lundi 8 août 2022

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Formation professionnelle : après 2 ans de formation, 141 apprentis se préparent à intégrer le marché avec de nouvelles compétences

femmes apprentis couture

Du 7 au 10 novembre, 141 apprentis au Centre de Formation et de Perfectionnement Professionnels (CFPP) de Niamey, situé à Gamkalé dans la commune IV, ont suivi une évaluation de leurs compétences, après deux (2) années de formation au sein dudit centre. Les 141 candidats, dont 45 filles, ont suivi la formation au niveau de six (6) filières dont 18 en  Mécanique Réparation Moto, 28 en Mécanique Réparation Auto , 48 dont 45 filles en couture, 10 en Menuiserie Aluminium, 22 en Menuiserie Métallique et 15 en Plomberie Sanitaire.

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Avec cette évaluation, les apprentis vont boucler une formation qui s’inscrit dans le cadre du dispositif mis en place par le Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA), qui a agit en tant qu’organe d’exécution du Projet de Développement des Compétences pour la Croissance (PRODEC), un projet financé au Niger par la Banque Mondiale.

L’évaluation va ainsi permettre de jauger les compétences, théorique et pratique,  que les apprentis  ont acquises durant leur formation, afin de mieux les préparer à intégrer le marché de l’emploi avec de nouvelles aptitudes professionnelles. Selon M. Maiga Mamadou Mamoudou, Chef d'antenne régional du FAFPA de Niamey, il s’agit à travers les épreuves, d’évaluer les 141 jeunes que le FAFPA a placés dans les dispositifs de formation. Il s’agit d’une formation par alternance « formation Dual », qui se fait au niveau de deux pôles. Le premier pôle est l'atelier qui sert de lieu d’apprentissage pratique,  et le deuxième pôle est le Centre de formation où les apprentis reçoivent des cours complémentaires dans le métier qu’ils ont choisis. Dans ce cadre, « le FAFPA traite avec l'ensemble des centres qui relèvent du ministère de l'Enseignement Professionnel et Technique pour prendre en charge les cours complémentaires », explique M. Maiga Mamadou  Mamoudou, qui ajoute que « ce sont pour la plupart des jeunes qui ont quitté l'école très tôt, alors que d'autres n'ont même jamais été à l'école ». Pour le Chef d’antenne du FAFPA à Niamey,  il s’agit-là de « ressources compétentes à la fin de cette formation qui sont sur le point d’intégrer le marché du travail ».

« Ces jeunes seront insérer dans la vie socioprofessionnelle grâce à la formation qu’ils ont reçu et qui a été financée par le PRODEC. Le matériel de travail ou kit sont mis dans les ateliers qui ont en charge la formation, car comme vous le savez il faut équiper les centres et les ateliers pour prétendre à une formation de qualité. C'est ce que nous avons fait, et les ateliers qui étaient en charge de la formation pratique de  ces jeunes ont  vu leurs compétences et leur capacités renforcées à travers les formations faites par les maîtres d'apprentissage, ainsi que les équipements dont ces ateliers ont bénéficié». M. Maiga Mamadou Mamoudou, Chef d'antenne régional du FAFPA de Niamey

De son coté,  M. Ari Boulama,  chef des travaux au CFPP de Gamkalé, détaille l’enjeu et le déroulé de cette formation ainsi que l’objectif des évaluations qui se déroulent au niveau du centre. « Les Jeunes sont repartis en différentes filières et pour ce type de formation, c’est plutôt en termes d'heure comme c’est le cas pour les formations par alternance  les apprentis viennent deux (2) semaines au Centre et pour deux (2) autres semaines, ils sont dans leurs ateliers. Au total, c’est 360 heures que dure la formation qui est sanctionnée par une évaluation  qui se déroule en deux étapes: une évaluation théorique et une évaluation pratique pour des jeunes dont l’âge minimum est de dix-huit (18) ans. « Durant leur formation, nous leur donnons ce qu'on appelle une formation complémentaire parce que ces jeunes sont déjà sur le terrain en train d’exercer un métier.  Ce qui leur manque, c’est la théorie qui est indispensable bien que ce sont des métiers techniques ou pratiques », explique le chef des travaux du CFPP de Niamey, pour qui, « aujourd'hui,  avec l'évolution dans tous les domaines, les matériaux ont changé parce que l'environnement fait pression sur beaucoup de choses. Il est donc important de leur donner les informations utiles pour que demain il soit en mesure de s’adapter à l’évolution de ce contexte ». D’après ses explications, parmi les candidats, il y a un groupe de lettrés et un autre d’illettrés. Les modules sont enseignés dans 3 langues, (Français, Zarma et Haussa), ce qui permet de s’adapter à l’environnement des jeunes apprenants car, poursuit M.Ari Boulama, «  ce sont des jeunes qui sont pris sur le tas et à qui on donne des compléments de formation afin de leur permettre de développer et de gérer leur propre activité ».

« À l'issue de la formation, des attestations sont délivrées à ceux ou celles qui le méritent après évaluation. Ces attestations leur permettront de réussir leur insertion dans le tissu socio-économique car comme vous le savez, une entreprise ne recrute pas de nos jours,  sans document ou preuve d’avoir bénéficié d’une formation. Tous les  apprentis que le FAFPA forme à travers le PRODEC sont donc admis après une évaluation ».  M. Ari Boulama,  chef des travaux au CFPP de Gamkalé (Niamey).

Ari Boulama

M. Ari Boulama

Il convient de rappeler que le PRODEC (Projet de Développement des Compétences pour la Croissance (PRODEC), est un projet destiné à lutter contre le chômage, principalement chez les jeunes, en leur donnant les compétences nécessaires pour intégrer le marché du travail. Il a démarré ses activités le 1er janvier 2014 pour une durée initiale de six (6) ans, avant d’être prolongé jusqu’en 2022, suite aux bons résultats enregistrés sur le terrain. Le PRODEC qui intervient dans toutes les régions du Niger,  est  financé par la Banque Mondiale pour un montant initial de 15 Milliards de FCFA (30 millions de dollars américains), puis avec un autre financement additionnel de 27 Milliards (50 millions de dollars américains). L’objectif de développement du projet, consiste à améliorer l’efficacité de la formation professionnelle formelle et les programmes courts de développement des compétences dans les domaines pourvoyeurs d’emplois, principalement pour les jeunes.

apprentis reparation auto

apprentis coute garcon et fille

A.K.Moumouni (actuniger.com)



Commentaires  

0 #1 Aboubakar Hamid 12-11-2019 18:15
Je cherche moi aussi pour plus formé sur réparation ( auto )
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0 #2 Salif 12-11-2019 20:03
Pourquoi toutes ces femmes sont voilees?
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+1 #3 Niger Oye 13-11-2019 14:03
Tres belle initiative pour en faveur de ces Jeunes car après tout c´est le Niger qui gagne
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0 #4 Niger Oye 13-11-2019 14:04
Citation en provenance du commentaire précédent de Salif :
Pourquoi toutes ces femmes sont voilees?

Salif elles sont juste des musulmanes. C´est aussi simple que cela
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0 #5 NF 13-11-2019 14:37
As-salâmou aleykoum,

Merci pour votre question.
Tout qu'on peut dire et que Dieu les aide ainsi que nous tous à nous rapprocher de Lui et qu'Il facilite le port du voile aux autres femmes où qu'elles soient.

Bien cordialement
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+1 #6 banda reni 13-11-2019 21:28
c'est un non évènement.il est prévu 50.000 emplois par an dans le programme de la renaissance acte2.? comptons à partir des 141.il restera combien?et puis c' est le rôle régalien de l' État de former les jeunes.il aurait fallu qu' on nous dise combien ce projet a prévu de former avec quel montant et que deviendront les formés?c'est connu de tous que depuis un certain temps, ces centres mal gérés sont des fabriques de chômeurs.
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