lundi 20 mars 2023

4023 lecteurs en ligne -

fraren

Présence militaire française en Afrique : " les bases ne seront pas fermées mais transformées " annonce Emmanuel Macron

Emmanuel Macron 27 02 2023

A la veille d'une nouvelle tournée qui va le conduire dans 4 pays du continent, le président français a dévoilé, lundi 27 février 2023 dans une adresse à l'Elysée, la vision de sa nouvelle politique en Afrique. L'un des sujets sur lequel Emmanuel Macron était des plus attendus, c'est la question de la présence militaire française en Afrique notamment au Sahel. Selon le chef de l'Etat français et en dépit des critiques, les bases militaires actuelles ne seront pas fermées mais plutôt transformées avec moins de soldats et plus orientées vers la formation et l'équipement des armées des pays partenaires qui en feront la demande et aussi à leurs conditions.

Zeyna_transfert_argent_bis.jpg

En 2017 pour son premier mandat, c'est à l'Université de Ouagadougou que le président français avait présenté sa vision des relations qu'il entend imprimer à la politique africaine de l'ancienne puissance coloniale. Cette année, c'est à partir de Paris qu'Emmanuel Macron a tenu à dévoiler sa "nouvelle vision" pour un "partenariat équilibré" avec les pays africains. A la veille d'un déplacement sur le continent qui va le conduire au Gabon, au Congo, en RDC et en Angola, le chef de l'Etat a consacré une bonne partie de son "discours africain" à la présence militaire de la France sur le continent. Un sujet sur lequel le chef de l'Etat français se savait très attendu dans un contexte marqué par ce que les médias qualifient de "montée en puissance du sentiment anti-français" en Afrique et qui se traduit, entre autres, par le départ des soldats français du Mali (Barkhane) et du Burkina Faso (Sabre).

S'il n'a pas fait de grandes annonces, le Président français a néanmoins esquissé les contours de la nouvelle stratégie de la France en Afrique dans le sillage de ce qui a été entrepris depuis quelques mois notamment avec le reste de ses alliés dans la région comme le Niger ou la Côte d'ivoire, des pays qui continuent d'abriter des bases militaires françaises sur le continent comme el Sénégal, le Gabon ou Djibouti.

Un nouveau partenariat équilibrer pour éviter "piège malien"

Selon le président Emmanuel Macron, les bases militaires françaises telles qu’elles sont aujourd’hui, « sont un héritage du passé ; elles sont un prétexte pour beaucoup d’opposants à la France et parfois un prétexte pour ne pas régler les problèmes politiques sur le terrain ».  Pour ce faire, Paris entend transformer ces bases en lieu et place d'un retrait. «Elles deviendront pour les unes des académies et pour les autres des bases mais partenariales » a expliqué le chef de l'Etat français selon qui, "notre modèle ne doit plus être les bases militaires telles qu’elles existent aujourd’hui : demain, ce seront des bases écoles avec des effectifs français et africains, qui pourront accueillir d’autres partenaires". Il a en ce sens  évoqué une « diminution visible dans les prochains mois » des effectifs français sur le sol africain et un « effort accru en termes de formation et d’équipements ». Ce n’est « pas un retrait ou un désengagement », mais c’est « une africanisation de ces grandes bases », a indiqué Emmanuel Macron, sans avancer de chiffres ou de calendrier.

Dans son discours et dans la conférence de presse qui a suivie, le président français a longuement défendu un "un nouveau partenariat militaire" que le France va bâtir avec les pays africains tout en regrettant certaines critiques contre cette présence française notamment le cas malien. « La France devient le bouc émissaire idéal » en Afrique, a regretté Emmanuel Macron, au début de sa conférence de presse, dénonçant le « piège malien » qui « pourrait se reproduire ailleurs ». « Ce n’était pas le rôle de nos soldats d’apporter des réponses politiques » au Mali, « nous avons malgré tout assumé une responsabilité exorbitante », a rappelé le président de la République, dénonçant un « amalgame » utilisé par le pouvoir malien.

"Ce n'était pas le rôle de la France d'apporter seule des réponses politiques au Mali. Nous avons assumé malgré nous une responsabilité exorbitante. Cela nous vaut d'être par amalgame l'objet d'un rejet qui touche également la classe politique malienne". E. Macron

Des intérêts à défendre en Afrique avec une "nouvelle relation équilibrée et responsable"

« Nous avons des intérêts à défendre en Afrique », a déclaré le président Macron qui s'est toutefois défendu d'être un nostalgique de la "Françafrique".  « En 2017, j’ai dit qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France. Ces mots sont toujours d’actualité. Nous avons un destin lié avec le continent africain. La France doit faire preuve d’une profonde humilité en Afrique », a rappelé Macron.

"Pour éviter une répétition de l'histoire, il existe une autre voie que nous poursuivons désormais depuis 6 ans. Une autre voie qui consiste à ne pas réduire l'Afrique à un terrain de compétition ou de rente et à considérer les pays africains comme des partenaires avec qui nous avons des intérêts et des responsabilités partagées".

Le président français n'a cessé de défendre "le destin commun" de la France avec l'Afrique. "Nous avons un lien unique avec ce continent. Nous avons un destin avec le continent africain", a déclaré Emmanuel Macron qui a aussi rappelé les bons résultats enregistrés ces dernières années par la France sur le continent avec certaines initiatives comme "Choose Africa" avant de défendre une nouvelle stratégie économique et commerciale qui vise à "Passer d'une logique d'aide à une logique d'investissement solidaire et de partenariat".

Le Président Macron n'a pas manqué d'inviter les investisseurs et entreprises françaises à jouer leur partition tout en prônant "l'humilité" et la "responsabilité" de l'action de la France en Afrique, refusant la "compétition" stratégique imposée selon lui par ceux qui s'y s'installent avec "leurs armées, leurs mercenaires".

« Nous réussirons ce nouveau partenariat, si nous assumons la part d’Africanité de la France, le rôle et la place de nos diasporas et si nous assumons le fait que la France n’a plus de pré-carré en Afrique. Elle a des devoirs, des intérêts, des amitiés qu’elle veut bâtir, poursuivre, renforcer pour mener des politiques solides », a enfin estimé le Président français.

A.Y.B (actuniger.com)

.

Commentaires  

+5 #1 Is 28-02-2023 15:28
C'est quoi tout ça en français facile ????
Citer | Signaler à l’administrateur
+5 #2 JIKA 28-02-2023 16:42
en langage facile
macaron se moque des africains en complicités des nos soit disant chefs
si non es qu'un pays africains a une fois décidé de sa relation avec francee depuis son chez?
Citer | Signaler à l’administrateur
+9 #3 Magagi 28-02-2023 16:53
Incroyable a quel point ce type n'a rien compris! "Pretexte pour ne pas regler les problemes politiques?" Donc c'est toi qui va les regler ces problemes a la place des africains eux- memes quelle arrogance! C'est exactement la le probleme. FOUTEZ LA PAIX AUX AFRICAINS. CESSEZ DE VOUS MELER. ARRETER DE PILLER, RENTREZ CHEZ VOUS ET FAITES COMME LES CHINOIS: PAYEZ LES RESOURCES DONT VOUS AVEZ BESOIN SANS VOUS INGERER..ET LAISSER LES GENS REGLER LEUR "PROBLEMES POLITIQUES"
Citer | Signaler à l’administrateur
+5 #4 Poutine 28-02-2023 16:57
Citation en provenance du commentaire précédent de Is :
C'est quoi tout ça en français facile ????


En francais plus facile encore, Les Russes ont Wagner, les Francais auront leur mercenaires pour proteger leurs pantins au pouvoir et leurs orpailleurs clandestins dans le liptako gourma.
Citer | Signaler à l’administrateur
+7 #5 Naoura 28-02-2023 17:06
Le ton paternaliste du président des français qui se croient responsable des africains a qui il s'adresse avec toujours la même condescendance.
Citer | Signaler à l’administrateur
+2 #6 Lilwayne 28-02-2023 17:57
En réalité, c'est une stratégie décidée de connivence avec bazoum et le bataard issoufou...juste de l'enfumage et rien d'autre.la stratégie dont il parle est exactement la même que celle des indépendances. Point barre. Donc rien de nouveau sous le soleil
Citer | Signaler à l’administrateur
+6 #7 nigérien 28-02-2023 18:10
Dans n'importe quel domaine, les orientations sont fixées après une analyse des parties prenantes et de la situation. Dans le cas d'espèce, l'Afrique est une partie prenante importante de la présence militaire française en Afrique, pourquoi les orientations sont définies par une seule partie qui est la France?
Citer | Signaler à l’administrateur
+3 #8 Loozap 28-02-2023 19:14
C'est un grand gain pour l'Afrique
Citer | Signaler à l’administrateur
+4 #9 BOLBOL 28-02-2023 19:40
@ nigerien, parce que nos dirigeants continuent la leche et le laisser aller ...c'est tout
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #10 BOLBOL 28-02-2023 19:40
@ nigerien, parce que nos dirigeants continuent la leche et le laisser aller ...c'est tout
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #11 Nigerien 01-03-2023 09:27
Discours prononce a l'entame de la tournee africaine de Macron en Afrique: RDC, Angola, Libreville et Brazzaville. Le Niger qui abrite l'essentiel des militaires francais sur son sol contre la volonte de sa population n'apparait nulle part dans le programme officiel de la tournee de Macron 1er. Toutefois, une escale surprise, inattendue n'est pas a exclure grace aux interventions de Bongo et Sassou juste pour rassurer le pantin nomme par le duo issoufou-ledrian president de la colonie francaise. Quoiqu'il en soit, Bazoum doit faire preuve de courage et de lucidite pour comprendre qu'il ne fait pas partie de l'agenda francais et qu'il ne sert a rien de se compromettre davantage pour plaire a macron. A bon entendeur salut
Citer | Signaler à l’administrateur
0 #12 BOLBOL 01-03-2023 10:00
@nigerien, BAZOUM s'est deja compromis en rendant une visite a Macron la semaine passee et c'est suite a cette visite que Macron a pondu sa fameuse strategie d'enfumage...Bazoum est parti le suppplier de rester au Niger...C'est Le PNDS qui tient coute que coute que les bases restent afin de prevenir les coups d'etats...Mais ils ignorent que le MALI ET LE BURKINA avait des bases...le francais n'a rien a foutre de la tete du client...il se soucie uniquement de ses interets. Donc ce regime tombera, le PNDS tombera, LUMANA tombera....plus aucun parti ne dictera sa loi dans ce pays....
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #13 Omar Maroc 01-03-2023 10:03
La France a toujours son nez dans nos pouvoirs politiques. Il est temps de quitter le continent.
Le Mali a juste compris le double jeu et a pris ses responsabilités. Il en sera ainsi partout au sahel.
La France fait du Niger son point stratégique pour déstabiliser le sahel, mais les nigériens ont compris, bientôt sera sonnée la fin du système Issoufou-Bazoum.
Citer | Signaler à l’administrateur
0 #14 Bola 02-03-2023 12:55
Citation en provenance du commentaire précédent de BOLBOL :
@nigerien, BAZOUM s'est deja compromis en rendant une visite a Macron la semaine passee et c'est suite a cette visite que Macron a pondu sa fameuse strategie d'enfumage...Bazoum est parti le suppplier de rester au Niger...C'est Le PNDS qui tient coute que coute que les bases restent afin de prevenir les coups d'etats...Mais ils ignorent que le MALI ET LE BURKINA avait des bases...le francais n'a rien a foutre de la tete du client...il se soucie uniquement de ses interets. Donc ce regime tombera, le PNDS tombera, LUMANA tombera....plus aucun parti ne dictera sa loi dans ce pays....


Pas faux. Plus vite ce regime malfaisant tombera plus vite ce pays va se rconcilier avec lui meme pour attaquer de front ses defisrelegues a l'arriere plan par le duo satanique grande gueule-maudit gourou rose.
Citer | Signaler à l’administrateur

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

WEB TV

Cérémonie de réception d’un don de 71 véhicules, 498 motos et 270 réfrigérateurs solaires du gouvernement allemand à travers l'UNICEF

Image

Site web d'informations générales sur l’actualité politique, économique, culturelle, sportive au Niger et dans le monde.

Tél: (+227) 89 99 99 28  / 92 55 54 12
Email: contact@actuniger.com