mercredi 10 août 2022

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Guinée Bissau : ouverture à Niamey, d’un Sommet extraordinaire pour ramener le président Vaz à l’ordre

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Les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réunissent, ce vendredi 8 novembre au Palais des Congres de Niamey,  en session extraordinaire sur la situation politique en Guinée Bissau.

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Sous la présidence du chef d’Etat nigérien, SEM. Mahamadou Issoufou, président en exercice de l’organisation communautaire, les dirigeants de la Cédeao examineront à cette occasion, les rapports du comité ministériel de haut niveau, dirigé par Kalla Ankourao, président du Conseil des ministres de la CEDEAO et chef de la diplomatie nigérienne, qui avait effectué une mission à Bissau le 3 novembre 2019, en vue d’évaluer la situation politique du pays, ainsi que l’état d’avancement de la mise en œuvre des décisions prises lors du 55ème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu le 29 juin 2019, à Abuja, au Nigeria.

Durant le Sommet extraordinaire de Niamey, les Chefs d’Etat examineront et adopteront les voies et moyens susceptibles d’assurer un accompagnement à la Guinée Bissau pour la tenue d’élections pacifiques, crédibles et transparentes le 24 novembre 2019, conformément aux dispositions du Protocole additionnel de 2001 de la CEDEAO, sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance.

En prélude à la tenue de ce Sommet extraordinaire,  le président Issoufou Mahamadou avait reçu en audience, dans l’après-midi du jeudi 07 novembre 2019, le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou. A sa sortie d’audience, il a indiqué que ce sommet extraordinaire sera essentiellement consacré à la Guinée Bissau, un pays membre qui traverse actuellement une crise politique difficile. « C’est un pays frère, un pays membre de la CEDEAO et c’est un pays qui traverse une période un peu difficile au plan politique et c’est tout à fait normal que les Chefs d’Etat se réunissent pour examiner la situation et pour essayer d’apporter des solutions pour pouvoir permettre à ce pays de retrouver la sérénité, la paix et la stabilité », a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO.

 « Il y a des élections présidentielles qui sont prévues en Guinée Bissau le 24 novembre 2019, ce sont des élections importantes, ça va permettre de régler la question du doute constitutionnel qui existe et ça va permettre au pays de clôturer le cycle électoral puisqu’il y a eu des élections aux législatives le 10 mars 2019 donc, c’est une élection importante ». M. Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO.

Crise politique et médiation

Plusieurs chefs d’Etat de la sous-région sont arrivés dans la capitale nigérienne pour prendre part à ce sommet extraordinaire à l’issue duquel, des décisions importantes sont attendues pour éviter que la crise politique ne s’enlise en Guinée Bissau.

A l’issue de sa mission à Bissau, le Comité de la Cédeao, qui a rencontré les principaux protagonistes de la crise, notamment le président José Mario Vaz, a réaffirmé « tout son soutien plein et entier au premier ministre Aristides Gomes », qui a été démis par le chef de l’Etat.  Le comité ministériel s’est aussi félicité du démarrage de la campagne électorale le 2 novembre 2019 suite à la publication de la liste des candidats par la Cour Suprême et a encouragé tous les acteurs à œuvrer pour la tenue effective des élections présidentielles le 24 novembre 2019, «  ce qui permettra de clôturer le cycle électoral et de maintenir la paix et la stabilité en Guinée-Bissau ».

Les chefs d’Etat de la Cédeao qui mènent une médiation dans cette crise qui affecte la Guinée Bissau, vont devoir élever la voie à Niamey, pour amener le président Vaz à respecter la feuille de route déjà établie pour sortir le pays de la crise. A cette fin, et malgré l’absence du président bissau guinéen dans la capitale nigérienne, des sanctions individuelles pourront être brandit à l’égard de « tous ceux qui engageront des actions allant dans le sens contraire à la tenue effective des élections ». Des menaces qui visent le président Vaz, qui a nommé un nouveau premier ministre ainsi qu’un nouveau gouvernement, lesquels peinent encore à prendre fonction, ce qui amplifie la crise politique, à quelques semaines des élections de sortie de crise.

Abdoul Karim Moumouni, envoyé spécial (actuniger.com)



Commentaires  

-1 #1 AHB 08-11-2019 13:18
C'est le monde a l'envers. Comment un usurpateur comme issoufou peut contraindre un autre apprenti usurpateur a ne pas usurper.
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-3 #2 nak 08-11-2019 14:02
Citation en provenance du commentaire précédent de AHB :
C'est le monde a l'envers. Comment un usurpateur comme issoufou peut contraindre un autre apprenti usurpateur a ne pas usurper.

en tout cas
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0 #3 commandant 11-11-2019 15:23
C'est pour cela que nous marchons sur la tête depuis un certain temps.....le monde est à l'envers.
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