NITA Fond Site Web 675 x 240

Ibrahim_Traore_Bureau

Le gouvernement burkinabè a annoncé, ce vendredi dans l’après-midi, la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la République française avec effet immédiat. Dans le communiqué lu lors d’un flash spécial de la télévision publique (RTB) par le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, les autorités ont invoqué la dégradation des relations bilatérales et l'absence des conditions nécessaires à une coopération fondée sur « le respect mutuel, la souveraineté nationale et la non-ingérence dans les affaires intérieures ». Il faut dire que depuis l’arrivée au pouvoir du régime du capitaine Ibrahim Traoré, en 2022, les relations entre Ouagadougou et Paris ne sont pas au beau fixe, à l’instar des autres pays de la Confédération de l’AES, le Niger et le Mali.

Dans le communiqué du gouvernement, le Burkina Faso a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec la France, pour cause « d'activisme incessant » contre ses intérêts et de soutien à des « réseaux subversifs ».

« Le Gouvernement du Burkina Faso porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale qu'il a pris la décision de rompre ses relations diplomatiques avec la République française pour compter de ce jour, 26 juin 2026 », a annoncé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, dans le communiqué lu vendredi en début de soirée, lors d’une édition spéciale de la RTB, la télévision publique.

Le gouvernement dit avoir pris cette décision historique, après une « évaluation approfondie » des relations bilatérales, estimant que les conditions d'un respect mutuel, d'une confiance réciproque et de non-ingérence ne sont plus réunies.

Ouaga dénonce les « ambitions néocoloniales » de Paris

Dans le communiqué, les autorités burkinabè ont fustigé des « ambitions néocoloniales » affichées par la France avec le soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent le Burkina Faso et le Sahel.

Les autorités burkinabè ont particulièrement dénoncé « la perfidie des discours des responsables français », visant à faire du pays « un paria de la communauté internationale ». Et, annonce la même source, « face à ces visées impérialistes de domination, nous avons fait le choix de la responsabilité et de la souveraineté ».

Le gouvernement burkinabè a toutefois tenu à préciser que cette rupture « ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux » entre les deux peuples et qu'elle vise « exclusivement le cadre institutionnel ».

C’est pourquoi les autorités du Faso ont par ailleurs appelé leurs citoyens à la « retenue et au civisme » vis-à-vis des ressortissants français et des expatriés vivant dans le pays, assurant que « leur protection et la préservation de leurs intérêts sont garanties ». Elles ont également réaffirmé, dans le communiqué, leur volonté de poursuivre une politique étrangère indépendante basée sur la « diversification de ses partenariats ».

« Le Gouvernement rassure l’opinion nationale et internationale de sa volonté et de son engagement à assurer la protection des ressortissants auxquels il réaffirme son hospitalité ainsi que la préservation de leurs intérêts. Il invite l'ensemble des citoyens à faire preuve de responsabilité, de retenue et de civisme vis-à-vis des ressortissants français et de l’ensemble des expatriés vivant sur le sol burkinabè, dans le strict respect des lois de la République. Le Gouvernement réaffirme sa détermination à poursuivre une politique étrangère indépendante, fondée sur la diversification de ses partenariats, le renforcement de la coopération Sud-Sud, le développement de relations équilibrées avec tous les États et la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable. Le Gouvernement du Burkina Faso demeure ouvert au dialogue avec l'ensemble des États de la communauté internationale sur la base du respect mutuel, de la réciprocité, de l'égalité souveraine et de la défense des intérêts légitimes de chacun. Il demeure engagé à bâtir avec toutes les nations éprises de paix et de justice un monde libre, plus juste et plus solidaire. »

La décision radicale des autorités burkinabè n’est pas une surprise au regard des relations tendues entre Ouagadougou et Paris depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré. Les autorités de transition ont dénoncé plusieurs accords liant le pays à l’ancienne puissance coloniale, à l’instar de leurs homologues de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)



Ajouter un Commentaire

Enregistrer
CANAL + BAN1

 android_actuniger2.jpg


Télécharger l'application depuis notre serveur ICI
Image
Image
Image
Image

LOWEBTV.png

 
L'eau saine à domicile avec le filtre FAIRCAP - Version Hausa
2465 vues
 
L'eau saine à domicile avec le filtre FAIRCAP - Version Zarma
892 vues
 
Forum national sur les décès maternels et périnatals du 13 au 15 novembre 2024 au Palais des Congrès de Niamey
4047 vues
 
DEPART DU DERNIER VOL DE LA FORCE FRANÇAISE CE 22-12-2023
3938 vues
 
Conférence de presse des députés et sénateurs de la CEDEAO
801 vues
 
AUDIENCE DU GOUVERNEUR DE LA BCEAO JEAN CLAUDE KASSI BROU
641 vues
 
Communiqué conjoint de la visite officielle au Burkina Faso de Son Excellence le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, chef de l’État du Niger.
760 vues

logo-white.png

Site web d'informations générales sur l’actualité politique, économique, culturelle, sportive au Niger et dans le monde.

Tél: (+227) 89 99 99 28  / 92 55 54 12

Copyright © 2022, ActuNiger. Tous droits réservés. Designed by KM Media Group

0
Partages