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Déclaration de presse des organisations de la société civile défenseur des droits de l'homme de Diffa

Le collectif des organisations de défense des droits de l’homme de la région de Diffa réuni ce jour dimanche 10 février 2019 marquant les quatre années de mise en œuvre de l’état d’urgence dans la région de Diffa rend la déclaration dont la teneur suit :

Il faut d’abord rappeler que la mesure de l’état d’urgence est mise le 10 février 2015 suite aux premières attaques de la secte Boko Haram sur le territoire nigérien le 06fevrier 2015 dans les localités de diffa et Bosso. Il faudrait de prime abord reconnaitre que cette mesure de l’état d’urgence n’a pas engendré seulement que des conséquences néfastes. C’est ainsi qu’au premier semestre de sa mise en œuvre ; elle a permis la stabilisation de la situation sécuritaire notamment dans la ville de diffa.

Cependant aujourd’hui force est de reconnaitre que la situation socio-économique, sécuritaire et humanitaire des populations de la région de diffa est très précaire et même préoccupante.
En effet la situation humanitaire dans la région de diffa se caractérise par l’arrivée de plus de cent cinquante mille refugiés venus du Nigeria auxquels il faut ajouter plus de cent mille déplacés internes. Ces déplacements massifs de populations a entrainé la désagrégation complète du tissu économique et social des populations. Cette situation se caractérise également par l’insuffisance de l’aide humanitaire apportée aux populations par l’Etat et ses partenaires. A cela il faut ajouter la campagne agro-pastorale déficitaire dans certaines zones de la région et les inondations qui ont occasionné d’importants dégâts sur les cultures irriguées en particulier le riz et le poivron.

Quant à la situation économique, elle est caractérisée par un effritement du tissu économique de la région asphyxie généralisée de tous les secteur de production à savoir l’agriculture, l’élevage et la pêche qui constituent les principales activités des populations.la situation de ces secteurs productifs est caractérisée par l’interdiction de certaines zones de cultures, d’élevage et de pêche qui a pour conséquence l’accroissement de la pression sur les terres (de culture, de pêche et d’élevage),l’inaccessibilité des producteurs à l’urée et au carburant.

En ce qui concerne la situation sécuritaire, il faut relever la recrudescence des enlèvements des populations souvent contre rançon et les attaques du groupe terroriste boko haram. Il faut ajouter également l’augmentation des cas de vols et d’attaques des bandits armées qui profitent de la situation sécuritaire délétère.
Il ne faut pas oublier aussi les cas de violations des droits de l’homme et d’exactions exercés sur les populations.

Au regard de tout ce qui précède le collectif des organisations de défense des droits de l’homme de diffa exige des autorités :

-De renforcer les mesures sécuritaires dans la région de diffa afin de protéger les populations et leurs biens ; 
-D'augmenter de façon substantielle l’aide humanitaire accordée aux populations en rapport avec les partenaires techniques et financiers ; 
-De procéder à une évaluation objective de la mesure de l’état d’urgence en vigueur dans la région de diffa depuis février 2015; 
-De procéder à la levée pure et simple de l’état d’urgence ainsi que toutes les autres mesures restrictives liées à l’état d’urgence ; 
-De renforcer et intensifier la patrouille urbaine dans les villes ; 
-De lever toutes les barricades qui sont dans la ville de Diffa afin de rendre fluide la circulation ; 
-De tout faire pour ramener tous les otages retenus par les groupe BH notamment les femmes et enfants enlevés de n’galewa, les femmes enlevées sur la route de n’guigmi ainsi que celles enlevées dernièrement près de Toumour ; 
-La reprise des travaux de bitumage de la route Diffa-n’guigmi- frontière Tchad pour permettre la création d’emploi aux jeunes et le désenclavement de la ville de n’guigmi qui étouffe économiquement de fait de l’arrêt des travaux de cette route ; 
_De trouver des perspectives d’intégration économique des jeunes par la création d’emploi à ces jeunes désœuvrés.

Enfin le collectif des organisations de défense des droits de l’homme de diffa interpelle les députés de la région de diffa et les exhorte à continuer à faire le plaidoyer auprès du gouvernement sur la situation qui prévaut à diffa en vue d’alléger les mesures de restriction. Le collectif interpelle les élus locaux et les chefs traditionnels de la région de diffa à sortir de leur mutisme sur la situation que vivent leurs populations. Apporte son soutien aux forces de défense et de sécurité dans leur mission quotidienne de la défense de l’intégrité du territoire et protection des personnes et leurs biens.

Fait à Diffa, le 10 février 2019

Le collectif

 

Commentaires   

+5 #1 Gaskia 11-02-2019 08:27
Population de Diffa faut bien réfléchir, lever la mise en garde va permettre au BH de vous attaquer à moto, de fabriquer des EOD avec les urées (engrais), d'avoir accès au car[mot censuré]nt, de pêcher comme vous, de produire le poivron comme vous et de se procurer les moyens de vous détruire avec les gains de ces activités. Les barricades vous gênent or ils permettent au FDS de contrôler et filtrer les entrées et aussi retarder la manoeuvre des BH. Croyez moi vous serez les premières victimes de cette levée. A bon entendeur salut!
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+1 #2 Niger 11-02-2019 08:45
Dans la configuration actuelle de la situation, la levée de l´Etat d´urgence n´est pas une bonne chose car beaucoup restent à faire pour pacifier le Manga.
Appliquer cette mesure revient à mettre en péril le fragile équilibre de cette région. Et les récentes attaques sur Toumour et la Périphérie de Bosso nous rappellent que du chemin reste à parcourir
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-1 #3 Milliardaire 11-02-2019 08:46
L'Etat doit alléger les mesures afin de permettre aux populations de se prendre en charge; car les aides alimentaires sont insuffisantes.
FDS, bonne chance et bonne collaboration.
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-1 #4 Paysan 11-02-2019 08:51
Ce peuple connait la pêche, l'agriculture, l’élevage.
Que de lui donner du "poisson", permettez-lui de l'attraper.
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-1 #5 Dono 11-02-2019 10:38
Après 4 ans, ce n'est plus un état d'uegence. C'est devenu l'état normal. Bref, in concreto, l'etat d'urgence ne profiye qu'aux FDS qui racketent sanss'inquieter. Par ex, libérez la circulation dans les villes et restreignez la sur les axes interurbains et empechez de rentrer dans les centres urbains a partir d'une certaine heure.
Franchement, les vexations liées au comportement des fds est aussi frustrant que celles liées aux BH.
Yen a marre!
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0 #6 agneau 11-02-2019 16:20
Citation en provenance du commentaire précédent de Dono :
Après 4 ans, ce n'est plus un état d'uegence. C'est devenu l'état normal. Bref, in concreto, l'etat d'urgence ne profiye qu'aux FDS qui racketent sanss'inquieter. Par ex, libérez la circulation dans les villes et restreignez la sur les axes interurbains et empechez de rentrer dans les centres urbains a partir d'une certaine heure.
Franchement, les vexations liées au comportement des fds est aussi frustrant que celles liées aux BH.
Yen a marre!

Vous vous en prenez aux FDS qui ne font que leur travail.Tout compte fait Allah a mis en échec le sombre dessein des ennemis de la paix tapis dans l'ombre.
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-1 #7 Dan Kassa 12-02-2019 17:02
Mort de rires, la societé si vile du Niger ou bande des idiots. Sinon, comment demandé en pleine de lever les mesures de securités instaurées?? Si vous n'avez pas autres choses à faire, rendez le tablier, ne confonder pas societé civile et anneries.
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