jeudi, 21 février 2019
French Arabic Chinese (Simplified) English Turkish
Flash Infos
........ ....... ....... ........ ....... ....... ...... ........ ....... .......

Issoufou allocution

En 2014, Le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad ont décidé d’œuvrer ensemble en faveur de la sécurité et du développement du Sahel. Le G5 Sahel est un groupe de cinq pays portés par une forte volonté politique qui trouve son ancrage dans un socle culturel commun et dans les aspirations des populations.

 

Cette jeune institution est mue par de grandes ambitions : répondre aux aspirations des populations, traduire en actes la résolution des gouvernements, faciliter la coopération avec les partenaires internationaux. L’année qui s’achève marque un tournant dans la récente histoire de notre organisation.

En 2017, nous avons obtenu la reconnaissance de la Force Conjointe du G5Sahel – par l’Union Africaine (13 avril) puis les Nations Unies (Conseil de sécurité du 21 juin). Cette année, les dépenses militaires de nos Etats s’élevaient à 1,2 milliard de dollars (SIPRI).
Début 2018, nous avons lancé un vaste effort de mobilisation de ressources domestiques et internationales. Lors de la Conférence internationale de haut niveau sur le Sahel (23 février 2018, Bruxelles), les promesses de financement des bailleurs s’élevaient à 414 millions d’euros.

Afin de renforcer la coordination au sein du G5S, nous avons créé un fonds fiduciaire hébergé par la Banque Centrale de Mauritanie. Il a successivement reçu les contributions du Rwanda, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et des Emirats Arabes Unis.

Les promesses tardent à se matérialiser et nous devons accroître notre financement : à partir de 2019, chaque Etat allouera désormais la somme de 13 milliards de FCFA/an à l’effort de sécurité régionale. Cet investissement trouve sa place dans un contexte socio-économique difficile – dont nous sommes parfaitement conscients.  Nous mesurons les ravages causés par le sous-emploi, la conjoncture climatique et savons que dynamisme démographique et mobilité sont à la fois des défis et des opportunités.

Nous organisons donc une rencontre internationale pour financer le développement de notre région. Composée de 40 projets d’un montant de près de 2 milliards d’euros, la première phase du Programme d’Investissements Prioritaires (PIP) s’échelonne de 2019 à 2021.
Les Etats membres ont sécurisé 13% de l’objectif de la levée de fonds dont les axes stratégiques sont gouvernance (81m €), résilience (200m €), sécurité (396m €) et infrastructures (1 milliard €). Les populations ciblées vivent (ou sont réfugiées) dans les régions frontalières des fuseaux Ouest (Mali – Mauritanie), Centre (Burkina Faso- Mali- Niger) et Est (Niger-Tchad) du G5S.

Les interventions du PIP veulent améliorer de façon tangible les conditions de vie de nos « compatriotes» sahéliens. Partout où c’est possible, il faut accroître au plus vite l’accès aux services de l’Etat lorsqu’ils sont insuffisants. Un accent particulier est mis sur l’accès à l’eau
Le temps est précieux, inexorable et si long, pour qui attend la conversion de promesses en actes. Fort de ce constat, en juillet dernier, le G5S a décidé le lancement rapide d’une action à fort impact. Devenu « Programme de développement d’urgence », financé par l’Alliance Sahel, cet effort cible trois domaines d’intervention : l’hydraulique, la gestion des conflits intercommunautaires et la sécurité intérieure.
Les zones concernées sont notamment le nord du Burkina Faso, la région du Centre (Mali), la région des Hodh (Mauritanie), la région Nord Tillabéry/ouest Tahoua (Niger) et la région du Kanem et du Lac Tchad (Tchad).

Nous veillerons à ce que la mise en œuvre de cette initiative soit couronnée de succès. Cela impliquera notamment un recours aux compétences et au savoir-faire des acteurs sahéliens. Plus que l’effet économique attendu, il convient de préparer la pérennité de la dynamique initiée.

Alors que l’année touche à son terme, une nouvelle dynamique prend forme. Eprouvée par l’attaque de son quartier général de Sévaré (29 juin), la Force Conjointe a gagné Bamako où elle poursuit méthodiquement sa montée en gamme sous la responsabilité conjointe du Général Hanane Ould Sidi (Mauritanie) et de son adjoint, le général Oumar Bikimo (Tchad).

Le soutien politique n’a jamais été aussi fort – tant au niveau de l’Union africaine que du Conseil de sécurité – qui lui a consacré une session d’information le 12 novembre dernier. La Force Conjointe a agi en dépit de sérieux défis : insuffisances en matière d’équipements, défaillances au niveau de la logistique, manque de financement.

En effet, les fuseaux ouest, centre et est du G5S ont connu neuf opérations dont Haw Bi, Pagnali, Ir go ka, Gourma, Odossou et El Emel. Elles visaient à rassurer les citoyens vivant dans des zones sujettes aux activités criminelles de groupes armés. Toutefois, il reste d’importants progrès à faire pour protéger les civils et instaurer un climat de confiance entre forces de sécurité et de défense d’une part et populations d’autre part.

Nous en sommes conscients et redoublerons d’efforts. La prospérité et la concorde sont les meilleures auxiliaires de la stabilité – quand elles n’en sont pas à l’origine. Une partie des ressources que nous cherchons sont en nous : il s’agit de notre socle culturel partagé.
Tirons parti de notre ingénierie sociale pour approfondir l’intégration régionale des peuples sur laquelle se fonde notre union. Donnons-lui plus de force et de pertinence ! C’est notre conviction et c’est ce que nous faisons, cette semaine, en progressant vers l’application d’une résolution de notre dernier Conseil des ministres (30 octobre – Niamey). Objectif : la suppression des frais d’itinérance dans l’espace G5S d’ici un an !

SEM Issoufou Mahamadou, Président en exercice du G5 Sahel

 

 

Commentaires   

+3 #1 Mamane Sani Issoufou 05-12-2018 22:20
Nous devrons compter sur notre Seigneur puis sur nos efforts et non les autres car on doit jamais oublier qu'ils sont des ennemis du passe (traite négrière colonisation..) du présent ( instabilité politique économique sécuritaire...) du futur (expropriation de nos richesses néocolonialisme )
Citer | Signaler à l’administrateur
+3 #2 Senior 06-12-2018 13:05
chers sahéliens, cette recrudescence de l'insécurité dans notre zone est dû à la présence des bases militaires Françaises. Il faut le savoir la France travaille avec les "supposées" djihadistes. Parce qu'elle a un agenda caché,mais désormais connu. La nouvelle trouvaille de l'l'impérialisme international c'est de semer le chaos dans le pays faibles, afin de les contrôler et faire main-basse sur leurs ressources. Voilà l'enjeu et nos dirigeants le savent.. alors pour garder ce semblant de pouvoir ils sont devenus complices avec les blancs. tant que nos militaires coopèrent avec les blancs, ils ne verront jamais le bout du tunnel. comptons avec nos propres moyens au lieu de courir derrière le financement du piromane. le problème de ce monde c'est l'oligarchie qui tient le pouvoir en Occident et qui veut instaurer un nouvel ordre mondial unipolaire.
Citer | Signaler à l’administrateur
+2 #3 Sani 06-12-2018 17:07
CHASSÉ LES BASES ETRANGERES ET TOUT IRAS MIEUX.DU RESTE AVANT 2011 ET LES BASES IL Y AVAIT PAS DE TERRORISME.
Citer | Signaler à l’administrateur

Ajouter un Commentaire

BULLETIN REJEA N°12

Rejea Bulletin Info min

WhatsApp Image 2019-01-30 at 11.45.05.jpeg

IMG 20190108 WA0002

 // Ecouter de la musique moderne nigerienne \\ 
actuzik1 min

Dans la même Rubrique

Elections 2021 : Gemalto va réaliser le fichier électoral biométrique

21 février 2019
Elections 2021 : Gemalto va réaliser le fichier électoral biométrique

C’est l’opérateur GEMALTO qui va réaliser le premier fichier électoral biométrique du Niger, en perspectives des prochaines échéances électorales de 2021. A l’issue du processus de sélection, la multinationale a...

Collectivités territoriales : le mandat des élus locaux de nouveau prorogé, plusieurs conseils municipaux dissous

16 février 2019
Collectivités territoriales : le mandat des élus locaux de nouveau prorogé, plusieurs conseils municipaux dissous

Le gouvernement a prorogé à nouveau par décret ce vendredi 15 février pour 6 mois le mandat des conseils municipaux, de villes et régionaux élus pour un mandat de cinq...

Hausse des frais de mission des agents de l'Etat et des ministres

16 février 2019
Hausse des frais de mission des agents de l'Etat et des ministres

Le gouvernement réuni en conseil des ministre ce vendredi 15 février approuve la hausse des frais de séjour alloués aux agents fonctionnaires, contractuels et auxiliaires de l’état lors des missions,...

PNDS Tarraya : l’investiture de Bazoum comme candidat du parti prévue pour le 31 mars prochain

16 février 2019
PNDS Tarraya : l’investiture de Bazoum comme candidat du parti prévue pour le 31 mars prochain

Les choses s’accélèrent au sein du PNDS Tarraya, le parti au pouvoir, qui a déjà les pieds dans les préparatifs de la présidentielle de 2021. Une semaine après l’officialisation de...

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 15 FÉVRIER 2019

15 février 2019
COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 15 FÉVRIER 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour, vendredi 15 février 2019, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la...

Le Président de la République procède au lancement des travaux de construction d’un nouvel immeuble pour le Ministère des Finances

14 février 2019
Le Président de la République procède au lancement des travaux de construction d’un nouvel immeuble pour le Ministère des Finances

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou a procédé, ce jeudi 14 Février 2019 à Niamey, au lancement officiel des travaux de construction d’un nouvel immeuble...