Canton de Ouro Guéladjo (Tillabéri) : Morou Boukari Abdoulaye Boureima, élu nouveau Lamido

Le canton de Ouro Guéladjo, dans le département de Say (région de Tillabéri), a enfin un nouveau chef, ce qui met fin aux querelles et zizanies qui ont perturbé la quiétude de l’entité pendant plusieurs mois. Il s’agit de Morou Boukari Kalilou Abdoulaye Boureima, élu le mardi 30 juin 2026 à l’issue d’un scrutin organisé pour la succession du défunt chef, l’honorable Abdoulaye Dirarou Boureima, décédé en 2024. Le nouveau chef de canton, Morou Boukari, a recueilli 8 voix sur les 15 votants et devient ainsi le 11e Lamido du canton de Ouro-Guéladjo, chef-lieu de la commune située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Say. Après cette élection brillamment remportée, le nouveau Lamido de Ouro-Guéladjo, ancien élève du Lycée Technique Dan Kassawa (LTDK) de Maradi, va désormais se concentrer sur les multiples défis, notamment sécuritaires, auxquels sont confrontées les populations de ce canton situé dans la zone des trois frontières.
Après des mois d’attente et surtout de querelles, les populations du canton de Ouro-Guéladjo, dans le département de Say, ont un nouveau chef qui rejoint ainsi l’Association des Chefs traditionnels du Niger (ACTN). À l’issue du scrutin qui s’est déroulé mardi dernier dans le chef-lieu du canton et de la commune du même nom, M. Morou Boukari Kalilou Abdoulaye Boureima a été brillamment élu par le collège électoral composé des 15 chefs de village que compte le canton.
Candidat pour la première fois à cette fonction coutumière, M. Morou Boukari a obtenu 8 voix contre 7 pour son adversaire. Il devient ainsi le 11e Lamido de Ouro Guéladjo, au terme d’un vote qui s’est déroulé dans le calme et la transparence, en présence du gouverneur de la région de Tillabéri, le colonel Maïna Boukar, du préfet du département de Say, du représentant de l’Association des Chefs Traditionnels du Niger, ainsi que des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS).
Après la proclamation officielle des résultats, le gouverneur de la région de Tillabéri a félicité le nouveau chef de canton tout en lui prodiguant des conseils pour la réussite de sa mission. Il l’a exhorté à faire preuve de responsabilité, de sagesse et de résilience dans l’exercice de ses fonctions. « Vous n’avez pas d’opposants, vous n’avez que des administrés », a-t-il dit au nouveau chef, l’invitant par la même occasion à travailler avec l’ensemble de la population pour le développement du canton. S’adressant au candidat non élu, le gouverneur Maïna Boukar lui a rappelé que la chefferie traditionnelle est l’affaire de toutes les familles du canton. Il l’a appelé à dépasser les clivages issus du scrutin et à soutenir le nouveau chef. « Il n’y a plus de candidats, il n’y a plus d’opposants. Vous formez désormais une seule et même famille », a-t-il insisté, appelant chacun à œuvrer dans l’unité, la cohésion et le vivre-ensemble, sans distinction entre les partisans des différents candidats.
Dans son intervention, le premier responsable de la région n’a pas manqué de rappeler le contexte actuel du Niger ainsi que les défis auxquels est confronté le canton de Ouro Guéladjo. Le gouverneur de la région de Tillabéri a alors invité l’ensemble de la population à accompagner le nouveau chef afin de permettre au canton de retrouver toute sa place au sein de l’Association des Chefferies Traditionnelles du Niger.
En prenant la parole à son tour, le tout nouveau chef de canton, l’honorable Morou Boukari, a salué le bon déroulement du scrutin et remercié les membres du collège électoral ainsi que l’ensemble de la population pour la confiance placée en lui. « L’élection qui vient de se tenir aujourd’hui est une victoire pour toute la population de Ouro Guéladjo », a-t-il déclaré, avant d’appeler la population à rester unie, à travailler ensemble et à apporter sa contribution afin d’« éteindre le feu de la division » qui a affecté le canton, dans l’intérêt du développement et de la paix sociale.
Après plus de deux années d’attente, cette élection d’un nouveau Lamido marque une nouvelle étape dans la gestion et l’organisation du canton. Les attentes des populations sont désormais tournées vers l’exercice de ses fonctions et les actions à venir pour le développement local et, comme pour les autres cantons de la région, dans la zone des trois frontières, le premier défi pour le nouveau chef et ancien élève du Lycée Technique Dan Kassawa de Maradi (LTDK) sera celui de ramener la quiétude, d’assurer la sécurité et de gérer les conflits entre agriculteurs et éleveurs. Autant dire, travailler pour maintenir la paix et la cohésion sociale dans la droite ligne des orientations nationales.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)


