres intervenants dans les domaines de la résilience dans les communautés d’intervention du programme financé par BMZ à travers l’Unicef.

zone intervention

Zone d’intervention du Programme « Renforcer la résilience au Sahel » (Niger) mis en œuvre selon une nouvelle approche de l’UNICEF sur financement de la Coopération allemande (BMZ).

Dans le cadre de sa mise en œuvre et pour atteindre les objectifs visés, l’UNICEF intervient à plusieurs niveaux simultanément afin de soutenir les capacités d'absorption, d'adaptation et de transformation des systèmes, des communautés, des ménages et des individus. Au niveau régional, d’abord,  dans les trois régions identifiées pour ce programme, l'UNICEF renforce les capacités du comité technique régional travaillant sous l’autorité du Gouverneur pour traiter des questions multisectorielles, notamment, afin de se préparer et répondre aux chocs et aux crises. Cela se traduit par des de renforcement des capacités des systèmes et des services techniques régionaux, départementaux soutenant les secteurs sociaux (Développement communautaire, Santé, Nutrition hydraulique, protection, Education); et d’accompagnement des mécanismes. Au niveau communal, ensuite, la mise en œuvre du projet consiste au renforcement dans les 9 communes cibles de la maitrise d’ouvrage communale dans ses composantes pour promouvoir un développement local à travers des principes de cohérence en prenant en compte et de façon harmonieuse les besoins économiques et sociaux des communautés,  de participation pour impliquer davantage tous les acteurs surtout ceux à besoins spécifiques comme les femmes et les jeunes dans une dynamique de concertation permanente et  de responsabilité pour plus de responsabilisation des conseils municipaux et des populations dans la mise en œuvre.  Cet appui au renforcement de la maitrise d’ouvrage communale se traduit entre autre par l’appui à l’élaboration des plans communaux de développement. Enfin, au niveau communautaire, les actions de   l'UNICEF dans le cadre de la mise en œuvre du programme sont destinées à renforcer les capacités de modélisation d'une plateforme communautaire intégrée à travers notamment la participation active et le leadership des jeunes dans la prise de décision et avec, pour un début, un nombre limité de groupes de villages pour la phase de modélisation et qui ont été sélectionnés pour la plupart dans les zones autour des écoles ciblées par l'alimentation scolaire du PAM. Les communautés sont accompagnées pour fournir un ensemble de services de santé et de nutrition intégrés pour les mères et les enfants, notamment des interventions de prévention et de promotion pour tous les villages, ainsi que des interventions curatives pour les villages situés à plus de 5 km d'un établissement de santé. Les interventions d'assainissement total dirigé par la communauté et la protection communautaire des enfants touchent également toutes les communautés et tous les villages, tandis que le soutien aux infrastructures hydrauliques et à l'éducation inclusive sera axée sur des groupes de villages sélectionnés autour des interventions d'alimentation scolaire du PAM, dans le but de proposer une « approche globale de l'école » inclusive de renforcement des services éducatifs, de la nutrition, de la promotion de l'hygiène, y compris l'hygiène menstruelle, la prévention de la violence et la gouvernance scolaire. L'autonomisation des filles et la promotion des normes sociales positives pour changer les rôles des femmes seront un axe intersectoriel des interventions communautaires.

Des interventions à fort impacts pour atteindre les résultats visés

Afin d’atteindre le but d’accroitre la résilience des populations dans les 9 communes des régions d’intervention du programme, la nouvelle démarche de l’UNICEF se base sur une « théorie du changement » qui vise à atteindre les objectifs et les résultats à travers des interventions simultanées à différents niveaux. L’idée est en effet toute simple et sa logique une véritable évidence : « si les systèmes et les communautés sont renforcées pour planifier les réponses aux risques et piloter les décisions et si les filles, les garçons et les femmes ont un accès à des services sociaux équitables et de qualité ; alors les capacités d’anticipation de transformation des communautés seront renforcées, ensemble avec les services qui aideront les filles et garçons à atteindre leur potentiel et leur résilience sera accrue de manière à soutenir le développement économique et social ».

Ainsi donc, les résultats visés seront atteints par un certains nombres d’interventions à impact direct sur les systèmes et services chargés de fournir les services essentiels et se rejailliront sur les conditions de vie des populations qui se trouveront améliorer.

quelques resultats disponible

Programme « Renforcer la Résilience des populations au Sahel (Niger) » : cadre des résultats.

Avec l’ approche de l’UNICEF, le renforcement de la résilience des populations se traduit à travers ces interventions qui concernent les principaux sociaux de base qui ont déjà produit des résultats satisfaisants.

Il y a d’abord eu les interventions sanitaires adaptatives à fort impact : Vaccination - Prise en charge de la malnutrition (iCCM): Le renforcement des équipements de la chaîne du froid et l'organisation de stratégies avancées et mobiles dans 6 districts sanitaires ont permis de renforcer la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite (DTCP3) au profit de 83 692 enfants vulnérables dans des localités difficiles à atteindre et de 87 545 enfants contre la rougeole. Dans le domaine du renforcement du système de santé maternelle et néonatale, des médicaments essentiels pour la gestion des infections néonatales et pour la prise en charge communautaire intégrée des maladies de l’enfance (iCCM) ont été achetés et sont arrivés au Niger en août 2020 ; La distribution aux districts sanitaires est en cours. Dans la région de Maradi, 2 districts sanitaires (Dakoro et Mayahi) pilotent la distribution du "dernier kilomètre" qui vise à assurer la disponibilité effective des médicaments au niveau de l'utilisateur final. 

Mini AEP Kebda 

Ensuite, en matière d’assainissement total qui est piloté par la communauté (ATPC) - capacités des communautés à adopter des comportements propices à l'amélioration des pratiques WASH, l’UNICEF à travers des ONG partenaires renforce les capacités des communautés en matière de bonnes pratiques WASH. Le financement du BMZ sera utilisé dans 2 de ces municipalités (Tabalak et Mayahi). Les activités d'assainissement total menées par la communauté sont en cours au niveau des communautés et de la municipalité.  Par ailleurs, en réponse à la pandémie COVID-19, les activités de prévention et de contrôle des infections (IPC) ont été soutenues. L'UNICEF a renforcé les capacités de 1 030 agents de santé et hygiénistes sur les mesures IPC. L'UNICEF a soutenu la réhabilitation et la réalisation de systèmes d'approvisionnement en eau dans 2 centres de santé, le transport de l'eau par camion a été mis en place dans 2 sites de réception et de confinement pour les patients potentiels de COVID ; 3 blocs de latrines ont été construits, 1 138 installations de lavage des mains ont été installées dans 216 centres de santé et 85 écoles, ainsi que dans des lieux publics très fréquentés.

En matière d’accès équitable à l’eau potable, les interventions sont mises en œuvre à travers une approche WASH pilotée par les municipalités au niveau de la communauté, dans les écoles et les établissements de soins de santé. Au Niger, en effet, les responsabilités liées au secteur WASH ont été transférées aux municipalités dans le cadre de la réforme de décentralisation en cours. Cela a conduit l'UNICEF à signer un protocole d'accord avec les 9 municipalités d’intervention du programme de résilience sous financement BMZ. Les derniers en date sont les 6 protocoles signés en Aout 2020 avec les municipalités de Kantché, Gafati, Koleram, Yaouri, Tabalak, Mayahi. En outre, les financements BMZ ont permis d’accompagner les municipalités pour la construction de 11mini-adduction d’eau potable (MEAP) alimentés par l'énergie solaire et hybride (solaire et thermique). Ainsi pour les 7 première MAEP achevés, ont permis à 32 568 personnes (vivant dans 49 villages) d'avoir accès à l'eau potable et de connecter 4 centres de santé et 22 écoles bénéficiant également des cantines scolaires du PAM. Quatre (4) MAEP, est en cours de finalisation permettront à 17 822 personnes supplémentaires (vivant dans 21 villages) d'avoir accès à l'eau potable, ainsi que de relier trois centres de santé et 15 écoles couvertes par le programme de cantine PAM. Par ailleurs, les financements allemands dans le cadre du programme de résilience prévoient la construction de 17 autres systèmes d'adduction d'eau multi-villageois, dont le processus de passation de marché est en cours.

Enfin, les interventions se traduisent aussi par la mobilisation de la communauté contre les violences faites aux enfants.

Satisfaites des résultats sur le terrain, les populations bénéficiaires témoignent de l’impact des interventions

Lancé en septembre 2019 pour prendre fin en mars 2023, le Programme «  renforcer la résilience au Niger » financé par BMZ et qui mis en œuvre avec cette nouvelle approche de l’UNICEF s’est déjà traduit par des résultats probants sur le terrain.  En avril 2020, on notait entre autres, sur le plan de l’éducation, l’accompagnement des municipalités pour la fourniture de kits scolaires à 150.000 enfants et l’appui au gouvernement pour améliorer l’accès à une éducation inclusive de qualité. En matière de santé et de nutrition, en plus des fournitures médicales pour la santé Communautaire et la mise à disposition de chaîne du froid au profit des centres de santé des 6 districts de santé, il faut ajouter l’accès amélioré à 24.427 enfants vulnérables dans des zones reculées et la prise en charge de 29 744 enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë sévère (MAS) dans les 6 districts concernés. Pour ce qui est de l’eau et de l’assainissement, le Programme a consisté en un appui aux municipalités pour la réalisation de 12 systèmes d’adduction d’eau multi-villages ainsi que l’approvisionnement en eau à 88 écoles qui été dotées de sanitaires améliorés, notamment adaptées aux filles, et de formation de clubs d’hygiène. En matière de renforcement du système de protection de l’enfance, un soutien a été apporté à 30 services de protection pour prise en charge de 2.203 enfants victimes d’abus, de violence ou d’exploitation, un appui à la mise en place de comités de protection de l’enfance dans 92 villages, et la formation de 1.257 membres de ces comités. Pour ce qui est de l’appui aux collectivités locales des zones d’intervention du programme, elles ont bénéficié de programmes de renforcement responsabilité municipale, de participation citoyenne et responsabilité sociale, ainsi que leur accompagnement pour des partenariats avec les leaders traditionnels et religieux.

Des actions positifs sur le terrain qui impactent et pour lesquelles les populations bénéficiaires ont tenu à témoigner leur gratitude à l’UNICEF et à son bailleur de fonds, le gouvernement allemand à travers BMZ, pour les actions et interventions qui ont déjà permis d’améliorer significativement leurs conditions de vie et les prépare à faire face aux différents chocs.

Des témoignages recueillis lors de notre passage sur le terrain, du 11 au 14 novembre 2020, dans le département de Mayahi, à 100 kms du chef-lieu de région Maradi et au cours duquel nous avons rencontrés les bénéficiaires à Mayahi, Dan Amaria, Kiebda et Taba. Il convient de noter que le village de Dan Amaria, à 18 km pour une population de 1.369 habitants, a bénéficié d’une prise en charge pour la malnutrition ainsi qu’en matière d’assainissement total qui est piloté par la communauté (ATPC). A Kiebda, 11 kms de Mayahi pour une population de 1.599 habitants, les interventions de l’UNICEF à travers le programme soutenu par BMZ ont déjà consisté en un branchement en eau de la Case de santé et à l’école ainsi qu’un appui pour l’ATCP. A Taba, village situé à 16 kms de Mayahi et comprenant 931 personnes, les populations ont bénéficié d’un branchement en eau pour le village ainsi que la formation des relais pour la vie (iCCM). 

Abdou Maiguero

Abdou Maiguero, Maire de la commune urbaine de Mayahi : « L'UNICEF intervient dans ma commune dans tous les secteurs : éducation, santé, assainissement, hydraulique et même l'environnement. Donc, en résumé, l'UNICEF intervient dans tous les secteurs sociaux. Dans le domaine de la santé, par exemple, l’UNICEF est intervenue pour  renforcer les capacités des agents de santé. L’UNICEF a aussi apporté des appuis en médicaments et sur le plan logistique avec la dotation de certains Centre de santé intégré (CSI) en motos. Sur le plan de l'éducation aussi, l'UNICEF a assuré le renforcement des capacités des enseignants et tout récemment, d'ailleurs, l’UNICEF a mis à la disposition de plusieurs écoles de la commune, une centaine de table banc. Dans le domaine de l'hydraulique et de l'assainissement, trois (3)  mini AEP  multi villages ont étaient construites dont la première en 2016  et qui alimente cinq villages. Tout récemment encore, c'est-à-dire en 2020,  deux autres mini-AEP ont été construites à Kebda et Guidan Issa. En projet d'autre doivent voir le jour très bientôt. Pour ce qui est de l’assainissement, la commune urbaine de Mayahi est prise comme pilote du projet Niger FDAL 2025 (Fin de la défécation à l’air libre à l’horizon 2025). Cette activité a été lancée depuis le 2 novembre derniers et déjà tous les villages sont à pieds d’œuvre. Chaque chef de famille doit construire au moins une latrine et aussi à tenir son domicile mais aussi tout le village propre. Cette activité concerne les 153 localités de la commune et elle est  supervisée par une ONG. Nous allons tout faire pour emboîter le pas à deux des communes du département qui sont déjà un FDAL (Guidan Amoumou et Tchiake) et nous avons 2 mois pour atteindre cet objectif. Moi-même je fais des supervisions sur le terrain pour que soit concrétisé cet engagement pris par la communauté d’autant que,  vous n'êtes pas sans le savoir,  que le ministre de l'Hydraulique et de l'assainissement et un ressortissant de Mayahi, ce qui fait que c’est un point d’honneur pour nous à atteindre ce but. Aussi, je devrais ajouter que nos bureaux à la commune ont été équipés en matériel par l’UNICEF et sur les 5 CSI que compte la commune urbaine,  3 ont été construit et équipé par l’UNICEF qui vient également de recruter un agent communal du service  de l’eau et de l’assainissement afin de nous appuyer dans nos actions de développement ».

Nana Aichatou Mayahi

Mme Harouna Nana Aichatou, directrice départementale de la promotion de la Femme et de la protection de l'enfant de Mayahi : « Dans note direction nous avons le CPPPE (Centre de prévention, de la promotion et de la protection de l'enfant) financé par l'UNICEF. Nous mettons donc en œuvre des activités de protection de l'enfant qu’ils soient victimes de négligence, de maltraitance, de traites, d'abus, d'exploitation ou ceux victimes de mariage d'enfants et des enfants qui ont des comportements à risque. Ces enfants qui sont victimes de toute forme de violences, nous les prenons en charge à 100% et nous leur assurons  une protection spéciale. Cette protection est assurée par l’UNICEF. En effet, c'est l’UNICEF qui a mis à notre disposition  les moyens de déplacement, le carburant, les fonds de communication et d’autres équipements indispensables comme l'ordinateur pour le traitement des données. Il y a aussi la prise en charge des enfants non accompagnés, les enfants talibés et les enfants refoulés à qui nous assurons une assistance alimentaire, une assistance médicale, la recherche de leurs parents et le retour vers leur famille. Pour ce qui est des enfants égarés, des enfants maltraités, nous les prenons en charge et nous assurons une écoute et un appui psycho-social. Nous faisons aussi le suivi des CVPE (Comité villageois de protection de l'enfant), au niveau communautaire et au niveau des villages pour la transmission des données mais aussi le traitement communautaire des cas. A ce niveau, les CVPE font des sensibilisations et pour les cas qu'ils n'arrivent pas à gérer, ils les transmettent à la Direction départementale de la protection de l'enfant ».

Salissou Yahaya Chef CSI Dan Amaria

Salissou Yahaya, chef CSI Dan Amaria : « L'UNICEF a fait beaucoup d'interventions au niveau de notre centre de santé comme la formation de relais RCCM et nous même les agents, nous avons été formés aussi par UNICEF qui a assure également la prise en charge des frais de motivation des relais RCCM. Il s’agit de personnes  qui ont été formées pour la prise en charge de 3 maladies : La pneumonie, la diarrhée et le paludisme. Ces relais ont été choisis selon des critères dans les villages au-delà de 5 km et ont été identifiés dans les villages où ils prennent en charge, ce qui nous réduit donc la charge de travail et aux malades de n'avoir à parcourir au minimum 5 km. Avant le recrutement de ces relais, le CSI était très saturé mais maintenant grâce à ces relais RCCM, cela va beaucoup mieux même si nous avons encore quelques doléances pour renforcer cet important appui de l’UNICEF qui nous aide beaucoup. Comme vous pouvez le constater, le CSI de Dan Amaria ne dispose pas d'ambulance. Nous avons un tricycle pour les cas graves. L’appui en matériel y est, mais en quantité insuffisante. Par exemple, pour les lits d'accouchement, nous n'en disposons que d'un seul, il est souhaitable que nous en disposions de 3 ou 4 pour mieux répondre à la fréquentation qui est de plus en plus importante car les populations, en particulier les femmes, sont mieux sensibilisées et plus consciente de l’avantage d’aller vers les centre de santé pour elles-mêmes ainsi que leurs enfants ».

Maliki Kané, Chef du village de Dan Amaria : « Pour ce qui est de la propriété, nous sommes vraiment à pied d'œuvre. Nous sommes en train de faire de l'assainissement dans tout le village. Nous nettoyons et nous sommes également en train de construite des latrines dans nos maisons. A ce jour, nous avons déjà construits au moins une quarantaine de latrines car cela fait déjà 3 ans que nous avions commencé. Nous avons pris l'engagement que d'ici la fin de ce mois de novembre toutes les maisons de ce village seront équipées de latrines».

Mariama Saadou

Mariama Saadou, membre du comité de gestion eau du village de Kebda: « Honnêtement nous avons vu un très grand changement depuis quelques temps et le début des interventions de l’UNICEF. Nos vies ont changé énormément. Auparavant nous buvons l'eau du puits qui était de l'eau sale, mais aujourd'hui nous buvons de l'eau propre. Auparavant, nous étions tout le temps malades car il suffisait juste de boire l'eau du puits et vous vous sentez très mal, mais maintenant vraiment cela va mieux et nous ne pourrons que remercier le bon Dieu et les partenaires qui nous ont permis de disposer désormais de l’eau propre. De plus, avec cette adduction d’eau potable, nous sommes de moins en moins fatiguer et disposons de plus de temps pour nous consacrer à d’autres taches domestiques car par le passé, il fallait finir ces tâches et aller au puits où il faut passer des heures à puiser et à ramener l’eau nécessaire à la maison. C’était une vraie galère qui nous oblige parfois à envoyer les enfants faire cette corvée même si c’est un jour d’école car il n y a pas d’autres choix. C’est désormais du passé grâce à l’UNICEF».

Chef village Taba

Le Chef de village de Taba : « Les sensibilisations menées par l’Unicef sur la protection des enfants, des filles et la santé des femmes par le biais de madame Abou, la relais communautaire, nous ont énormément plu et c’est d’ailleurs l’occasion pour nous  les populations de témoigner devant vous les journalistes, de toutes les réalisations faites par l’Unicef à Taba. En tant que chef de village, je suis le mieux placé pour vous en dire plus même s’il est difficile de tout dire en si peu de temps.  Pour l’essentiel, nous avons été sensibilisés sur notre rôle de parents et ce que nous pouvons faire pour notre communauté et nous avons pu voir tus les avantages que nous pouvons tirer et c’est ce qui se passe actuellement. Après la sensibilisation sur la protection des enfants, nous avons mis fin aux travaux pénibles et les mariages des enfants. Nous faisons ce travail avec les membres du comité villageois de protection de l’enfant.  Pour ce qui est de l’eau, l’Unicef nous a beaucoup aidé car nous ne consommons plus l’eau du puits. C’est l’eau du robinet que nous buvons et les deux bidons de 25 litres coutent 25 F seulement alors qu’auparavant le bidon de 25 litres nous revenait à 25F et c’était de l’eau du puits. A ce niveau, je dois insister que l’Unicef a résolu un grand problème et d’ailleurs le plus gros problème du village et je profite d’ailleurs pour solliciter, dans la mesure du possible, la construction et l’équipement d’une case de santé ou d’un CSI dans notre village qui ne dispose pas encore d’un tel service, ce qui oblige les habitants à parcourir au moins 6 Km pour se soigner ».

Halilou Harouna, Relais RRCM à Taba : « Mon travail consiste à sensibiliser, à éveiller la population sur le plan de la santé et de l’assainissement. Nous faisons des formations avec des agents de la santé afin de pouvoir prendre en charge certaines maladies sur place. Auparavant, les gens n’allaient pas dans les centres de santé, mais depuis que nous avons commencé ces sensibilisations, les gens vont de plus en plus dans ces centres et les femmes accouchent beaucoup plus à la maternité.  Si un enfant ne se sent pas bien, ses parents nous consultent directement, si nous pouvons prendre en charge, nous le faisons autrement, nous l’envoyons au CSI le plus proche qui est celui de Dan Amaria à 5km.

Mariama Salifou

Mariama Salifou, 13 ans, élève en classe de CM2, à Kebda : « Nous sommes contents et nous remercions l’Unicef pour ce raccordement à l’eau au niveau de notre école.  Ça nous évite d’aller puiser l’eau au puits.  Maintenant nous avons de l’eau propre et de qualité.  Au moment où l’école ne disposait pas d’un point d’eau, nous nous rendons au puits pour étancher notre soif et il m’arrivait de m’absenter pour pouvoir faire la corvée de l’eau pour la maison».

Zara ATPC Kebda

Madame Zara, membre du Comité sur l’hygiène et l’Assainissement (ATPC) de Kebda : « Nous faisons de l’assainissement et mon rôle est de sensibiliser les femmes sur la propreté et l’éducation des enfants.  Nous avons observé un véritable changement de comportement des populations  car avec la propreté, beaucoup de maladies ont diminués, les enfants ne sont plus sales donc ne tombent pas fréquemment malades ils sont tous inscrits à l’école. Une fois par semaine, je passe de maison en maison pour sensibiliser les femmes et vérifier qu’elles balaient devant leurs cours et le village.  Nous balayons de manière hebdomadaire et nous disposons des latrines dans chaque maison. »

Ila Abdou, Président du Comité de sensibilisation à Kebda : « Au nom du comité de sensibilisation, je peux vous assurer que la situation s’est nettement améliorée au niveau de notre village. Les enfants sont devenus plus respectueux, le mariage forcé a beaucoup diminué et les enfants ne font plus la corvée d’eau. Au niveau de la santé de la mère et de l’enfant, les femmes sont également sensibilisées et elles font régulièrement les consultations pré et post natal.  Par rapport à l’éducation, les parents veillent de très près à l’inscription de leurs enfants, à la fréquentation et aussi à leur maintien à l’école.  Les droits de l’enfant sont beaucoup mieux respectés et même l’harmonie dans les foyers s’est nettement améliorée grâce aux sensibilisations. Nous remercions beaucoup l’Unicef et ses partenaires car grâce à ses actions dans notre village, les changements sont énormes et visibles sur tous les plans». 

Madame Souleymane HaouaouYaji, agent de santé à Kebda : « L’Unicef nous donne des appuis multiples.  Elle appui notre centre de santé et elle nous a permis d’avoir le raccordement à l’eau potable.  Avant l’avènement du robinet, en cas d’accouchement, il faut qu’on parte chercher de l’eau au puits pour laver le nouveau-né. L’Unicef met aussi à notre disposition des médicaments et des contraceptifs que nous donnons aux femmes pour qu’elles espacent les naissances au moins mettre deux ans entre les naissances.  L’Unicef a par ailleurs mis à notre disposition des produits alimentaires enrichis pour les enfants malnutris et nous a formés pour sensibiliser les femmes sur les consultations pré et post natales. Grâce à ces sensibilisations, les femmes n’accouchent plus à la maison, elles préfèrent venir au centre de santé. Les hommes aussi sont sensibilisés sur la contraception et c’est eux-mêmes qui autorisent leurs épouses à venir prendre de la contraception, ce qui illustre vraiment que la situation s’est nettement améliorée et les comportements ont vraiment changé pour de bonnes pratiques, et cela grâce aux interventions de l’UNICEF».

Bassira Ayouba

Bassira Ayouba, habitante du village Taba: « Quand mon fils ne se porte pas bien, je vais directement voir le relai RCCM pour qu’il le consulte. Ce dernier nous donne les médicaments nécessaires et la dose à administrer à l’enfant chaque jour et la durée du traitement. A la fin du traitement, nous devons ramener l’enfant afin que le relai s’assure que l’enfant est bien guéri. S’il s’avère que l’enfant n’est toujours pas guéri, il nous demande alors de nous diriger vers le CSI de Dan Amaria. J’ai eu à emmener mes enfants plus d’une dizaine de fois chez le relais RCCM et grâce à Dieu le tout-puissant, à chaque fois, les résultats ont été positifs et je continuerais à y aller chaque fois que possible pour ma santé et celle de ma famille».

Malam Chaibou village Taba

Malam Chaibou Mahamane, gestionnaire de la borne fontaine du village de Taba : « Au départ, on vendait les 3 bidons de 25 litres à 25 F, mais nous nous sommes rendus compte que ce n’était pas rentable. Nous avons donc opté pour ramener ça à deux bidons de 25 litres au prix de 25 L’eau est présente à volonté et tous les jours. Je reverse l’argent collecté aux agents de la mairie qui viennent collecter les fonds toutes les fins du mois. »                                                         

A.K.Moumouni, envoyé spécial à Mayahi (actuniger.com)

 

 

Commentaires  

-1 #1 Nigerien 22-11-2020 07:07
UNICEF, utilisez plutôt l’entièreté de vos ressources pour aider les populations au lieu de financer des publicités pour faire de l'auto promotion comme s'il s'agissait d'une compagnie privée ou une compétition contre un état qui s'est montre certes défaillant dans l'assistance a ses populations. Ces publicités se répètent et elles n'honorent pas l'Unicef comme Agence des Nations Unies dont la mission est d'accompagner le gouvernement dans la mise en oeuvre de son agenda de développement et non dans le déroulement du sien. A moins, que cette Agence ne soit devenue un mangeoire pour certains exactement comme nos sociétés d’état.
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