samedi, 19 septembre 2020
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Zedi Feruzi

Zedi Feruzi, le leader de l'Union pour la paix et la démocratie (UPD), un petit parti de l'opposition burundaise, a été abattu avec son garde du corps ce samedi 23 mai dans la soirée à Bujumbura par des inconnus. C'est la première fois, depuis le début de la crise qui secoue le Burundi depuis quatre semaines qu'un leader d'opposition est assassiné. Les auteurs du crime ne sont pas encore identifiés mais le pouvoir est déjà montré du doigt malgré les dénégations de celui-ci.

Zedi Feruzi, le président de l'Union pour la paix et la démocratie (UPD), a été assassiné alors qu'il rentrait chez lui dans le quartier de Ngagara, vers 19h à Bujumbura. Il était accompagné de trois policiers qui lui servaient de gardes du corps. Peu après l'incident, son corps ensanglanté et celui d'un policier garde du corps gisaient devant son domicile.

Le leader de l'UPD circulait apparemment à pied quand il a été attaqué. Il s'est arrêté pour discuter avec un collègue journaliste burundais qu'il venait de rencontrer. Un voisin qui n'a pas assisté à la scène, mais qui était à proximité au moment de l'incident raconte : « Nous avons entendu une vingtaine de coups de feu, tout le monde a plongé par terre, des gens ont vu une voiture Toyota s'enfuir précipitamment », a-t-il témoigné.

Les passagers ont tiré à la kalachnikov à bout portant. Le président du parti UPD est tombé touché à la tête et à la poitrine. Un de ses gardes du corps a également été tué alors que le journaliste et un autre garde du corps ont été blessés. Le journaliste de la radio Bonesha FM qui a survécu affirme avoir vu les assaillants qui portaient la tenue de la garde présidentielle. Le responsable de la communication de la présidence affirme qu'il s’agit d'une manœuvre destinée à brouiller les pistes et à faire accuser le gouvernement.

« Ils portaient des tenues policières, la tenue que les gens de la garde présidentielle porte »

Des témoins qui étaient assis à moins de 10 mètres du groupe assurent qu'ils n'ont rien vu. D'autres ont directement accusé le pouvoir burundais d'être derrière l'assassinat de ce leader opposé à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Petit parti d'opposition, l'UPD s'est un moment divisé, une faction se rapprochant du parti au pouvoir CNDD-FDD. Mais l'UPD était retourné récemment dans l'opposition.

De son côté, le chargé de la communication de la présidence s'est rendu sur place cette nuit. Il a condamné cet assassinat et a demandé une enquête. Dans un communiqué, la présidence exhorte la population « au calme et à la sérénité ». Elle affirme aussi réitérer « son engagement à tout mettre en œuvre pour la sécurité des citoyens et des étrangers vivant sur tout le territoire burundais ».

Réactions des anti-troisièmes mandats

Ce soir dans le quartier de Ngagara, on est loin de la trêve de deux jours décrétée par le collectif contre le troisième mandat de Nkurunziza. Les barricades ont réapparu et de jeunes manifestants encore sous le choc se préparent à combattre la police burundaise accusée de tous les maux. Dans un communiqué, le comité anti-troisième mandat s'est dit consterné de l'assassinat de « l'un des leaders du Mouvement Arusha contre le troisième mandat. » Il précise aussi suspendre sa participation au dialogue initié par la mission des Nations unies au Burundi entre le Gouvernement du Burundi et les différents acteurs socio-politiques.

Charles Nditije, l'un des leaders de la coalition des indépendants de l'espoir accuse le pouvoir d'avoir commis un assassinat politique : « Depuis quelque temps, on était au courant que le CNDD-FDD avait planifié d’assassiner tous les opposants au 3e mandat du président Nkurunziza, à commencer par les manifestants. Il y avait des listes qui étaient dressées pour les leaders de l’opposition, de la société civile et même des médias. La plupart d’ailleurs d’entre eux sont en exil. Aujourd’hui, c’est chose faite. On vient d’assassiner un des présidents d’un parti de l’opposition. » Et s'il ne possède pas de preuve à ses affirmation, Charles Nditije reste convaincu : « Cela ressemble étrangement aux pratiques que nous connaissons de la part CNDD-FDD. Ces informations ont les avaient de longue date. Il est assassiné pour des raisons politiques cela ne fait pas l’ombre d’un doute. »

Maître Dieudonné Bashirahishize avocat et activiste de la société civile regrette lui la perte d’un « vrai patriote » et dénonce un assassinat fomenté par ceux qui veulent faire taire les voix dissonantes : « C’est vraiment désolant de constater que dans un pays quelqu’un puisse être assassiné simplement parce qu’il a des idées qui ne pourraient pas plaire à tel ou à tel autre. On était ensemble mardi de la semaine passée à Musaga. On s’était joint à la population dans une marche à l’issue de laquelle il avait prononcé un discours rassembleur, un discours de vrai patriote. Donc ce soir le pays perd un vrai patriote. Pour ceux qui croient que la terreur, le terrorisme peuvent vaincre la vérité, je pense qu’ils se trompent énormément. C’est pourquoi nous profitons de cette occasion pour lancer un appel vibrant à tous les Burundais, à la communauté internationale, à être vigilant pour que finalement cette bande qui terrorise ce pays puisse être défaite. Sinon ce sont toutes les personnes qui contestent, qui sont dans la rue qui finiront par être complètement décimées. »

Et de rajouter : « Zedi Feruzi était très impliqué dans ce mouvement de contestation contre le troisième mandat. Au moment où il savait qu’il était menacé de mort, il avait pris le risque de se joindre aux autres pour leur demander de vaincre la peur, pour leur demander de rester uni, pour leur demander de ne pas retourner en arrière dans les basses idées divisionnistes. En assassinant un politicien de poigne comme lui, ils ont voulu d’une part intimider les autres acteurs politiques et de la société civile qui refusent son mandat illégal, qui refusent d’enterrer les accords d’Arusha. Je vois dans cet acte d’assassinat ignoble une tentative de faire taire à jamais toute voix dissonante. »

Vendredi soir, le 22 mai, trois personnes avaient été tuées et plusieurs dizaines blesséesdans une attaque à la grenade en plein centre de la capitale.

RFI

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Commentaires  

+5 #1 ISSILI MASHANONO 24-05-2015 10:11
Tant que la démocratie n'est pas fondamentale, émanant du grec Clistène et rendue applicable par l'ingénieux jurisconsulte yéménite Abou Moussa Al Ach'ar qui élabora des règles justes équitables et transparentes; dis-je, cette démocratie que l'on nous fait consommer universellement, n'est que DÉMON-CRATIE. Selon notre compatriote BATASSAYÉ JIKAN AGGO, la Démocratie contemporaine est ce beau fruit que l'Esprit du Mal transforma pour diviser des familles et voir des frères se haïr et généralement divisés en 3 groupes de Gauche, Centre et Droite. La main qui les manipule et les divise, est celle d'une Puissance tapie dans l'ombre pour les dominer. Immunisés contre toute sagesse et piété grâce au vaccin de la Franc-maçonnerie, on voit des rois assassinés par leurs propres enfants pour les succéder aux trônes. Pour exécuter la volonté, le marionnettiste cajole le Parti favori sinon, il se voit remplacé par celui de la seconde chance ou l'Outsider engagé à rester aveuglément soumis.
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+4 #2 afriki 24-05-2015 12:58
La France n'aime pas ce président burundais et ça se voit par le tapage médiatique de rfi et les médias français contre ce régime. Comme en guinée des assassinats sont commis pour discrédité le président et l'obliger à céder le pouvoir. Comme le coup d'État a échoué il faut passer au plan B de la France. Pourquoi les africains sont naïfs. L'assassinat d'un opposant n'arrange en rien ce pouvoir. Une chose est sûre la France va faire partir ce pprésident et le remplacer par un président marrionnette .

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-3 #3 KADERS 24-05-2015 15:13
On craint beaucoup que ça arrive au Niger, parce c'est les mêmes problèmes qui conduit à assassiné un opposant et nous avons ses problèmes. Que Dieu nous garde...
Ina lilah wa ina ileyhi raji-oune..
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+3 #4 afriki 24-05-2015 16:24
Je parie que le président burundais n'est pas derriere cet assassinat et qu'il faudrait voir du côté de l'opposition qui a tout à gagner si le président est accusé de ce meurtre. A votre place et vu la mobilisation internationale et les tapages médiatiques orchestrés par la France à travers rfi et France 24 comme pour boko haram dont elle assure la couverture médiatique et même au delà allez vous commettre cet assassinat ?. Dadis n'est pas responsable des tueries du stade mais plutôt sans cette situation l'opposition à l'époque n'a aucun moyen de discrédité dadis aux yeux de la population.
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+3 #5 ISSILI MASHANONO 24-05-2015 16:40
KADERS#3, ça n'arrivera pas au Niger où le nigérien a cette qualité de croire en Dieu; et, chacun connait le caractériel de chacun quand notre St Prophète Mohamed (rsaws) Envoyé pour informer, avertir, prévenir et guider les croyantes et les croyants musulmans sur le droit chemin; nous apprend; "Quand deux croyants levant le sabre, se battent et qu'un y meurt, le provocateur et le provoqué iront tous en Enfer". Et, si "Un plus belliqueux tue franc-maçonniquement son prochain, le meurtrier encaissera tous les péchés du meurtri, au Jour de la Vérité à la Barre du Tribunal du Seigneur Majestueux où sa Balance est infaillible aux Comptes". De par ses actes satanistes connus des citoyens, cet opposant n'assistait qu'ostentatoirement aux prières publiques et ne participe que politiquement au mariage, baptême ou obsèques. Ne cherchant qu'un preneur en attentant à sa patrie; qui des nigériens voudra se porter candidat? On souhaite plutôt qu'Allah (swt) s'occupe du cas de cet Opposant?
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+2 #6 vieux pere 24-05-2015 19:04
c'est bien cette mm france qui a semée cette pagaille qu'elleappel democratie.deput l'avenement de cette connairie de gouvernance l'Afrique ne fait que s'embrasé des geurres partout et toujour vous verez la main de ces français derriere
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0 #7 afriki 25-05-2015 21:42
Quand est ce que le leader d'un petit parti de l'opposition devient subitement Leader de l'opposition. Malheur à rfi ces catalyseurs de la France. Zedi est une de vos victimes et non du président que vous voulez disctediter parce sa présidence n'arrange pas vos magouilles. La france pompier-pyromane!
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