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Le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a procédé, samedi 1er août 2026, au lancement officiel des travaux de réhabilitation de la Route nationale n° 1 (RN1), section Maradi–Zinder. D’une longueur de 234 km, les travaux, répartis en quatre lots, vont durer 38 mois pour un coût de 173 milliards de FCFA, financé par l’État à travers un prêt de la Banque mondiale dans le cadre du Projet d'Intégration et de Connectivité du Sud Niger (PICSN). La section Maradi–Zinder de la principale route qui relie l’est à l’ouest du Niger (RN1) constitue un axe stratégique reliant deux grands pôles économiques et commerciaux du Niger, et sa réhabilitation permettra d'améliorer la mobilité des personnes et des biens tout en dynamisant les échanges avec le Nigeria. D’autant qu’au-delà de la reconstruction de la route, le projet intègre d'importantes infrastructures socio-économiques, notamment des routes rurales, des ouvrages d'assainissement, des forages, des salles de classe et des Centres de Santé Intégrés (CSI). Des leviers pour un développement durable et inclusif, conformément aux objectifs du PICSN, un projet stratégique qui vise à transformer les infrastructures routières du sud du pays, avec des impacts attendus sur la croissance, l’emploi et l’intégration régionale.

C’est la capitale économique qui a abrité la cérémonie de lancement officiel des travaux de réhabilitation de la Route nationale n° 1, section Maradi–Zinder. L’évènement a été présidé par le Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, en présence du Ministre de l'Équipement et des Infrastructures, le Colonel-major Salissou Mahaman Salissou, des membres du CNSP et du Gouvernement, des gouverneurs des régions de Maradi et de Zinder, des autorités administratives et coutumières ainsi que des cadres du ministère, des responsables des services techniques et des représentants du partenaire financier. Pour l’occasion, les populations locales se sont massivement mobilisées pour donner un cachet particulier à la cérémonie qui annonce la fin d’un véritable calvaire pour les usagers de cet axe vital du pays.

En lançant officiellement les travaux, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a donné le coup d'envoi d'un chantier majeur qui contribuera à améliorer durablement la connectivité entre Maradi et Zinder, au bénéfice des populations et du développement économique du Niger.

« Ce chantier stratégique, financé par l’État du Niger avec l’appui de la Banque mondiale à travers le PICSN, permettra d’améliorer durablement la mobilité des personnes et des biens, de renforcer les échanges avec le Nigeria et de consolider l’intégration économique de notre pays. Au-delà de la route, le projet prévoit également des infrastructures socio-économiques essentielles, notamment des routes rurales, des ouvrages d’assainissement, des forages, des salles de classe et des Centres de Santé Intégrés. Sous le leadership de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, nous poursuivons ainsi notre engagement à construire des infrastructures modernes, durables et au service du développement du Niger », S.E.M. Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre.

Moderniser durablement le réseau routier national et renforcer l'intégration économique du pays

Longue de 234 km, cette route constitue l’épine dorsale de l’économie et de la logistique du sud du pays. Elle fait office de trait d’union historique et culturel entre deux grands pôles commerciaux et agropastoraux, tout en ouvrant une voie stratégique d’intégration régionale avec le Nigeria voisin.

Sur l’axe Maradi–Zinder, la RN1 relie deux grands pôles économiques et dessert des localités importantes comme Tchadoua, Tessaoua, Aguié, Gazaoua, Maïjirgui, Koundoumaoua et Takiéta.

Malgré son importance stratégique pour l’économie du pays, notamment pour le transport des personnes et des marchandises, ce tronçon stratégique du réseau routier nigérien est fortement dégradé depuis des années. Par exemple, les derniers travaux de réhabilitation de la section la plus longue, Tchadoua–Takiéta, d’un linéaire de 143 km, remontent à 1993, affichant une dégradation très avancée qui affecte le quotidien des transporteurs, des commerçants et des agriculteurs, et expose la sécurité des usagers.

Le lancement des travaux de réhabilitation constitue donc un véritable ouf de soulagement pour les usagers, comme l’a mis en avant le ministre de l’Équipement et des Infrastructures lors de la cérémonie de lancement. « Ce grand chantier incarne la vision de souveraineté et de développement portée au plus haut sommet de l’État », a souligné le ministre Salissou Mahaman Salissou, qui a rappelé que, lors de sa grande tournée nationale de proximité du 04 au 05 octobre puis du 08 au 20 novembre 2025, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, a pris des engagements majeurs pour moderniser les infrastructures dans toutes les régions du pays. « Le geste que nous posons aujourd’hui est la preuve par l’acte que la parole donnée au peuple nigérien est sacrée. Chaque promesse de refondation se traduit sur le terrain par des réalisations concrètes au bénéfice exclusif de nos populations », a déclaré le ministre de l’Équipement et des Infrastructures.

D’après le ministre, la réhabilitation de la RN1 Est, section Maradi–Zinder, prévoit une chaussée revêtue en béton bitumineux à module élevé (BBME) d'une épaisseur de 6 cm, sur une largeur de 10,2 mètres, avec des accotements revêtus de 1,5 mètre de chaque côté. Dans les traversées des grandes agglomérations, des aménagements en 2 × 2 voies de 3,5 mètres sont prévus, avec un terre-plein central en pavés autobloquants ou en bordures hautes en béton armé, ainsi que des trottoirs de 2 × 1,50 m.

Sur le plan environnemental et social, plusieurs travaux connexes seront réalisés, notamment la réhabilitation de 35 km de routes en terre moderne, la construction de 500 km de routes rurales, de 50 km de caniveaux en béton armé, ainsi que la réalisation de forages, de blocs de classes, de clôtures d'écoles riveraines et de Centres de Santé Intégrés (CSI).

La réhabilitation de cette infrastructure routière d'envergure s'inscrit dans le cadre du Projet d'Intégration et de Connectivité du Sud-Niger (PICSN), financé par l'État du Niger grâce à un crédit accordé par la Banque mondiale.

Afin de garantir une exécution efficace et dans les meilleurs délais, le projet a été subdivisé en quatre lots géographiques distincts :

  • Lot n° 1 : Maradi – Tchadoua (41 km) ;
  • Lot n° 2 : Tchadoua – Tessaoua (84 km) ;
  • Lot n° 3 : Tessaoua – Takiéta (61 km) ;
  • Lot n° 4 : Takiéta – Zinder (48 km).

Selon le ministre de l'Équipement, le Colonel-major Salissou Mahaman Salissou, cette approche par lots traduit la volonté ferme du Gouvernement de permettre aux entreprises nigériennes d'exprimer pleinement leur potentiel et de participer activement à la construction du pays.

Les travaux seront réalisés pour un montant de 173 260 672 122 FCFA TTC, avec un délai d'exécution de 24 mois, par les groupements d'entreprises :

  • Groupement MBC BTP / EGTA Gholami pour les lots 1 et 2 ;
  • Groupement MOREY / EGBTP pour le lot 3 ;
  • Groupement WAZIRI / ESICO BTP pour le lot 4.

Le contrôle et la surveillance des travaux seront assurés pour un montant de 4 322 971 639 FCFA TTC, avec un délai d'exécution de 38 mois, incluant la période de garantie des travaux, par les groupements de cabinets suivants :

  • AGECET BTP – GIC SA pour le lot 1 ;
  • AGEIM – DECO IC pour le lot 2 ;
  • LAMCO-INGÉNIERIE – TECHNI CONSULT pour les lots 3 et 4.

Dans son intervention, le ministre de l'Équipement et des Infrastructures a beaucoup insisté sur la nécessité pour les entreprises de respecter les délais d’exécution et de privilégier le recrutement de la main-d'œuvre locale, afin que ce projet contribue à la création d'emplois pour les jeunes, à la dynamisation du commerce et au développement économique des localités traversées. Et de rappeler qu'une loi portant protection du patrimoine routier national ainsi que son décret d'application ont été adoptés par le Gouvernement, afin d'assurer la préservation durable des infrastructures routières du pays.

Intégrer et connecter le sud du Niger pour créer des emplois et stimuler la productivité

Le représentant résident par intérim de la Banque mondiale, M. Ibrahim Garba, a indiqué que ce projet s’inscrit dans un nouveau Cadre de partenariat-pays du Groupe de la Banque mondiale pour le Niger, aligné sur le Programme de Refondation de la République (PRR) et qui poursuit un objectif central destiné à créer plus d’emplois, et de meilleurs emplois.

Le Cadre de partenariat entre le Niger et la Banque mondiale repose sur trois résultats : une population en meilleure santé, mieux éduquée et mieux formée ; un accès élargi à l’électricité ; une agriculture plus productive et une sécurité alimentaire renforcée. « Et la route est ce qui rend ces trois résultats possibles. Sans route, le centre de santé est trop loin. Sans route, l’école est hors d’atteinte. Sans route, la récolte n’atteint pas le marché. Or, aujourd’hui, plus que jamais, la route Maradi-Zinder doit jouer pleinement ce rôle », a expliqué M. Ibrahim Garba, pour qui c’est précisément pour répondre à ce défi que le Gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, met en œuvre le Projet d’Intégration et de Connectivité du Sud-Niger (PICSN).

Le PICSN est financé à hauteur de 400 millions de dollars américains, soit environ 240 milliards de FCFA. « Le projet financera le bitumage de près de 233 kilomètres de la RN1 et l’aménagement de 500 kilomètres de routes rurales. Il financera également des ouvrages de drainage, construits à forte intensité de main-d’œuvre – donc des emplois, ici, au bénéfice des communautés hôtes comme des personnes déplacées, et ce, en synergie avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés », a expliqué le représentant de la Banque mondiale. Et d’ajouter que « ce corridor structure la vie de plus de 16 millions de personnes, de part et d’autre de la frontière avec le Nigeria. D’ici 2031, plus de 1,4 million de personnes bénéficieront directement de ces travaux, dont environ la moitié de femmes, et une large majorité de jeunes ».

Auparavant, le gouverneur de la région de Maradi a déclaré que la réhabilitation de cette route répond clairement à une nécessité économique, sociale et stratégique. « Elle permettra d’améliorer significativement la sécurité routière, de réduire les coûts de transport, d’accroître la compétitivité de notre économie et d’offrir aux populations un cadre de mobilité conforme aux exigences du développement moderne », a indiqué le Contrôleur général de police Issoufou Mamane.

Pour rappel, c’est le 4 juin 2025 que le Premier ministre Mahaman Ali Lamine Zeine et l’ancien représentant de la Banque mondiale au Niger, Han Fraeters, avaient procédé à la signature d’un accord de financement de 400 millions de dollars (240 milliards de FCFA) pour le Projet d’Intégration et de Connectivité du Sud-Niger (PICSN). Un investissement colossal destiné à réhabiliter la route Maradi-Zinder et à moderniser 525 km de réseaux secondaires, avec des retombées économiques et sociales promises pour 16 millions de Nigériens. Le projet stratégique vise à transformer les infrastructures routières du sud du pays, avec des impacts attendus sur la croissance, l’emploi et l’intégration régionale.

Selon les détails, le programme, inscrit dans le cadre du Plan de Refondation de la République 2025-2029, permettra la réhabilitation du tronçon Maradi-Zinder de la RN1 (232,8 km) et la modernisation de 525 km de routes rurales et de desserte. « Le Niger est un pays vaste. Il nous faut la connectivité des routes, non seulement pour relier les régions entre elles, mais aussi pour renforcer les liens avec les pays frères de l’AES et l’ensemble de nos voisins », avait alors déclaré Mahaman Ali Lamine Zeine, pour justifier la pertinence et montrer la dimension géostratégique du projet.

Outre son importance logistique, le projet est conçu comme un levier de développement économique et social, notamment dans les régions du sud du pays, considérées comme le poumon économique du Niger. Il s’agit de faciliter l’accès aux marchés, aux centres de santé, aux écoles, mais aussi de stimuler l’entrepreneuriat local, l’emploi des jeunes et la valorisation des produits agricoles.

Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)



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