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Abou Tarka Mahamadou BIS

En marge d'une visite qu'il a conduite, fin juin dernier, pour s'enquérir de l'état d'avancement et de l'impact de certains projets financés par les partenaires dans la région de Tillabéri, le Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), a pris part à une session du Conseil régional de sécurité. L'occasion pour le Général Abou Tarka Mahamadou d'aborder la situation sécuritaire dans cette région située dans "la zone des trois frontières" et notamment les réponses qu'apportent l'Etat, à coté de la réponse militaire, pour stabiliser et renforcer la résilience des populations. Des réponses qui consistent au dialogue, à la sensibilisation et la réalisation de projets socio-économiques que la HACP met en œuvre avec le soutien des bailleurs. Avec les médias, le général Abou Tarka a aussi évoqué les défis de l'heure ainsi que les perspectives dans le cadre de la lutte conte les groupes armés terroristes dont les actions plombent le développement de la région.

 

Zeyna commission0

Selon le Général Abou Tarka, conformément à ses missions, la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), une institution rattachée à la Présidence de la République, contribue à l'instauration de la paix dans certaines régions de notre pays où la situation sécuritaire s'est dégradée ces dernières années du fait des groupes armés terroristes (GAT) mais aussi du grand banditisme.  C'est le cas dans la région de Tillabéri où, à côté de la réponse militaire, l'Etat met en œuvre plusieurs approches pour faire face au terrorisme insurrectionnel qui sévit dans cette zone frontalière du Mali et du Burkina Faso qu'on appelle "zone des trois frontières". 

Dans cette zone sévit, en effet, principalement deux groupes armés terroristes (GAT) à savoir le GSIM dans la partie nord et l'EIGS dans la partie sud. Selon les explications, l'EIGS n'a pas de mode opératoire propre et préfère la stratégie de "la terre brulée" alors que le GSIM privilégie le recrutement des populations locales. C'est pourquoi, en plus du volet militaire de la réponse de l'Etat, il y a deux autres volets pour faire face à la situation. Cela consiste, d'abord, en un dialogue politique ainsi que de sensibilisation afin que les populations restent avec l'État et coopère avec les services de sécurité. L'autre volet, c'est la mise en œuvre des projets de développement, avec le soutien des partenaires, et qui se traduisent surtout par la réalisation d'infrastructures socioéconomiques de bases, soit des activités génératrices de revenus (AGR) où des travaux à haute intensité de main d'œuvre (HMO) pour renforcer la résilience des populations.

Dialogue et sensibilisation

Selon donc son président, la HACP contribue à prendre en charge les aspects non militaires de la lutte antiterroriste qui sont de deux types dont ceux politiques relatifs à la gestion des communautés dans lesquels s'active un groupe terroriste et les aspects économiques, c'est-à-dire celles qui consistent à apporter un appui économique en matière de développement et de résilience aux populations. " En plus de l'aspect militaire de lutte contre le terrorisme, il y a aussi une dimension politique. En effet, nous n'avons pas de terrorisme ici, nous avons un terrorisme insurrectionnel avec des groupes terroristes qui recrutent des populations et enrôlent des jeunes nigériens ", a martelé le Général Tarka, fin connaisseur des questions sécuritaires. Selon lui, c'est ce qui explique qu'il y a une réponse de l'Etat qui essaie d'entrer en contact avec les populations victimes de ce terrorisme pour leur parler afin de les décourager de répondre à l'appel des groupes terroristes. Le Président de la HACP, a aussi ajouté que dans cette même dynamique, l’Etat vient en appui aux communes et aux populations car, justifie-t-il, «le sous-développement et la pauvreté sont des facteurs qui font que les jeunes rejoignent les groupes terroristes".

 Abou Tarka Mahamadou BIS

" La Haute Autorité à la consolidation de la Paix est une institution de mission dont le rôle est de s'occuper des aspects non militaires de la lutte antiterroriste qui sont de deux types. Il y a d'abord les aspects politiques de la gestion des communautés dans lesquels il y a une activité de groupe terroriste et les aspects économiques c'est-à-dire celles qui consistent à apporter un appui économique en termes d'appui au développement et de renforcement de la résilience aux populations. Il y a ensuite une dimension politique puisqu'en effet, c’est une insurrection, nous n'avons pas de terrorisme ici. Nous avons un terrorisme insurrectionnel, c'est à dire des groupes terroristes qui recrutent des populations, des jeunes nigériens, et les enrôlent. Donc, la réponse de l'État, en plus de la réponse militaire, c’est d'essayer d'entrer en contact avec les populations victimes de ce terrorisme pour leur parler et ainsi décourager l'appel des groupes terroristes. Il y a enfin la réponse de l'État qui vient en appui aux communes et aux populations car, évidemment, le sous-développement et la pauvreté sont des facteurs qui font que les jeunes rejoignent les groupes terroristes. Donc, notre fonction au niveau de la Haute autorité, c'est de nous occuper de ce dialogue politique et de nous occuper de la mise en œuvre de ces projets de développement". Général Abou Tarka Mahamadou, Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix

"Nous assumons notre alliance avec la France"

Interrogé sur la réarticulation en cours au Niger de la force française Barkhane après son retrait du Mali, le Général Abou Tarka a déclaré que le Niger est un partenaire qui s'assume avec la France. "Nous assumons notre alliance", a-t-il indiqué ajoutant par la même occasion que "la France est un vieux partenaire du Niger du point de vue économique et elle est en train de devenir un partenaire important du point de vue militaire".

"Nous saluons cela car le peuple nigérien a donné le quitus au président de la République pour une alliance militaire avec la France à travers un vote à l'Assemblée nationale », a poursuivi le Président de la HACP pour qui "le Niger a tout à gagner et absolument rien à perdre". "Nous avons le même ennemi. Il se peut que nous ayons des contradictions sur certains aspects, mais pour ce qui des djihadistes, nous avons le même ennemi", déclaré sans ambages le Général Tarka.

A. Karim Moumouni (actuniger.com)



Commentaires

3
TOTO A DIT
1 année ya
"le peuple nig
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1
TOTO A DIT
1 année ya
Lire plut
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1
Issa
1 année ya
Now, they figured out how to make "Jihad" a negative term. The enemies of Islam and their co-ops refer terrorists as jihadists. We, Muslims have to be careful not confuse the two.
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1
Hermano
1 année ya
General de bureau, mange et ferme ton clapet.
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5
webdubois
1 année ya
[quote name="TOTO A DIT"]
L'INDIVIDU TOTO A DIT EST UNE HONTE POUR LE NIGER
L'AVATAR TOTO A DIT FAIT HONTE
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3
Abou Tarka Mahamadou
1 année ya
G
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1
TOTO A DIT
1 année ya
Citation en provenance du commentaire précédent de webdubois :
[quote name="TOTO A DIT"]
L'INDIVIDU TOTO A DIT EST UNE HONTE POUR LE NIGER
L'AVATAR TOTO A DIT FAIT HONTE


Et toi une disgr
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1
TOTO A DIT
1 année ya
[quote name="Abou Tarka Mahamadou"]G
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4
Webdudois
1 année ya
@Toto le nul
Vous path
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