dimanche 2 octobre 2022

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Journée de l’Enfant Africain (JEA) : l’édition 2021 placée sous le signe de l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda 2040 pour une Afrique digne de ses enfants

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Le Palais des Congrès de Niamey a servi de cadre, ce mercredi 16 juin, au lancement des activités entrant dans le cadre de la célébration de l’édition 2021 de la Journée de l’Enfant Africain (JEA 2021). Cette année, la journée a été placée sous le thème : « 30 ans après l’adoption de la Charte africaine des droits et bien-être de l’enfant : accélérons la mise en œuvre de l’Agenda 2040 pour une Afrique digne de ses enfants ». L’occasion pour les décideurs politiques et les partenaires au développement de faire le bilan des actions menées ainsi que des défis pour rendre effectif et promouvoir les droits des enfants.

La cérémonie de lancement officiel des activités entrant dans le cadre de la célébration de l’édition 2021 de la Journée de l’Enfant Africain (JAE) a été présidée par la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, Mme Allahoury Aminata Zourkaleini, en présence de plusieurs membres du gouvernement, des présidents d’institutions et responsables d’administrations publiques, des autorités régionales, des cadres du ministère en charge des enfants, des représentants des organisations internationales et nationales en charge de la protection de l’enfant, du représentant des organisations de la societé civile et de nombreux invités parmi lesquels, une présence remarquée des enfants handicapés qui ont été cette année, associés à l’évènement.

Pour un Niger et une Afrique dignes de leurs enfants

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Dans le discours qu’elle a prononcé à cette occasion, après le mot de bienvenue du gouverneur de la Région de Niamey, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, a tout d’abord, rappelé la portée symbolique de cette Journée qui a été instituée depuis 1991 par l’ex Organisation de l’Unité Africaine (OUA), en hommage aux enfants massacrés le 16 juin 1976 à Soweto en Afrique du Sud, alors qu’ils étaient sortis massivement réclamer de meilleures conditions d’études. « Depuis, cette journée est devenue un cadre par excellence pour la mobilisation sociale autour des problèmes qui affectent la vie des enfants », a souligné Mme Allahoury  Aminata Zourkaleini, qui a ensuite abordé le thème choisi pour cette édition : « 30 ans après l’adoption de la Charte africaine des droits et bien-être de l’enfant : accélérons la mise en œuvre de l’Agenda 2040 pour une Afrique digne de ses enfants ». Selon la ministre, il est question, à travers ce thème et les activités de commémoration de la JEA 2021, d’évaluer les actions menées dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la Charte d’une part, et d’autre part, de réfléchir aux actions prioritaires à mettre en œuvre pour accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2040. En effet, a poursuivi la ministre, l’Agenda 2040 est  un programme d’actions comportant une dizaine d’aspirations visant  la protection et la promotion des droits de l’enfant, dans le cadre de la réalisation de la Vision de développement pour l’Afrique de l’Union Africaine (UA) jusqu’à l’horizon 2063. « Cette vision est de construire une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses citoyens, représentant une force dynamique sur la scène internationale », a rappelé Mme Allahoury Aminata Zourkaleini.

Selon la ministre de la Protection de l’Enfant, une évaluation de la mise en œuvre de l’Agenda pour la période 2016-2020 a montré que plusieurs défis restent à relever dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection des droits des enfants, du travail des enfants et de la participation des enfants pour ne citer que ceux-là. C’est pourquoi, « il faut dégager des actions phares dont la réalisation nous permettra d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2040, gage de l’atteinte de l’objectif de construction d’un Niger digne de ses enfants », a estimé la ministre.

Dans son intervention, la ministre Aminata Zourkaleini n’a pas manqué de rappeler le contexte dans lequel se tient cette célébration, un contexte  marqué pour des milliers d’enfants au Sahel par une vie dans une situation d’extrême vulnérabilité, hors de leurs milieux habituels, parce que contraints à des déplacements provoqués par des attaques de groupes armés sans orientation. « En effet, jadis habitués à vivre dans l’harmonie et la tranquillité, les communautés de certaines régions de notre pays vivent dans des cauchemars d’exactions perpétrées par des individus sans foi, ni loi, dont le seul objectif est de tuer et de semer la terreur », a déploré la ministre qui a, au nom du gouvernement et de l’ensemble des nigériens et nigériennes affligés par cette situation, présenter ses condoléances les plus émues à tous ceux qui ont perdu les leurs tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés et en apportant un soutien aux forces de défense et de sécurité dans leurs efforts de sécurisation des populations. La ministre n’a pas manqué, à ce niveau, à exprimer la gratitude des autorités et des populations à « tous les partenaires qui, dans les situations de paix comme dans les urgences, continuent à soutenir le gouvernement et les populations nigériennes ». « Je les encourage à renforcer et à maintenir ces appuis, surtout pour accompagner les efforts des familles à protéger leurs enfants dans ces situations difficiles », a déclaré la ministre de la Promotion de la Femme et de la protection de l’enfant, qui a réaffirmé l’engagement des plus hautes autorités du pays, à œuvrer pour « la construction d’un Niger digne de ses enfants ».

Des avancées notables mais aussi des défis persistants pour la promotion et la protection des droits de l’Enfant au Niger

Auparavant, et au nom des organisations internationales de protection de l’enfant, le Représentant p.i de l’UNICEF au Niger, M. Aboubacary Tall, a pris la parole pour rappeler d’abord la portée symbolique de la célébration de cette journée qui rend hommage aux 600 enfants tués à balles réelles par le régime de l’Apartheid le 16 juin 1976 à Soweto en Afrique du sud pour avoir juste manifester pour réclamer leurs droits à l’éducation. « Au delà de la dimension historique de cette journée, il s’agit pour nous tous, de marquer un temps d’arrêt pour faire le point de la situation des enfants sur le continent car, 45 ans après ce triste événement et 30 ans après l’adoption de la Charte africaine des Droits et du Bien-être des enfants, il est important pour chacun de nous d’honorer nos engagements et de renouveler nos promesses envers les enfants d’Afrique », a estimé M. Tall.

« Ces dernières années ont été un voyage exceptionnel pour les enfants au Niger », a estimé par la suite le Représentant de l’UNICEF au Niger, qui a cité, à titre d’exemples, qu’aujourd’hui, les bébés et les jeunes enfants sont moins susceptibles de mourir de maladies courantes que par le passé. Aussi, pouvoir aller à l’école au Niger est maintenant une réalité pour beaucoup d’enfants qu’il y a 30 ans. « Des développements substantiels dans les législations, les politiques, les stratégies et la programmation au niveau national ont été enregistrés  au cours des dernières années, notamment, dans la lutte contre le mariage des enfants, dans la promotion de la scolarisation des filles, dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’hygiène et assainissement et de la protection de l’enfant », a reconnu M. Tall, avant de mettre en exergue le domaine de l’éducation qui est hissé au premier rang des priorités de l’Etat avec, cerise sur le gâteau, l’engagement personnel du Président de la République. « Nous nous en félicitons ! Ce sont là des signaux forts qui démontrent encore une fois la volonté du Niger à accélérer les efforts visant à promouvoir et réaliser les droits de tous les enfants au Niger ».

Abordant le thème choisi pour l’édition 2021 de la JAE, M. Aboubacary Tall a souligné toute son importancet e surtout sa pertinence car plus que jamais, « c’est le moment pour nous de passer à une vitesse supérieure, tirer avantage des acquis de ces dernières années  pour accélérer nos efforts, car, malgré les avancées enregistrées, beaucoup reste encore à faire pour créer un environnement favorable aux enfants et aux générations futures ». Selon M. Tall, certains enfants n’ont toujours pas la possibilité de profiter pleinement de leur enfance et le parcours de la naissance jusqu’aux années vulnérables de l’adolescence est souvent rempli de dangers et de difficultés. C’est ainsi qu’au Niger, 50% des enfants en âge scolaire ne sont pas scolarisés ; près de la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance ; 3 filles sur 4 sont mariées avant l’âge de 18 ans et seule une personne sur deux a accès à des services de santé de base.

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« Quand bien même le Niger fait face à de multiples défis, notamment sécuritaires, climatiques et autres, il a su démontrer qu’avec une volonté politique affirmée et un leadership avéré, les mirages d’hier deviennent moins utopiques, et les rêves d’une nuit, au lieu de se dissiper avec la levée du soleil, prennent des formes plus distinctes dont la beauté n’en devient que plus resplendissante sous le chaud soleil du Sahel. La Journée de l’Enfant Africain est donc un moment pour nous de réaffirmer notre engagement indéfectible à respecter et protéger les droits et principes énoncés dans la charte, à identifier et prendre des mesures concrètes et réalisables à l’égard de son application complète, pour un Niger et une Afrique réellement digne de ses enfants ». M. Aboubacary Fall, Représentant p.i de l’UNICEF au Niger.

Au cours de la cérémonie, le représentant de la société civile, M.  Sidikou Moussa, a également pris la parole pour faire un bref aperçu de la situation pas très reluisante des enfants au Niger et rappeler au gouvernement et à ses partenaires, leurs engagements pour la promotion des droits de l’enfant.

Il est à noter qu’en plus de cette cérémonie de lancement officiel, plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette célébration à Niamey comme à l’intérieur du pays. Des actions de plaidoyer sont ainsi inscrites à l’agenda de la commémoration dans un élan de partenariat avec le gouvernement, les autorités administratives, coutumières et religieuses, les organisations de la société civile nationales et internationales en charge de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, notamment l’UNICEF, SAVE THE Children, PLAN INTERNATIONAL.

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A.K.Moumouni (actuniger.com)

 

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