
Au moins quinze (15) soldats ont été tués et plusieurs autres blessés dans une nouvelle attaque par des individus armés non identifiés, hier jeudi à Dagné, dans l’Anzourou, dans la Région de Tillabéri. Cette nouvelle attaque terroriste intervient quelques jours après l’embuscade meurtrière de Banibangou, dans la même zone dite des trois frontières, et qui a fait officiellement 69 victimes civiles.
Le bilan est provisoire et non officiel mais confirmé par plusieurs sources locales et sécuritaires. Au moins quinze (15) soldats nigériens ont perdu la vie dans l’attaque de leurs positions par des présumés terroristes membres de l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS) qui sévissent dans cette zone frontalière du Mali. Plusieurs autres soldats, des gendarmes notamment, ont été blessés et d’autres aussi portés disparus, rapportent les mêmes sources.
Le canton de l’Anzourou, dans la région de Tillabéri, dans le nord-ouest du pays, fait partie des communes les plus affectées par les attaques terroristes que connait cette zone frontalière du Mali depuis 2015. Ces derniers mois, les attaques se sont multipliées contre les positions des forces de défense et de sécurité (FDS) et surtout contre les cibles civiles, ce qui a provoqué un déplacement massif des populations vers des endroits plus sûrs. En septembre dernier, le nouveau Président Bazoum Mohamed s’est même déplacée dans la zone où il a assuré que toutes les dispositions, notamment militaires, sont prises pour sécuriser la zone et permettre un retour des populations déplacées.
Malgré le renforcement du dispositif militaire et sécuritaire avec les différentes opérations lancées par les Forces armées nigériennes (FAN) appuyées par les soldats de la force française Barkhane et les soldats des forces spéciales américaines ainsi que ceux de la Force conjointe du G5 sahel, les attaques ont repris de plus belle. Depuis le début de l’année, et selon les statistiques officielles, c’est plus de 700 victimes civiles qui ont été enregistrées et des dizaines de soldats tués suite à ces attaques qui interviennent dans une zone placée depuis 2017 en état d’urgence avec interdiction de circulation de motos.
Le dernier acte en date, c’est mardi dernier lorsque les membres d’un groupe d’autodéfense sont tombés dans une embuscade dans le département de Banibangou. Soixante-neuf personnes ont péri dont le maire de la commune selon un bilan officiel communiqué hier jeudi par le gouvernement qui a attribué cette attaque à des individus armés non identifiés. Un deuil national de 48h a été décrété par le gouvernement à compter de ce vendredi 05 novembre 2021.





