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Mali : le mandat de la Minusma prorogé jusqu’au 30 juin 2021

femmes soldats Minusma avec casque

Le Conseil de sécurité a décidé, lundi 29 juin 2020, de proroger pour un an, le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Le nouveau mandat court jusqu’au 30 juin 2020 et devrait préparer le transfert totale de la souveraineté du pays à l’Etat.

 

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C’est à l’unanimité que les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont décidé de cette prorogation du mandat de la MINUSMA, la 7e du genre. Le Conseil a également décidé de maintenir les effectifs de la Mission, soit 13.289 militaires et 1.920 policiers, et a rehaussé légèrement son budget qui passe à 1,2 milliard de dollars.

Dans la résolution adoptée, le Conseil a autorisé la Minusma « à utiliser tous les moyens nécessaires à l'exécution de son mandat ». Le texte précise que la première priorité stratégique de la Mission reste « l'appui à la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali par les parties maliennes, ainsi que par les autres acteurs maliens concernés ». De même, la seconde priorité stratégique de la MINUSMA est de « faciliter la mise en œuvre par les acteurs maliens de la Stratégie de stabilisation du centre du Mali, de manière globale et sous direction politique, en vue de protéger les civils, de réduire les violences intercommunautaires et de rétablir l'autorité de l'Etat, la présence de l'Etat et les services sociaux de base au centre du Mali, par la mise en œuvre des tâches qui lui sont confiées ».

Difficultés

La MINUSMA a été créée par la résolution 2100 25 avril 2013 du Conseil de sécurité des Nations unies suite à la dégradation de la situation sécuritaire et politique au Mali. En vertu de cette résolution, la Mission appuie le processus politique et réalise un certain nombre d’activités de stabilisation concernant la sécurité, tout en prêtant une attention particulière aux principales agglomérations et axes de communication. Il est aussi question de protéger les civils, surveiller les droits de l’homme ainsi que de mettre en place les conditions indispensables à l’acheminement de l’aide humanitaire et au retour des déplacés, à l’extension de l’autorité de l’État et à la préparation d’élections libres, ouvertes à tous et pacifiques.

Près de 7 ans après, la situation au Mali ne s’est guère améliorée avec une situation politique tendue à Bamako, la multiplication des attaques terroristes et une bonne partie du territoire qui échappe encore au contrôle de l’Etat central notamment dans le nord et le centre du pays.

En 2019, plusieurs manifestations populaires ont eu lieu dans plusieurs villes du pays pour réclamer le départ de la Minusma au regard de la poursuite de la dégradation sécuritaire dans certaines zones du pays où les conflits communautaires sont venus s’ajouter aux attaques meurtrières des différents groupes terroristes contre les forces de sécurité et les populations civiles. C’est pourquoi d’ailleurs, malgré le renouvellement à l’unanimité du mandat de la Minusma, certains pays comme les Etats-Unis commencent à s’impatienter sur l’absence de véritable résultat sur le terrain et plaident pour plus d’engagements afin de parvenir à un rétablissement de la souveraineté de l’Etat sur tout s territoire, ce qui devrait ouvrir la voie à un retrait de la Mission.

A noter que le Niger est un des principaux pourvoyeurs des casques bleus au sein de la Minusma, qui,  en plus des militaires et des policiers, comptent 1.180 agents civils dont 661 nationaux , 585 internationaux et 155 Volontaires des Nations unies. A la date du 30 octobre 2019, la Minusma a perdu 129 personnes en raison d’actes hostiles et a enregistré 358 blessés.

A.Y.B (actuniger.com)



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