
Ce lundi 11 octobre 2021 s’est ouvert à Ouagadougou, le procès des présumés assassins de l’ancien chef de l’Etat, Thomas Isidore Noel Sankara, et de douze autres (12) de ses compagnons. Trente quatre (34) ans après les tragiques faits, quatorze (14) personnes ont été inculpées mais seules douze (12) sont présentes à l’audience du procès qui se déroule en l’absence du principal accusé, l’ancien président Blaise Compaoré.
C’est dans la salle des Banquets de la capitale burkinabé que le tribunal militaire siège pour ce procès médiatique et très attendu dans le pays et au delà. Trente quatre (34) ans après la mort tragique, le 15 octobre 1987, du père de la révolution d’aout 1983 ainsi que de douze autres personnes lors d’un coup d’Etat, le procès s’est ouvert en présence de sa veuve, Mariam Sankara, et de plusieurs de ses proches.
Quatorze (14) personnes accusées sont présentes au procès dont le général Gilbert Dienderé qui purge actuellement une peine de 20 ans de prison dans l’affaire du coup d’état avorté de 2015. Le procès se déroule toutefois en l’absence des principaux accusés du dossier, l’ancien président Blaise Compaoré, en exil au Burkina, et son ancien chef de sécurité Hyacinthe Kafando. Les avocats de Blaise avaient prévenu qu’ils boycotteraient le procès, qu’ils qualifient de «procès politique ».
Quelques soixante personnes sont citées comme témoins dans ce procès que beaucoup qualifient d’historique et que certains espèrent servir d’occasion pour faire la lumière sur cette page sombre de l’histoire du pays des hommes intègres.





