Mali : un journaliste condamné à deux années de prison pour "offense" au Président Tiani

Au Mali, le journaliste Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal "L'Alternance", a été condamné, hier lundi, à deux (02) ans de prison ferme et un million de FCFA d’amende par un tribunal de Bamako pour avoir publié un article remettant en cause des déclarations du Président nigérien, au lendemain de l’attaque terroriste ayant ciblé l’aéroport de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier dernier. L'article a été publié le 2 février et M. Sissoko a été arrêté le 5 février puis placé en détention pour « diffusion de fausses informations », « atteinte à la réputation de l'État » et « insulte à l'égard d'un chef d'État étranger ». Dans un communiqué, l’ONG de défense et de protection des journalistes Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé une « violation grave de la liberté de la presse ».
La justice malienne a eu la main assez lourde pour le journaliste Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal « L'Alternance », qui a écopé d’une peine de deux années d’emprisonnement ferme et d’une amende d'un million de francs CFA, selon la décision rendue lundi 23 mars 2026 par un tribunal de Bamako.
La décision fait suite à la parution, début février, d'une tribune d'un analyste politique en exil remettant en cause les accusations du chef de l'État nigérien, le général Abdourahamane Tiani, contre les présidents français, béninois et ivoirien après l'attaque de l'aéroport de Niamey, fin janvier.
Arrêté à son domicile le 5 février, Youssouf Sissoko était poursuivi pour « offense à un chef d'État étranger » et « diffusion de fausses informations ». Bien qu'il ne soit pas l'auteur du texte incriminé, comme mis en avant par l'Association des éditeurs de presse privée du Mali (ASSEP), en tant que directeur de publication, la loi malienne le désigne comme responsable légal du contenu de son journal.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF) avaient appelé à sa libération, dénonçant « une instrumentalisation de la justice pour museler la presse critique des régimes de l'AES ». Dans un communiqué, l’ONG de défense et de protection des journalistes Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé une « violation grave de la liberté de la presse ».
Il faut noter que la décision est rendue en première instance et que les voies de recours existent, notamment l’appel, mais dans le contexte actuel du pays, il ne fait pas bon être critique envers les autorités de transition ainsi que leurs alliés de la Confédération AES. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois au Mali, ces derniers mois, que des hommes de la presse ainsi que des médias privés soient dans le collimateur des autorités et de la justice pour des faits qui ont reçu les mêmes qualifications. En 2024, le média Djoliba TV a ainsi été suspendu pendant plusieurs mois pour des critiques émises par des invités sur ses plateformes contre les autorités burkinabè.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)



Commentaires
Depuis quand le questionnement d'un Journaliste dans le cadre de son travail devient un crime?
En tant qu'acteur du 4ème pouvoir que sont les média, est ce une turpide quand Sissoko declare Le Général Tiani sous le coup de l’émotion accuse Macron, Ouattara et Talon”, dans la rubrique “Contribution” du journal L’Alternance. L’auteur y qualifiait notamment de “grotesques” les accusations d’implication de la France, de la Côte d’Ivoire et du Bénin dans l’attaque de l’aéroport de Niamey, revendiquée par l’État islamique, et décrivait le Niger comme un “laboratoire pour une expérimentation politique toxique” ?
Ce qu’affirmait Sissoko beaucoup d'autres se posaient la même question , est ce une raison de les mettre tous en prison ??
Le journaliste est il obligé de caresser dans le sens de la poil pour faire plaisir ?
LIBÉRER SISSOKO!
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Œil du Monde
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Bon score , continuez .simonorgh.
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ORTM
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