Niamey : la Direction de la Police Judiciaire démantèle une bande impliquée dans deux assassinats et des vols nocturnes

Après plusieurs mois d’investigations, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a mis un terme aux agissements d’une bande criminelle soupçonnée de deux assassinats de gardiens de nuit et de multiples vols violents dans plusieurs quartiers de Niamey. Le groupe, composé de six hommes âgés de 28 à 36 ans, a été partiellement démantelé à la suite de l’arrestation de son chef présumé lors d’une tentative de vol à Tchangarey. Quatre suspects ont été interpellés puis présentés à la presse ce mercredi 4 mars 2026, tandis que deux complices demeurent en fuite, dont l’un aurait quitté le territoire national.
Tout bascule dans la nuit du 24 février 2026, au quartier Tchangarey. Une tentative de vol tourne court. La victime, loin de céder à la panique, parvient à maîtriser son agresseur avant de le livrer aux forces de l’ordre. L’homme interpellé n’est pas un inconnu des services d’enquête : surnommé « RASTA », il était déjà activement recherché.
Placée en garde à vue, la pièce maîtresse du réseau finit par passer aux aveux. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs de la DPJ, il aurait agi de concert avec un complice répondant au nom de Boubé, actuellement en cavale à l’étranger. Ensemble, ils seraient responsables de plusieurs vols de nuit, mais aussi de deux assassinats particulièrement violents.
Le premier meurtre remonte au 21 septembre 2025, au quartier Satu GMA. La victime, un gardien de chantier, est retrouvée sans vie. Quelques jours plus tard, le 3 octobre 2025, un second gardien est tué dans des circonstances similaires à Tchangarey. À l’époque, ces crimes avaient profondément choqué les riverains, sans que leurs auteurs ne soient immédiatement identifiés.
Les investigations ont permis de reconstituer un schéma criminel méthodique. Les membres de la bande procédaient d’abord à une reconnaissance minutieuse des lieux ciblés, le plus souvent des chantiers de construction, réputés pour abriter du matériel et des équipements de valeur.
Ils revenaient ensuite de nuit pour passer à l’action. D’après les aveux du chef présumé, « RASTA » neutralisait les gardiens en les étranglant à l’aide d’une corde. Son complice Boubé portait ensuite les coups fatals, frappant les victimes à la tête avec une brique ou utilisant un couteau. Une violence froide, répétée, qui ne laissait aucune chance aux vigiles isolés.
Une fois les lieux sécurisés, les malfaiteurs s’emparaient des biens disponibles avant de les écouler auprès de receleurs, également interpellés dans le cadre de l’enquête.
Au-delà des assassinats, la bande est soupçonnée d’être impliquée dans plusieurs cas de vols en réunion avec violences, coups et blessures volontaires, menaces de mort et autres actes d’intimidation ayant alimenté un climat d’insécurité dans certains quartiers de la capitale.



