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Les travailleurs nigériens regroupés au sein des centrales syndicales appelées Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN), la Convergence des travailleurs du Niger (CTN) et l'Union des travailleurs des transports et assimilés, ont remis ce mercredi 1er Mai 2019 leurs cahiers de doléances au Ministre de l'emploi,  Monsieur Mohamed Ben Omar.

C'était au cours d'une cérémonie officielle qui s'est déroulée dans l'enceinte du même ministère et en présence des membres du gouvernement, des travailleurs et de plusieurs personnalités invitées pour la circonstance.
Dans ses propos préliminaires, le secrétaire général de l'ITN, Monsieur Mamadou Sacko a fustigé le comportement du gouvernement qui n'honore pas ses engagements une fois des protocoles d'accords signés.
Il a, à cet effet, souligné que ''contrairement aux années antérieures où nous procédions avec espoir toujours renouvelé à la remise de cahiers de doléances, l'ITN, cette année, tient à se démarquer de cet état d'esprit que d'aucuns qualifient de laxiste pour ne pas dire de complicitê avec le gouvernement''.
Monsieur Mamadou sacko a saisi cette occasion pour dire que ''sa centrale ne pourra plus se prêter à ce jeu de dupe qu'est devenue cette cérémonie où chaque année les doléances sont déposées mais sans esquisse d'exécution de la part du Ministre''.
Pour preuve,  a-t-il laissé entendre, ''les engagements pris par le gouvernement dans le protocole d'accords d'octobre 2018 sont restés lettres mortes''.
Il a, alors, rappelé que ''le dialogue social est un état d'esprit qui doit être permanent dans le respect des engagements pris''.
''Le cahier de doléances 2019 ne saurait être pris pour une littérature à classer dans les tiroirs aussitôt après la cérémonie terminée, nous ne pouvons plus l'accepter '' a-t-il martelé.
Monsieur Mamadou sacko a appelé le gouvernement à ''un dialogue franc et sincère avec l'ITN''.
Les secrétaires généraux de la CTN, Monsieur Abdou Souley et de l'Union des travailleurs du transport et assimilés, Monsieur Mahamadou Gamatché ont, tour à tour, pris la parole pour porter à la connaissance des participants à cette rencontre les points de revendication contenus dans leurs cahiers de doléances qui se résument à un appel au respect des engagements pris par le gouvernement, à la satisfaction de ces points, et l'amélioration de leurs conditions de travail et de vie.
Dans sa réponse, le Ministre de l'emploi, Mohamed Ben Omar a tenu à remercier les travailleurs pour ''la qualité des relations, des débats et des convergences de vue assez parfaites au cours de cette année sur les grandes questions qui engagent le travailleur, le dialogue social''.
''Ce dialogue, nous allons l'entretenir, mais qui dit dialogue, dit volonté de se comprendre pour régler les questions brûlantes au Niger '' , a soutenu le Ministre Ben Omar.
Il a également, rappelé que le Niger est entré dans ''un processus d'élections professionnelles qui, si elles se tiennent, beaucoup de centrales disparaitront. De 14 elles se retrouveront, peut-être, à 3 ou 4 seulement''.
''Nous allons faire ces élections d'ici la fin du mois de Ramadan'',  a-t-il rassuré avant d'annoncer que ''ces élections professionnelles coûteront à l'Etat quelque 1milliards 400 millions de nos francs''.
Pour conclure, le Ministre Ben Omar a affirmé que le gouvernement va continuer à travailler avec les syndicats, ''la main dans la main pour que vive le Niger, vive le travail au Niger et vive la fête des travailleurs au Niger''.
Notons qu'en marge de la cérémonie, huit agents de l'administration publique nigérienne ont été décorés.
Le Premier mai ou journée internationale des travailleurs commémore le massacre de Haymarket Square (USA) à la suite de la revendication du mouvement ouvrier portant sur une réduction du temps de travail à une journée de huit heures, rappelle-t-on.

ANP

 

Commentaires   

+2 #1 yale 02-05-2019 11:50
Ce que je ne pardonne pas à ces syndicalistes c'est leur attitude par rapport à la prime de départ à la retraite. Vous avez signé un protocole accord avec le gouvernement qui dit que cette prime va être appliquée à partir du 1er janvier 2019. Donc vos collègues qui partent à la retraite en fin 2018 attendaient légitimement cette prime qui va certainement les soulager. Grande fût la surprise de tout le monde quand le gouvernement refuse son application en 2019. Et l'ITN au lieu de réagir énergiquement par des déblayages comme elle le faisait régulièrement au temps de tandja, a préféré juste de se contenter d'un communiqué laconique pour condamner l'attitude du gouvernement. En 8 ans de pouvoir du PNDS, l'ITN n'a même pas fait un jour de grève. C'est vraiment la preuve que l'ITN est le bras syndical du PNDS.
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+2 #2 kirin 02-05-2019 11:53
Citation en provenance du commentaire précédent de yale :
Ce que je ne pardonne pas à ces syndicalistes c'est leur attitude par rapport à la prime de départ à la retraite. Vous avez signé un protocole accord avec le gouvernement qui dit que cette prime va être appliquée à partir du 1er janvier 2019. Donc vos collègues qui partent à la retraite en fin 2018 attendaient légitimement cette prime qui va certainement les soulager. Grande fût la surprise de tout le monde quand le gouvernement refuse son application en 2019. Et l'ITN au lieu de réagir énergiquement par des déblayages comme elle le faisait régulièrement au temps de tandja, a préféré juste de se contenter d'un communiqué laconique pour condamner l'attitude du gouvernement. En 8 ans de pouvoir du PNDS, l'ITN n'a même pas fait un jour de grève. C'est vraiment la preuve que l'ITN est le bras syndical du PNDS.

Il faut les laisser. Dans tous les cas eux-même seront un jour à la retraite et c'est en ce moment là qu'ils regretterons leur comportement. Aujourd'hui ils sont dans le beurre, mais tout cela va finir un jour.
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+1 #3 SBM 02-05-2019 18:10
Les citoyens n'ont qu'à se battre, il ne faut plus compter sur les centrales syndicales. Elles ont montré leur limite. Ces leaders ne sont plus là pour défendre la cause des travailleurs mais plutôt leur personne.
Les cadres de l'enseignement et de la formation sont victimes des avancements aux chois depuis 2016.
Aucun syndicat sectoriel de l'éducation, aucune centrale n'a fait de cette situation délicate un souci. Ce qui laisse à croire que les syndicats sont complices de la misère des travailleurs nigériens.
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-1 #4 balo goka 03-05-2019 06:54
Soyez conséquents vis-à-vis de vous même. Aujourd'hui tout syndicat qui ose entretenir des mouvements sera ridiculisé car ses propres militants ne vont pas le suivre et du coups les dirigeants seront harcelés sans que les militants n'agissent. Le sacrifice n'est pas synonyme de suicide. On a bien vu des structures qui ont voulu faire des marches qui n'ont pas été suivies. Soyons sérieux.
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0 #5 yac 03-05-2019 08:50
Citation en provenance du commentaire précédent de balo goka :
Soyez conséquents vis-à-vis de vous même. Aujourd'hui tout syndicat qui ose entretenir des mouvements sera ridiculisé car ses propres militants ne vont pas le suivre et du coups les dirigeants seront harcelés sans que les militants n'agissent. Le sacrifice n'est pas synonyme de suicide. On a bien vu des structures qui ont voulu faire des marches qui n'ont pas été suivies. Soyons sérieux.

Il ne faut pas les défendre,ce ne sont que des traîtres !
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0 #6 Lecteur-Actuniger 03-05-2019 11:00
M. Yac, Balo goka a raison, soyez conséquents, on a tout vu (la limite des militants dans certains mouvement) ou suivi de la hiérarchie syndicale
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