jeudi 1 décembre 2022

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Déclaration de presse : le Comité directeur de l’USN hausse le ton

CD USN

Communiqué de presse du CD/USN- A l’effet d’examiner la situation sociopolitique nationale et internationale et faire part de ses multiples revendications, au lendemain de la reprise académique universitaire et à la veille de la rentrée académique du primaire et secondaire, le Comité Directeur de l’Union des Scolaires Nigériens, rend publique la déclaration de presse dont la teneur suit :

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AU PLAN INTERNATIONAL :

-Fustige la campagne médiatique orchestrée par la communauté internationale en Afghanistan contre la prise du pouvoir par les Talibans. Ces derniers sont des Afghans progressistes outrés par la domination impérialiste et ne sont pas des terroristes contrairement à ce que diffusent les médias-mensonges de l’occident.

-Déplore l’attitude de la CEDEAO devenue désormais une marionnette de l’impérialisme français au lieu de défendre les intérêts des peuples africains. En effet, la CEDEAO tient une politique à double facette concernant les situations politiques au TCHAD, en Guinée et au Mali. La même CEDEAO en perte de crédibilité et en déficit d’avoir les moyens de sa propre politique ose légitimer la violation du mandat constitutionnel du président Ouattara en Côte d’Ivoire et condamne les putschs du Mali et Guinée alors qu’elle cautionne celui orchestré au Tchad.

-Encourage les juntes Malienne, Tchadienne et Guinéenne dans l’aboutissement d’un processus inclusif et participatif de transition afin d’organiser des élections démocratiques libres, inclusives et transparentes dans un délai raisonnable.

AU PLAN NATIONAL :

-Se consterne de constater que le Niger est devenu le théâtre d’accueil des forces militaires impérialistes notamment de la force Française Barkhane.

C’est pourquoi, l’USN appelle toutes les organisations progressistes à une synergie d’actions contre la présence progressive des forces militaires Françaises sur notre territoire souverain pour amener les autorités à savoir prendre leurs responsabilités régaliennes sans faire appel illégalement aux forces extérieures surtout en dotant nos armées nationales des équipements et matériels militaires adéquats pour bouter hors de nos frontières les sectes terroristes qui ne cessent d’endeuiller chaque jour nos familles.

-Constate avec amertume la cherté de la vie avec comme corollaires la hausse des produits de premières nécessités et la cherté des locations des logements sociaux pour nos populations surtout dans les centres urbains et périurbains sous la complicité de l’Etat et de certains opérateurs économiques.

-Condamne la faible et médiocre qualité des produits et prestations offerts par les agences de téléphonie mobile au Niger notamment Airtel et Orange Zamani qui n’ont de cesse arnaqué les Nigériens au mépris du respect au droit à la consommation de nos concitoyens alors même que le Niger dispose de sa propre agence de téléphonie laissée aux oubliettes par l’Etat du fait de l’absence d’efficacité et de courage républicain.

-Exige de l’Etat et des acteurs privés, la multiplication des emplois et le recrutement des jeunes diplômés d'autant plus que les besoins sont réels dans tous les domaines afin de réduire le chômage et favoriser le rajeunissement de l’administration publique et privée.

-Regrette que nos routes principales notamment la RN1 et la RTA ait été laissées à leurs seuls sorts avec beaucoup de conséquences humaines, économiques et matérielles causées par leurs états de dégradations systématiques.

-Fustige la défaillance de l’Etat Nigérien à assurer le fonctionnement et la vitalité de certaines de nos sociétés industrielles, de transport et des établissements hôteliers et sportifs longtemps pourvoyeurs des ressources au pays et de grand plaisir aux Nigériens, sont aujourd’hui en états de dysfonctionnement et certains de délabrement total notamment la Société de Textile du Niger(ENITEX), l’huilerie de Gamkalé, la Brasserie du Niger, la SOTRUNI, la SNV, le train Gaya-Dosso-Niamey, le stade général Seyni Kountché, l’Hôtel GAWAYE etc,

A L’INTERNE :

-Rend responsable, le gouvernement de tout ce qui adviendra en ce qui concerne la reprise non effective des activités académiques dans les universités et la préparation de la rentrée académique aux niveaux primaire, secondaire, professionnel et supérieur. Car il est regrettable de constater de plus en plus la prévalence des discours pompeux sur des actions surtout concernant la construction des classes en matériaux définitifs, la dotation en tables bancs, en fournitures scolaires et matières d’œuvres dans nos écoles secondaires et professionnelles.

-Déplore les faibles taux de Réussite aux examens du BEPC, du Bac et du BTS au Niger cette année. Ces taux de Réussite sont les plus faibles de la sous-région et sont consécutifs aux échecs avérés des politiques publiques éducatives classiques et infructueuses jusque-là en cours dans notre pays. Ce qui doit amener les acteurs de l’éducation à faire l’introspection nécessaire afin d’aboutir à un redressement qualitatif de notre système d’enseignement à travers des réformes inclusives et concertées. Cet état de fait alarmant dans lequel se trouve l’école nigérienne, mérite d’interroger le gouvernement sur la nécessité impérieuse de la convocation des états généraux de l’éducation et de la formation au Niger pour une refonte globale de notre système éducatif en vue d’aboutir à ses temps de gloire.

-Exige l’audit de la gestion de l’office du baccalauréat du Niger et le traitement rapide des réclamations et plaintes des candidats au Bac 2021 soumises à travers la HALCIA.

-Se félicite de la libération de la majorité de nos camarades arrêtés suite aux examens du Baccalauréat dans notre pays. Ce qui prouve que le combat mené par l’USN aux côtés de ces camarades incriminés a été plein de succès car beaucoup de ces camarades arrêtés en pleins examens ont été innocenté et relaxés par le juge. Ceux qui restent toujours en détention provisoire, attendent leurs jugements qui suivront dans un bref délai. C’est pourquoi, l’USN exige la libération de ces camarades et renouvelle une fois de plus sa confiance à la justice nigérienne tout en se réservant de s’insurger contre toute démarche partielle et inéquitable de celle-ci.

-Avions suivi sur les médias avec une grande consternation les propos inconsidérés tenus par le prétentieux Ministre en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche de notre pays relativement aux flux massifs d’étudiants dans certaines filières de formations au sein de nos universités publiques. Ces propos indignes d’un ministre septuagénaire et dont les fondements ne peuvent être lucidement justifiés et compris par l’opinion publique sauf à les réduire qu’aux désidératas de leurs auteur assez maître dans l’art de polémiquer sans raison ni opportunités.

Chers camarades,

Quand un ministre de surcroit PHD en Histoire pense que 4.000 étudiants en droit ou en sociologie sont de trop pour un pays comme le nôtre, comment n’est-il pas adéquatement nécessaire de s’interroger sur sa bonne foi à redresser l’enseignement supérieur déjà en déliquescence au Niger ? Le Ministre nous a livré un show médiatique impudique et totalement éloigné de la réalité de notre système d’enseignement supérieur. Car faisant fausse route dans son cahier de charge en oubliant que la totalité des effectifs de toutes nos universités ne fait guère le 1/3 des effectifs des universités des pays voisins et pourtant sont-ils en avance sur notre pays. Le PHD Ministre au lieu d’attaquer les vrais maux qui minent l’enseignement supérieur s’est évertué à donner plus de leçons sans importances pour l’opinion publique et non conformes aux attentes du peuple Nigérien. Il aurait pu avoir plus d’éclat aux yeux de l’opinion s’il s’est comporté en homme d’actions et soucieux du progrès de l’enseignement supérieur.

Sinon comment comprendre un Ministre qui n’a pas eu l’audace d’aménager même les toilettes de son propre ministère à plus forte raison poser les jalons d’un changement réel dans ce secteur, se permet-il de se croire sans répit en sempiternel sauveur de l’enseignement supérieur ?

Comment est il possible de comprendre dans une république qui se respecte, le comportement indécent et discourtois d'un ministre de surcroît un diplômé majeur qui a le complexe de supériorité à l'égard de ses partenaires privilégiés que sont les syndicats dont l'USN?

Est il désormais possible pour nous de continuer à cautionner ces comportements suicidaires et indignes d'un haut responsable de la République ? Ou bien devrions nous l'observer sans rien faire et laisser nos milliers des militants périr dans l'angoisse et le désespoir ?Non et non, il est grand temps après plusieurs mois de sagesse et de patience, que nous sortions du silence né de la répétition des engagements prétentieux d'un ministre qui a cultivé en lui un certain paradoxe né de sa carence managériale et de son attitude autarcique et narcissique à pouvoir diriger en toute responsabilité et lucidité un ministère comme celui de l'enseignement supérieur !

Ce monsieur communément appelé PHD est notoirement connu de l'opinion pour sa frugalité et son absence d'art de négociation se trompant d'une ère autocratique déjà révolue car en démocratie l'art de négocier est un atout surtout pour un haut responsable de l'Etat. Ce qui nous amène à s'interroger sur le fondement de sa nouvelle conduite qui n'honore point le contexte actuel dans lequel le gouvernement nigérien au premier rang duquel son excellence Monsieur le Président de la République, chef de l'Etat ,essaie de déployer des efforts pour assurer plus d'innovations et de satisfactions dans le domaine de l'éducation et la formation.

L'USN s'interroge sur l'agenda caché du ministre de l'enseignement supérieur avec son comportement défavorable au dialogue et à la sagesse qui risquerait de compromettre et remettre en cause les efforts et volontés manifesté par l'État et le gouvernement dans lequel il est membre.

Par ailleurs, l’USN est impatiente de voir ledit ministre travailler mieux que ses prédécesseurs au lieu de gueuler sur les médias c’est-à dire poser plus des actes tangibles et innovants permettant d’antidoter aux maux qui assaillent nos universités notamment appréhender la normalisation académique en élaborant un calendrier académique national des cours et examens applicables dans toutes les universités publiques du pays pour parer au retard académique légendaire causé par certains enseignants chercheurs qui n’ont jamais dans leurs carrières exécuté régulièrement leurs charges horaires. Après plus de sept(7) mois de gouvernance ministérielle, le Ministre PHD aurait pu mieux convaincre l’opinion s’il a posé les premières pierres dans nos universités pour la construction des infrastructures universitaires (logements, amphithéâtres, salles de cours, bibliothèques et laboratoires).Il aurait été mieux compris dans cet exercice de stigmatisation habituelle, s’il avait depuis plusieurs mois aujourd’hui eu l’humilité et le courage de faire payer les arriérés de bourses ,des frais de formation des étudiants à l’intérieur et à l’extérieur du pays ainsi que le paiement de l’aide sociale de nos camarades.

C’est pourquoi, l’USN rejette en bloc la récente sortie hasardeuse, inopportune et ratée de ce prétentieux ministre et s’insurge contre les propos alambiqués de ce dernier et sa volonté farouche d'agenouiller l'enseignement supérieur. Cet homme d'un autre âge au lieu d'être plus sage et soucieux envers les scolaires nigériens, se croit tout connaitre de l’enseignement supérieur alors même qu’il n’a toujours pas malgré ses prétendues connaissances , pu faire preuve de progrès en posant des actes innovants et assez courageux pour assurer la bonne gouvernance universitaire et le développement de la science dans nos universités publiques très en retard en termes des effectifs d’étudiants, de la performance de l’enseignement dispensé, de la productions des cadres compétitifs et de publications d’œuvres et articles scientifiques et techniques à l’instar des autres pays de l’Afrique.

Enfin, le CD USN s’étonne que ledit Ministre, oublie que le droit à l’éducation et à la formation est constitutionnel pour tout citoyen et il ne saurait y avoir de restrictions à ce droit pour la jeunesse nigérienne qui aspire à la science et au développement de ses capacités intellectuelles à travers l’accès équitable à l’enseignement universitaire.

-Met en garde l’administration de l’ANAB contre toutes sortes de laxisme dans le paiement et de discrimination dans le traitement des dossiers de nos camarades militantes et militants boursiers et bénéficiaires de l’aide sociale.

En effet, l’ANAB excelle dans le retard du paiement de la troisième bourse et la bourse de vacances. A cela, s’ajoute le retard abusif dans le paiement de l’aide sociale de nos camarades et le paiement des frais de formation de nos camarades. En outre, le CD USN met en garde l’ANAB sur toutes manœuvres éventuelles visant à instituer des critères draconiens dans le traitement des dossiers de nos camarades boursiers et bénéficiaires de l’aide sociale.

-Attire fortement l’attention du jeune Ministre en charge de l’enseignement technique et de la formation professionnelle sur sa léthargie et sa négligence à donner suite favorable aux paiements des arriérés de pécules des milliers des scolaires nigériens. A ce titre, l’USN lui rappelle que son portefeuille actuel n’est pas le même que celui qu’il a l’habitude d’occuper au ministère de la jeunesse et des sports où il aurait été de ceux qui se croyaient tout permettre et faire sans efficacité aucune. L’USN lui accorde un bénéfice de doute afin de gérer le plus vite possible les multiples arriérés de pécules toujours non payés depuis son avènement dans ce ministère. Sans quoi, il sera surpris de faire face à des jeunes de sa génération et sera mis et classé dans les poubelles de l’histoire de notre génération.

-Fustige le triste sort réservé par le gouvernement à plus de 500 étudiant(e)s Nigériens vivants à l’extérieur qui reçoivent régulièrement des représailles et des humiliations pour faute du paiement par l’Etat de leurs frais de formation.

-Exige le recrutement des enseignant(e)s en qualité et quantité (surtout en philosophie, mathématiques et SVT) dans les établissements publics du secondaire, le renforcement des capacités pédagogiques des enseignants existants, la dotation des fournitures scolaires, tables bancs, suffisantes , l'électrification de nos lycées et la construction des classes modernes en abandonnant les classes en paillotes.

-Met en garde le gouvernement de la 7eme République sur le non-respect des engagements pris à l’USN notamment l’amélioration des conditions de vie et d’étude de ses militantes et militants dans les écoles secondaires, professionnelles et au niveau des universités publiques.

En effet, plus de discours pompeux que d’actions réelles n’auraient-ils pu convaincre l’USN sur la bonne foi des autorités pour garantir un minimum de qualité des prestations sociales et académiques dans nos écoles et universités publiques aujourd’hui en déliquescence totale. Faudrait-il plus d’actes et de volontés réelles qui soient adéquatement mis en œuvre pour la satisfaction de nos multiples revendications.

Sans quoi, l’USN ne peut en être confiante ni plus tolérer la permanence des engagements superflus en dépit du bénéfice de doute accordé plusieurs mois durant par les scolaires nigériens, soucieux de la stabilité de l'année académique. Ce qui nous conduira incontestablement à battre désormais le pavé et s’affranchir du rubicond des attentes infernales et angoissantes pour engager la lutte perpétuelle contre les fossoyeurs de l’école nigérienne.

-Appelons enfin toutes les sections de l’USN et tous nos camarades militantes et militants à rester unis, mobilisés et engagés pour d’éventuelles luttes permanentes en cas de l'éventuelle sourde oreille du gouvernement face à nos légitimes revendications. Car l’USN reste une organisation forte qui sait en tout contexte assurer la défense des intérêts matériels moraux de ses militantes et militants.

-Réaffirmons notre ferme volonté à consolider l’union sacrée autour des valeurs glorieuses de notre organisation pour engager des luttes permanentes afin d’aboutir à des victoires éclatantes contre toutes les manœuvres tendant à la liquidation de l’école Nigérienne.

-Enfin, le CD USN reste pour le moment ouvert au dialogue sincère, inclusif et fructueux pour faciliter l'aboutissement heureux de sa plateforme revendicative toujours non prise en compte par le gouvernement nigérien après plusieurs mois de gestion de l'État.

Vive le Niger !

Vive l’USN !

Tous unis, nous vaincrons !

Pour le CD/USN,

Le Secrétaire Général

Amadou Hamani Moctar

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Commentaires  

+1 #1 Thusssss 03-10-2021 11:22
Thusssss
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0 #2 Oumarou Sanda 03-10-2021 20:37
Balivernes !
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0 #3 Blackmarket 04-10-2021 11:33
Un club de rigolos, l'exemple typique d'une jeunesse nigérienne avide, sans repère ni vision. Vous passez des mois de vacances à dormir, picoler et circuler à tombeau ouvert en ville dans des véhicules immatriculés CD/USN, et c'est à la veille de la rentrée scolaire que subitement vous vous rappelez de ce pour quoi vous etes sensés exister.
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0 #4 Karimou Dadinkoye 04-07-2022 11:50
Garant des scolaires nigériens
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