Au moins trente-sept (37) civils dont quatre (04) femmes et quatorze (14) enfants ont été tués hier lundi 16 août dans l’après midi, dans le village de Darey Dey, à 45 kms à l’ouest de Banibangou dans la région de Tillabéri, dans le nord-ouest du Niger, près de la frontière malienne. Selon des sources locales qui ont confirmé l’information déjà relayée sur les réseaux sociaux depuis la soirée du lundi, les assaillants présumés membres de l’EIGS étaient venus à bord de plusieurs motos et ont pris pour cible, des populations qui travaillaient dans leurs champs.
C’est la seconde attaque qui cible ce village du département de Banibangou en moins d’un mois et cette fois encore, le bilan qui est encore provisoire est très lourd ! Trente-sept (37) personnes dont quatre (4) femmes et quatorze (14) enfants ont été massacrés par des individus armés venus à bord de plusieurs motos, dans le village de Darey Dey qui, fin juillet encore, avait connu une autre attaque du même genre et qui a fait plus d’une dizaine de victimes parmi les populations civiles qui travaillaient également dans leurs champs.
Cette attaque qui est la énième du genre qui vise des civils depuis quelques mois dans cette zone située près de la frontière malienne intervient une semaine après celle qui a visée, le lundi 09 Août 2021, les populations du village de Falanzandan, toujours dans le département de Banibangou, et qui s’est soldée par le massacre de quinze (15) personnes avec toujours le même mode opératoire. Les assaillants étaient venus à motos et avaient pris comme cible, des habitants qui vaquaient à leurs travaux champêtres.
Comme pour les précédentes attaques, le gouvernement avait dans un communiqué du ministère de l’Intérieur, annoncé que « des dispositions sécuritaires et sanitaires prises ont été renforcées » et qu’« une enquête est ouverte pour retrouver et traduire devant les tribunaux les auteurs de ce crime lâche et barbare ».
La multiplication de ces attaques contre les civils a poussé les populations à vider la zone et à se refugier un peu plus au sud, vers la zone de Balleyera, amplifiant ainsi une situation humanitaire déjà très critique.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)





