jeudi, 26 novembre 2020
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habitante Gomozo rempli bidon

Dans le cadre de l’appui qu’elle apporte au gouvernement pour l’amélioration de l’accès des populations à l’eau potable et à l’assainissement surtout en milieu rural, l’UNICEF vient de doter le village de Gomozo, dans la commune de Tibiri (Région de Maradi) d’une mini-adduction d’eau potable (AEP). L’infrastructure désormais opérationnelle a été construite grâce à un appui financier du Comité National Allemand, va aussi desservir  quatre (4) autres villages et bénéficier à plus de 5000 personnes. 

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L’eau c’est la vie et elle est aussi source de vie ! Les habitants des villages de Gomozo, Kata-kata, Garin Elhaji Sami, Tsabiro et Garin Maman, situés dans la commune de Tibiri (département de Guidan Roumji), à une quarantaine de kilomètres de Maradi,  viennent de voir leurs conditions de vie nettement s’améliorer grâce à la mini-Adduction d’Eau Potable (AEP) multi-villages que l’UNICEF vient d’installer à Gomozo et qui dessert les 5.000 habitants des cinq villages. Une infrastructure réalisée  par l’UNICEF avec le soutien financier du Comité National Allemand et ses différents partenaires  qui met ainsi fin aux difficiles corvées, surtout pour les femmes, de recherche et de transport  sur de longs kilomètres de la précieuse denrée et jusque-là dans des conditions insalubres avec tous les risques de maladie que cela engendre notamment les diarrhées et les maux de ventre ou le choléra qui affectent particulièrement les enfants.

C’est ce qui explique la joie qui se lit sur le visage des habitants des villages rencontrés dans la contrée où l’accès à l’eau potable est désormais une réalité grâce à cette mini-AEP multi villages. Un véritable défi si l’on tient compte de l’état de la situation avant la réalisation de cette jolie infrastructure qui trône fièrement dans le village de Gomozo et qui fait depuis la fierté des populations locales, les principales bénéficiaires de cet investissement.

Omar Cheffou Directeur Hydraulique Maradi

« Il s'agit d'une Mini AEP multi Villages qui  alimente jusqu'à 5 villages. Avant la réalisation de cette mini AEP, la population de cette zone s'alimentait à travers les puits cimentés à ciel ouvert avec des petits forages. Du coup durant chaque saison des pluies, nous constatons des maladies d'origine hydrique qui étaient enregistrées au niveau de cette zone. Nous estimons qu'aujourd'hui avec une telle installation, bien structurée, bien cadrée, ces maladies seront un souvenir. Cette zone était très affectée par le choléra par le passé. En 2018, On avait enregistré beaucoup de cas de choléra dans cette zone, cela était justement dû à l'utilisation de certains points d'eau qui étaient mal structurées, qui étaient tout à fait totalement différent de ce que nous avons devant nous aujourd'hui. C'est une mini AEP multi villages de source hybride, elle travaille avec le solaire dans la journée et quand il s'agit de la nuit nous avons la possibilité de faire un pompage thermique. Dieu merci, depuis que nous avons mis en marche cette merveille, l'ensemble des villages prévus sont régulièrement alimentés par cette installation. Elle arrive donc à couvrir les besoins et mieux dans 10 ans nous projetons de raccorder d'autres villages. Cela couvre une population d'environ 5000 habitants. La mini AEP a une production de 10 mètres cube heure avec une possibilité de faire un pompage solaire sur 8h de temps et de même sur les 16 heures restants nous avons la possibilité de continuer la production, nous sommes donc à mesure d'avoir une production de 240 mètres cubes / jour. Pour le moment le besoin n’atteint même pas la moitié de ce chiffre. C'est donc le lieu de remercier le bailleur de fonds qui a financé cette réalisation. Je tiens à rappeler que tous les ouvrages de ce type sont sous gestion déléguée, ce qui permet la pérennisation des installations, à travers la vente de l'eau, nous avons la possibilité de remplacer certaines machines en cas de panne. La mairie est le maître d'ouvrage». M. Omar Cheffou, Directeur régional  de l'hydraulique et de l'assainissement (DRHA) de Maradi.

Les défis et enjeux de l’accès à l’eau potable dans la région de Maradi

Enfants de Gomozo au robinet

L'accès à l'eau potable et à l'assainissement de base reste très faible au Niger malgré les réformes engagées par le gouvernement ces dernières années avec l'appui de ses partenaires. Selon les statistiques officielles, seuls 46% de la population ont accès à au moins des services d'approvisionnement en eau de base (Programme conjoint de suivi UNICEF-OMS (JMP) 2017) avec des disparités importantes entre les populations urbaines (89%) et rurales (36%) et entre les régions. Concernant l'assainissement, seuls 13% de la population ont accès à des installations sanitaires de base et 71% de la population pratique encore la défécation à l'air libre (JMP 2017). L'amélioration de l'accès durable à l'eau potable salubre est entravée par des ressources financières limitées, des contraintes hydrogéologiques, des mécanismes d'exploitation et de maintenance faibles et par l'incidence du changement climatique. C’est pourquoi, depuis 2009, le gouvernement du Niger a engagé plusieurs réformes pour améliorer l'accès à l'eau potable. Dans les zones rurales, la promotion de partenariats public-privé grâce à la gestion déléguée des petits réseaux d'adduction d'eau a contribué à améliorer la qualité et la continuité du service. La mobilisation du secteur privé contribue au développement du secteur tout en permettant aux communes de générer des revenus localement, sur la base des tarifs. La possibilité de relier plusieurs villages à travers un réseau à partir d'un seul forage fait que les canalisations semblent présenter une solution pertinente soutenue par le gouvernement et ses partenaires pour atténuer les contraintes hydrogéologiques et améliorer la couverture nationale, qui reste actuellement très faible.

La Région de Maradi, située dans le centre-sud du pays, et qui fait frontière avec le Nigeria,  est l’une des régions du pays où la situation est plus aigues en raison de la conjugaison de plusieurs facteurs. Malgré son statut de capitale économique du Niger, la région est confrontée à un faible taux d’accès aux services WASH. Seuls 50,8% de la population ont accès à l’eau potable et la défécation en plein air est une pratique courante.

En 2018, Maradi était la région la plus touchée par l'épidémie de choléra à laquelle le pays a été confronté, avec 3443 cas sur 3822 (90%) et 60 décès sur 78 (77%). La forte prévalence des cas de choléra dans la région est en partie due au faible accès à l'eau potable et aux mauvaises pratiques d'assainissement et d'hygiène: à ce jour, une grande partie de la population de la municipalité de Tibiri dépend des eaux souterraines pour ses besoins, augmentant les risques de maladies récurrentes d'origine hydrique. De plus, la position de Maradi en tant que plaque tournante commerciale et de transport dans le pays la rend particulièrement sensible en tant que point chaud du choléra. La forte prévalence des cas de choléra dans la région est en partie due au faible accès à l'eau potable et aux mauvaises pratiques d'assainissement et d'hygiène: à ce jour, une grande partie de la population de la municipalité de Tibiri dépend des eaux souterraines pour ses besoins, augmentant les risques de maladies récurrentes d'origine hydrique. De plus, la position de Maradi en tant que plaque tournante commerciale et de transport dans le pays le rend particulièrement sensible en tant que point chaud du choléra. De plus, la région est affectée par les impacts du changement climatique et fait régulièrement face à de graves inondations, comme c’est le cas cette année où elle a été la région la plus affectée par les pluies diluviennes et leurs conséquences sur les habitations ainsi que les champs et autres services de bases. Ces inondations affectent la qualité de l’eau potable en raison de plusieurs contaminations, dont la contamination fécale avec des risques de choléra et d’autres maladies d’origine hydrique.  

Une mini-AEP multi villages pour garantir l’accès à l’eau potable aux populations

Mini AEP Gomozo

C’est pour répondre à cette problématique que le Niger, à travers l’UNICEF, a bénéficié d’un appui financier du Comité National Allemand pour la mise en œuvre d’un projet visant à améliorer l’accès à l’eau potable pour les populations vulnérables, en particulier les enfants vivant dans la municipalité sujette au choléra de Tibiri (région de Maradi) et à réduire la prévalence des maladies liées à l'eau insalubre. Ce financement a permis à l’UNICEF de réaliser, à travers la Direction régionale de l’Hydraulique et de l’Assainissement (DRHA) de Maradi, une étude de faisabilité pour la réalisation de la Mini-AEP multi villages dans les localités de Gomozo, Katakata, Garin Elahi Sami, Tsabiro et Garin Maman. L’appui de l’UNICEF a aussi consisté aux travaux de réalisation de la Mini-AEP multi villages de Gomozo ainsi qu’à assurer le suivi et le contrôle des travaux.

D’une durée de 15 mois, d’octobre 2019 à décembre 2020, le Projet a été mis en œuvre avec plusieurs partenaires notamment la commune de Tibiri, maitre d’ouvrage de l’installation, la DRHA de Maradi et la Direction départementale de Guidan-Roumdji qui ont été chargées  du suivi et du contrôle technique du projet, ainsi que l’entreprise Sidi Amar, qui a été chargée de l’exécution des travaux de la Mini-AEP multi villages.

Les travaux proprement dit ont été exécutés de juillet à septembre 2020 et comprennent la fourniture et l’installation d’un réservoir de 50 m3 en acier inoxydable sur une hauteur de 10 mètres ; la fourniture, la pose et la mise en service d’un générateur 9.600WC de puissance ainsi qu’un groupe électrogène de 15KVA et une pompe immergée hybride, ce qui constitue  une innovation ainsi qu'une garantie de durabilité et de continuité du service d'approvisionnement en eau en raison de la possibilité d'alterner entre les sources d'énergie principales (solaire) et alternatives (thermique). De plus, selon les techniciens, l’utilisation de l’énergie solaire a permis d’offrir une infrastructure d’approvisionnement en eau résistante au climat avec un coût de l’eau réduit de 30%. Par ailleurs, un abri a été construit pour le groupe électrogène et les travaux ont également concerné l’aménagement et l’équipement d’une tête de forage DN80, la fourniture et la pose de 10.628 mètre linéaires (ml) de conduites, leur raccordement au château d’eau et au réseau avec tous les travaux connexes comme la fourniture et la pose des vannes de sectionnement, des dispositifs de vidange et des ventouses. En plus de la réalisation des essais de pression et des installations ainsi que leur désinfection, les travaux entrant dans le cadre du projet ont permis la réalisation de dix (10) bornes fontaines avec un hangar métallique et cinq (5) branchements sociaux dans chacune des écoles des 5 villages concernés. 3 bornes fontaines ont ainsi été installées à Gomozo pour une population de 1.280 habitants, 3 autres à Katakata (1.249 hbts), 2 à Grain Maman (1.75 hbts), 1 à Garin Elhaji Sami (670 hbts) et une autre à Tsabiro (575 hbts). Au total, près de 5.000 personnes vont donc bénéficier de cette mini-AEP multi villages de Gomozo.

 « Cette mini  AEP à un réservoir d'une capacité de 50 mètre cube, il y a un champ   solaire qui produit en moyenne  10 kilowatts, il y a aussi le groupe électrogène qui est de 20 KVA. On parle de système hybride parce qu'il y a le solaire et le groupe électrogène. Le forage est équipé d'une pompe d'une capacité de 13 mètre cube/ heure à partir de 80 m et elle n'a  besoin que de 5,5 kilowatt pour fonctionner». M. Zabeirou Mahamadou, Directeur adjoint de l'hydraulique et de l'assainissement du département de Guidant Roumji (Maradi).

Conformément à la nouvelle règlementation en vigueur en matière de gestion d’infrastructures de ce type, un délégataire a été choisi par la Mairie de Tibiri, maitre d’ouvrage, pour s’occuper de la gestion de cette infrastructure. Il s’agit de veiller à pérenniser l’infrastructure et assurer la maintenance des installations, et c’est dans ce cadre que la gestion de l’ouvrage a été confiée par délégation à un opérateur privé. Pour le cas de cette mini-AEP de Gomozo, c’est l’entreprise MTS HydroTech, basée à Maradi, qui a bénéficié du contrat de gestion déléguée. Son chef d’exploitation, M. Sani Ousmane explique : « la gestion déléguée a donc été instauré par la Direction de l'hydraulique et de l'assainissement (DRHA) dans  le cadre de la sauvegarde des installations. Cela fait des années déjà que ces  genres d'œuvres sont  mises en place et c’est tout à fait normal que tout bailleur de fonds  qui fait des réalisations, ne laisse plus à la charge de la population l'exploitation de l'installation. Celle-ci est plutôt confiée à une entreprise agréée dans ce domaine et qui se chargera de la vente de l'eau, de l'exploitation de l'installation ». Selon le chef d’exploitation de MTS HydroTech, cela fait donc un mois que l’entreprise a commencé à gérer l’installation du site de Gomozo et la vente de l'eau au niveau des bornes fontaines est fixée à 10 francs FCFA pour un bidon de 25 litres. Le contrat est à 375 francs le mètre cube c'est-à-dire 1000 L et le montant est reparti entre la part du délégataire (225 franc CFA), une redevance pour l'extension (110 Franc) et une redevance communale (50 Franc /m3).

Il convient de noter que depuis 2018, l’UNICEF a apporté une réponse multisectorielle WASH/Communication aux foyers de choléra dans les 4 régions touchées par l’épidémie de choléra (Maradi, Tahoua, Dosso et Zinder), à travers les services techniques régionaux et départementaux et des organisations non gouvernementales nationales et internationales. L’UNICEF dans la continuité de ses efforts et en sa qualité de lead du cluster WASH a fait le plaidoyer pour la mobilisation des ressources et assuré la coordination des interventions du secteur WASH. Pour la région de Maradi, le financement allemand est ainsi venu completer les fonds mobilisés depuis trois (3) ans dans le cadre de l’accompagnement par l’UNICEF du gouvernement pour relever les défis en matière d’amélioration du taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Témoignages des principaux bénéficiaires

Saa Abdou

Sa’a Abdou, habitante de Gomozo : «  Sincèrement, nous remercions les bailleurs de fonds qui ont construit cette œuvre. Avant c’était la souffrance, maintenant ils nous ont épargné cette souffrance, parce que pour pouvoir remplir le récipient avec lequel nous puisons de l’eau, il nous faut faire plus d’une heure de temps. Nous disposons de deux puits, les deux mesurent respectivement 35 et 33 mètres de profondeur, donc inutile de dire que nous souffrons. Nous n’avons plus besoin de traiter l’eau car comme vous le savez, en dehors de détritus que ramènent  le vent, il y a des déchets des animaux et des feuilles mortes qui tombent dans les puits. Beaucoup de maisons disposent des latrines. Nous avons une eau propre et la distance que nous parcourons pour la corvée d’eau est réduite. L’eau du château ne provoque ni la diarrhée, ni le mal de ventre encore moins le problème d’urine.  L’impact se ressent même sur la scolarité des enfants. » 

Ali Halilou Gomozo

Ali Halilou, 13 ans, en classe de CM2 à l’école primaire de Gomozo : « Nous sommes très fiers de cette réalisation. Avant, au bord du puits, c’est le sauve-qui-peut. Nous les enfants, on nous molestait, on n’arrivait même  pas à abreuver les animaux. Les parents nous interdisaient de nous laver sous le prétexte de ne pas gaspiller l’eau. Nous étions contraints de dormir avec notre saleté.  Nous sommes très réjouis de l’avènement de ce château, pas nous, même les animaux sont fiers de cette réalisation. Avant nous partons au puits sous un soleil de plomb et sans chaussure, notre souffrance était inimaginable.  Nos parents et nous sommes maintenant tranquilles. Si nous avons soif à l’école, il nous fallait demander une permission auprès de l’enseignant pour se rendre, soit au bord du puits, soit à la maison. Maintenant que l’eau est disponible en suffisance et de manière permanente, nous emmenons de l’eau dans nos gourdes, mieux nous avons une borne fontaine dans notre cours de l’école, donc se rendre à la maison ou au puits, c’est un lointain souvenir. »

Abdou Salam Gomozo

AbdouSalam, 9 ans, élève à l’école primaire de Gomozo : «  Avant ce château, nos parents nous envoyaient au  puits sans chaussure pour chercher de l’eau, meme si c’est l’heure d’aller à l’école. Si nous refusons,  on nous frappait et nous pleurons. Avec cette infrastructure nous ne venons plus en retard à l’école et sans nous absenter. La souffrance est derrière nous.» 

Ibrahim Agada Gomozo

Ibrahim Agada, chef de village de Gomozo : «  Nous nous réjouissons de la création de cette mini AEP, au point où vous ne pouvez l’imaginez. La période passée, c’est-à-dire celle du manque d’eau, nos épouses ont souffert, de nuit comme de jour, c’est la corvée d’eau pour elles. Mais avec la création de ce point d’eau, nous consommons de l’eau à satiété et à vil prix. Etant assis devant ta porte, l’on pourra boire de l’eau sans se déplacer. Sans l’avènement de cette providence, il fallait décanter l’eau, mais maintenant, c’est du robinet à la consommation. Les enfants ont souffert plus que nous, parce que, c’est de leur devoir d’aller chercher l’eau. Ils étaient quotidiennement aux abords du puits. Même si ils nous arrivent d’aller chercher l’eau, ce n’était pas au même rythme que ces derniers. Les enfants qui naitront après l’avènement de ce château auront la chance quand ils vont grandir de ne même pas connaitre c’est quoi un puits. Il suffit juste d’envoyer l’enfant avec 10F CFA pour qu’il t’apporte l’eau dans un temps record. Ceci leur évite aujourd’hui, la pression qu’exerçaient leurs mères sur eux entre ce qui peut constituer la priorité entre se rendre au puits ou à l’école. Tout ça c’est derrière nous.  Opérationnel depuis 40 jours, nous pouvons dire que le château a déjà fait preuve de ses avantages multiples pour nous. Rien que le paludisme dont la période de pic a coïncidé avec l’avènement du point d’eau a été de moindre ampleur par rapport à la même période avant la création du château. Le choléra qui est une maladie récurrente dans notre village n’a pas sévit cette année, surtout que la maladie arrive d’habitude vers la fin de la saison des pluies. Dieu merci, cette fois-ci nous avons été épargnés par cette maladie. Le prix du bidon de 25 litres d’eau nous convient, parce que quelqu’un qui puisait l’eau dans un puits qui mesure 35 mètres ne peut que se réjouir du prix de la vente de l’eau au robinet. Nous souhaitons plus de courage pour les donateurs, nous souhaitons qu’ils continuent de nous soutenir dans l’amélioration de nos conditions de vie, à l’instar de la distribution des produits alimentaires, de la création d’un centre de santé ou d’un marché. » 

Moudi Inoussa Labo Gomozo

Moudi Inoussa Labo né en 1980, marié père de 2 femmes et 12 enfants, habitant du village de Gomozo: « Nous sommes très content et fier d'avoir de l'eau propre dans notre village. Cette eau que vous voyez est l'œuvre de l'UNICEF. La réalisation a été très rapide. En dehors  même des 5 villages concernés par cette réalisation, même les villages qui sont à côté bénéficient et profitent de cette eau. Ces villages qui ne sont même pas concerné, les habitants sont heureux peut-être même bien plus que nous. Les femmes, les enfants, les animaux, nous les hommes, tout le monde est heureux. Aujourd'hui grâce à cette réalisation, on peut se permettre de se laver à n'importe quelle heure, on peut boire de l'eau sans aucune hésitation, de l'eau propre. Nous remercions très sincèrement UNICEF qui grâce à elle aujourd'hui nous bénéficions de cette eau. Auparavant nos femmes étaient très fatigué, elles étaient tout le temps à la recherche de l'eau à tel point qu'elles n'avaient même pas le temps pour s'occuper de leur propre mari, matin-midi-soir elles étaient sur la route pour la recherche de l'eau. Nos femmes avaient les mains dures tellement elles ont tenus  les cordes en puisant l'eau dans les puits. Du plan de vue santé, nous estimons qu'il y a des avancements. En effet par le passé tout le monde était malade même le chef de village, quand vous prenez une famille de 10 personnes toutes les 10 personnes étaient souffrante. Mais aujourd'hui sur une famille de 10 personnes, deux ou trois personnes sont malades. Nous souffrions beaucoup de maux de ventre, de la fièvre jaune... ».

Moustapha Labo, directeur de l’école Primaire Gomozo : « Nous remercions infiniment l'État et les partenaires. En effet la corvée d'eau dans ce village nous causer énormément de problèmes et cela touche particulièrement  les filles. Ces dernières étaient le plus souvent soit absentes soit très en retard et les raisons étaient toujours qu’elles étaient allés» puiser de l'eau » 

Le chef de village de Katakata : « Nous remercions du fond de cœur la construction de ce château, Alhamdulilahi ! Le changement est visible, maintenant, nous consommons de l’eau potable. L’avènement de ce point d’eau moderne, nous a réduit des maladies diarrhéiques. Nos épouses passaient parfois  la nuit au puits. Nous avons aussi d’autres doléances, notamment, la construction d’un centre de santé, d’ un marché et d’ un moulin à grain de grande capacité. »

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A.K Moumouni (actuniger.com), Envoyé spécial à Maradi.

 

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