AES : la sécurité et la libre circulation au centre d’une réunion ministérielle à Ouaga

Les ministres en charge de la Sécurité des pays membres de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis, mercredi 1er juillet, à Ouagadougou, pour se pencher sur le chantier de la coopération sécuritaire et de la libre circulation dans l’espace confédéral. Inscrite dans la feuille de route de l’an II de l’agenda de l’AES, la rencontre a été consacrée à l’opérationnalisation des instruments de coopération sécuritaire du Protocole additionnel sur la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace confédéral. Lors de leur conclave, les ministres du Niger, du Burkina et du Mali ont notamment fait le point sur la mise en œuvre de la carte nationale d'identité biométrique et du passeport de l’AES, ainsi que sur l’harmonisation des procédures de contrôle routier. À l’issue de leur réunion, les ministres en charge de la Sécurité de l’AES réaffirment leur engagement à construire un espace confédéral plus intégré, plus sûr et favorable à la libre circulation des personnes, des biens et des services.
C’est le ministre de la Sécurité du Burkina Faso, Mahamadou SANA, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la réunion des ministres chargés de la Sécurité de l’AES, en présence de son homologue du Niger et du représentant du ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile.
Dans son allocution d’ouverture des travaux, le ministre Mahamadou SANA a indiqué que la substance des travaux porte notamment sur un protocole additionnel en matière de sécurité et un arrangement technique relatif au contrôle routier.
Il a fait noter que ces textes contribueront à renforcer le cadre juridique et opérationnel de la Confédération en matière de sécurité, à faciliter la libre circulation des personnes et des biens et à mettre fin aux rackets, aux tracasseries ainsi qu’aux autres entraves à la quiétude des voyageurs sur les axes routiers.
Il est également annoncé la mise en place de l’interopérabilité des bases de données relatives aux personnes et aux objets recherchés entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette mesure vise à renforcer le partage des renseignements et l’efficacité de la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et les autres menaces transfrontalières.
Pour sa part, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire de la République du Niger, le général de division Mohamed TOUMBA, a salué les avancées réalisées sur le terrain. Il a également apprécié positivement le travail des experts au cours des deux jours de travaux et appelé à l’adoption des projets de textes, qu’il a présentés comme des instruments majeurs de facilitation de la libre circulation et de renforcement de la sécurité dans l’espace confédéral.
De son côté, le représentant du ministre malien de la Sécurité, Oumar SOGOBA, a réaffirmé l’engagement des États membres à intensifier leur coopération face aux défis sécuritaires communs, en misant sur la mutualisation des moyens, l’harmonisation des stratégies et la coordination des actions.
Audience avec le Président du Faso, Président en exercice de la Confédération AES
En marge de leurs travaux, les ministres de la Sécurité de l’AES ont été reçus en audience par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso.
À cette occasion, ils ont reçu les orientations du Président de la Confédération. Le porte-parole de la délégation, le ministre burkinabè de la Sécurité, a rappelé que la réunion des ministres chargés de la Sécurité de l’AES s’inscrit dans le déroulement de la feuille de route de l’an II de l’AES. Et c’est dans cette optique que la délégation est venue solliciter les orientations et les conseils avisés du Président en exercice de la Confédération des États du Sahel.
« Pour l’an II, l’élément central de la gouvernance est réellement le renforcement de la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble de l’espace confédéral », a indiqué le ministre Mahamadou SANA.
Au-delà de la question de la libre circulation des personnes et des biens, cette réunion de Ouagadougou a été aussi un cadre de renforcement de la coopération en matière de sécurité, selon le commissaire divisionnaire de police Mahamadou SANA. Elle a permis également d’examiner le protocole additionnel relatif à la sécurité intérieure et à l’harmonisation des procédures et mécanismes en matière de contrôle routier, a-t-il ajouté.
Il convient de noter que cette rencontre ministérielle a été précédée par la réunion préparatoire des experts, tenue deux jours auparavant, toujours dans la capitale burkinabè.


