TPL_SIDE_BAR

ConsommerLocal_Actu-Niger_1200x356_compresse

NITA Fond Site Web 675 x 240

jeanmarieONU

Après le passage du Premier ministre nigérien Ali Mahamane LAMINE ZEINE, suivi de celui du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération, Abdoulaye DIOP, c’est au tour du chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko JEAN MARIE TRAORE, de prendre la parole à la tribune de la 81e Assemblée générale de l’ONU, dont les travaux se poursuivent à son siège de New York, aux États-Unis, pour porter la voix de la Confédération des États du Sahel (AES). Dans son intervention lundi 28 septembre, le chef de la diplomatie burkinabè, dont le pays assure la présidence en exercice de l’organisation, a décliné les ambitions, les enjeux ainsi que les perspectives pour la Confédération des États du Sahel, qui s’érige contre la domination, l'exploitation et le mépris. « Nous ne demandons à personne la permission d'exister. Nous ne sollicitons de personne un certificat de souveraineté. Nous avançons, unis et debout, parce que notre cause est juste et parce que notre avenir nous appartient », a martelé Jean-Marie Traoré, qui a également fait clairement savoir que, dans cette dynamique, « notre coopération ne sera jamais synonyme de soumission, et notre ouverture ne signifiera jamais l'abandon de nos intérêts vitaux ». Reprenant pour l’essentiel les griefs et les attentes exprimés par le Premier ministre nigérien et le chef de la diplomatie malienne, le ministre burkinabè a réitéré que l’AES réaffirme son attachement à « un traitement impartial, objectif et non sélectif des droits humains. Elle appelle à un dialogue fondé sur le respect mutuel, la bonne foi et la rigueur des faits ». En intégralité, la Déclaration du Burkina Faso au nom de la Confédération des États du Sahel, prononcée par le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, à la tribune des Nations Unies.

 

ZONPAY_banniere_compressee

 

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,

J'ai l'insigne honneur de porter, depuis cette tribune, la voix de Leurs Excellences le camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l'État et Président de la Confédération des États du Sahel (AES) ; le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali, et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’État.

En leurs noms, la Confédération des États du Sahel vous adresse, Monsieur le Président, ses chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la 81e session. Elle vous formule ses vœux de succès dans l'accomplissement de votre mandat et s’associe à la fierté du peuple ami du Bangladesh. À Son Excellence Madame Annalena BAERBOCK, nous réitérons notre appréciation positive pour la conduite avec dextérité des travaux de la 80E session.

Monsieur le Président,

C'est avec le cœur habité par la mémoire de milliers d'enfants, de femmes et d'hommes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, innocentes victimes du terrorisme, que je prends la parole. Mais c’est aussi avec la fierté tirée de la résilience des populations du Sahel et de l’espoir porté par la bravoure des forces de défense et de sécurité de la Confédération, ainsi que du rôle crucial joué par les Volontaires pour la défense de la patrie, que je suis commis à la noble mission de porter cette déclaration.

Aussi, voudrais-je avoir une pensée pieuse pour les familles endeuillées, les communautés meurtries et toutes celles et tous ceux dont la vie a été affectée par la barbarie terroriste.

Depuis plus d'une décennie, cette violence aveugle est entretenue, armée, financée et instrumentalisée par des réseaux criminels et leurs soutiens, déterminés à soumettre le Sahel par la peur. Mais qu'ils l'entendent ici : ils n'y parviendront pas.

Je m'incline avec un profond respect devant la mémoire des forces de défense et de sécurité de la Confédération des États du Sahel, de nos volontaires pour la défense de la patrie et de toutes nos forces patriotiques tombées sur le champ d'honneur.

En évoquant leur mémoire, j’ai une pensée pieuse pour le Général d’Armée Sadio CAMARA, lâchement assassiné le 25 avril 2026 pour son engagement en faveur de la paix au Mali et au Sahel.

Le sacrifice suprême que nos héros ont consenti est la semence de liberté, de justice et de souveraineté auxquelles aspirent nos peuples opprimés. Il est la source nourricière quotidienne de notre détermination collective à reconquérir l'intégrité de nos territoires, à défendre notre dignité et à garantir notre droit sacré de vivre libres, en paix et en sécurité.

Au peuple de la Confédération des États du Sahel, y compris sa diaspora, je rends un hommage appuyé et lui renouvelle ma fierté. Le courage, la résilience, l’engagement et la mobilisation dont il fait preuve chaque jour, en soutien aux efforts des chefs d’État de la Confédération AES, demeurent le centre de gravité de notre marche vers la souveraineté, la stabilité et le développement.

À tous les peuples d’Afrique et du monde qui partagent notre lutte et qui se reconnaissent dans l’idéal de paix, de dignité et de liberté porté par la Confédération AES, je réitère ma gratitude.

Monsieur le Président,

La dynamique confédérale engagée et assumée par nos États, loin d’être un isolement, est la traduction du refus de la fatalité et de la tutelle chronique, ainsi que du rejet de l’indignation sélective devant le drame humain. Elle est le signe de la volonté partagée de nos États de sortir du cercle vicieux de la domination structurelle et de l’exploitation profondément enracinées dans les relents colonialistes et néocolonialistes. Elle porte en elle l’espérance de la renaissance du Sahel central, longtemps étiqueté sous tous les qualificatifs dévaluants.

La nouvelle marche engagée depuis le 16 septembre 2023 par l’adoption de la Charte du Liptako-Gourma, consolidée par la création de la Confédération des États du Sahel le 6 juillet 2024, a dévoilé un nouvel horizon pour les peuples de l’AES.

Chaque pan de territoire reconquis, chaque base terroriste détruite, chaque combat gagné sur les forces du mal, chaque école rouverte, chaque village réinstallé, chaque réforme initiée nous rapproche de ce nouvel horizon défendu avec détermination par le camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le Général d’Armée Assimi GOITA et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI.

Sous leur leadership éclairé, contre vents et marées, l’Alliance des États du Sahel s’affirme chaque jour en prenant en main et en assumant son destin. Un destin de dignité, de prospérité, de liberté et de justice.

Elle s’affirme grâce à la mobilisation d’un peuple sur un espace commun pour un destin partagé : « Un peuple, un espace, un destin ». Cette devise guide chacune de nos actions et s'incarne dans l'opérationnalisation de la Force unifiée de la Confédération, tout comme elle s'incarne dans la création de la Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement. Elle s’incarne dans la consolidation des relations entre l’ensemble des institutions des pays de l’AES, tout comme elle s’incarne dans le renforcement des liens historiques séculaires entre les communautés et les forces vives de notre espace. Enfin, cette devise vit dans la cohésion diplomatique des trois États, illustrée de la plus belle des manières par le présent discours prononcé au nom des États de la Confédération AES, au nom des peuples de la Confédération AES et au nom de la diaspora de la Confédération AES.

Monsieur le Président,

L’AES salue le choix du thème de la présente session : « Reconstruire la confiance, gérer la transformation : une Organisation pour tous ».

À lui tout seul, ce thème est un aveu indéniable : l’aveu d’une confiance érodée entre les membres du fait des doubles standards, des positions partiales, de l’injustice institutionnalisée, de l’instrumentalisation des institutions et des procédures ; l’aveu que notre Organisation peine à s’adapter aux changements pourtant flagrants d’un monde en constante évolution ; et l’aveu de reconnaissance que notre Organisation, hélas, n’est plus pour tous, mais appartient davantage à des acteurs choisis selon leur puissance et leurs intérêts.

Les couplets d’espoir déclinés dans la Charte des Nations Unies et faisant l’éloge de la paix sont méprisés, le droit international martyrisé et torturé par des membres dont la propension à la domination, au néocolonialisme et à l’hégémonie est sans appel.

Oui, il faut reconstruire la confiance ; c’est une ambition que nous partageons. Mais cela suggère que notre Organisation cesse d’être le porte-voix ou le faire-valoir de quelques puissances pour devenir la maison commune des peuples, égaux en dignité, égaux en droits et égaux en souveraineté. C'est à la lumière de cette exigence et de ce qui se joue au Sahel que nous prenons part à ces délibérations.

Pour la Confédération des États du Sahel, reconstruire la confiance rime impérativement avec l’arrêt immédiat des soutiens étatiques aux terroristes, car le terrorisme ne saurait continuer à être un instrument de la politique étrangère de certaines puissances.

La Confédération des États du Sahel n’est pas confrontée à une simple addition de groupes terroristes isolés. Nous faisons face à une entreprise persistante de déstabilisation, soutenue par des moyens considérables et orientée contre le droit de nos peuples à vivre en paix, à choisir leurs dirigeants, à disposer de leurs ressources et à exercer pleinement leur souveraineté.

Les attaques terroristes, notamment celles perpétrées les 25 avril et 4 juillet 2026 en République du Mali, ainsi que celles des 18 juin, 29 et 30 août 2026 en République du Niger, illustrent parfaitement ce constat.

Disons-le sans détour : les chaînes d'approvisionnement, les capacités techniques et l'emploi coordonné de tels moyens conventionnels ne naissent pas du néant. Derrière le bras meurtrier du terroriste se dessinent des soutiens structurés, y compris étatiques, mus par la volonté de reconquérir des avantages et des privilèges perdus. Nous demandons à la communauté internationale de regarder les faits en face, d'enquêter avec sérieux et de condamner, sans calcul géopolitique, tous ceux qui financent, arment, renseignent ou protègent les terroristes. Le silence face à de tels agissements n'est plus de la prudence, mais une complicité.

Monsieur le Président,

Reconstruire la confiance rime également avec le respect strict de la souveraineté des États ; il rime avec le développement du partenariat et non de l’asservissement ; il rime avec une justice affranchie des velléités néocolonialistes. Toute chose contraire à l'instrumentalisation de certains mécanismes internationaux de défense des droits humains à des fins de pression politique contre nos pays, tel le rôle mal choisi par le Parlement européen pour justifier une éventuelle offensive néocoloniale à travers ses résolutions mal fondées contre le Sahel.

Monsieur le Président,

La confiance ne peut renaître dans une Organisation qui invoque le droit pour les uns et tolère l'arbitraire pour les autres, qui exige des faibles ce qu'elle n'ose pas demander aux puissants.

La promotion et la protection des droits fondamentaux constituent, pour nos États, une responsabilité pleinement assumée. Nous l'exerçons dans un contexte de violence extrême imposée à nos populations par des terroristes. Lorsque nos États adoptent des mesures exceptionnelles, strictement encadrées par leurs législations nationales et leurs obligations internationales, ils agissent pour protéger les populations, préserver l'ordre public et garantir la sécurité nationale. Car le premier droit humain est le droit à la vie ; la première liberté d'un peuple est de ne pas vivre sous la terreur.

Nous constatons que ces mesures font trop souvent l'objet de lectures partielles et sélectives, sans considération suffisante pour les réalités du terrain. La Confédération réaffirme son attachement à un traitement impartial, objectif et non sélectif des droits humains. Elle appelle à un dialogue fondé sur le respect mutuel, la bonne foi et la rigueur des faits. Nous acceptons l'examen impartial et objectif ; en revanche, nous rejetons le procès politique. Oui au respect du droit, mais nous refusons son instrumentalisation.

C'est précisément en raison de manquements graves, d'une sélectivité persistante et d'une politisation devenue manifeste que nos États ont souverainement décidé de se retirer de la Cour pénale internationale et ont formellement notifié leur retrait du Statut de Rome. Justice internationale, oui ; justice à géométrie variable, non. La Confédération demeure attachée à des institutions multilatérales indépendantes, impartiales et crédibles.

Monsieur le Président,

La Confédération des États du Sahel s’érige contre la domination, l'exploitation et le mépris. Elle adhère à la vision d’une Afrique réhabilitée dans sa dignité, qui choisit sa propre voie, qui s’assume, qui s’émancipe des contraintes et des pesanteurs d’autrefois pour être maîtresse de son destin.

À cet égard, la Confédération des États du Sahel salue l'adoption, le 25 mars 2026, par l'Assemblée générale des Nations Unies, de la résolution reconnaissant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage et le système d'asservissement racial comme le crime le plus grave contre l'humanité. C’est le lieu de réitérer nos vives félicitations aux plus hautes autorités de la République du Ghana et à l’ensemble des communautés afrodescendantes qui ont porté ce dossier avec le soutien de tous, pour franchir ce pas décisif vers la justice.

Cette reconnaissance historique, inscrite dans une marche noble, doit ouvrir la voie à la vérité, à la mémoire, aux réparations et à une transformation réelle des rapports internationaux hérités de l'esclavage et de la colonisation.

C’est également le lieu de saluer la récente adoption, il y a à peine trois semaines, le 4 septembre dernier, de la résolution A/80/L.104, visant à redonner sa grandeur naturelle à l’Afrique après plusieurs siècles de sous-estimation et de minimisation de la taille de notre cher continent. Nous félicitons les plus hautes autorités de la République togolaise pour avoir porté, avec dextérité, la mission qui lui a été confiée dans le cadre du plaidoyer ayant permis cette victoire légitime.

Monsieur le Président,

Sur le chapitre de la paix et de la sécurité internationales, notre monde reste confronté à la multiplication des conflits armés, à l'émergence de nouvelles crises et au retour de la loi du plus fort. Les approches unilatérales, les sanctions hors du droit, les interventions sélectives et les doubles standards fragilisent l'ordre international et mettent à rude épreuve le système multilatéral.

La Confédération AES appelle à la cessation immédiate des violences contre les populations civiles, à un accès humanitaire sans entrave et à une solution politique juste et durable. L'incapacité du Conseil de sécurité à prévenir ou à résoudre durablement ces crises révèle les limites d'un système qui protège trop souvent les intérêts de puissances au détriment de la vie humaine.

Sur le chapitre du développement, la Confédération demeure préoccupée par l'aggravation des vulnérabilités climatiques, la multiplication des crises humanitaires et l'utilisation malveillante des technologies de l'information et de l'intelligence artificielle à des fins de manipulation et de déstabilisation. Les conclusions du Forum politique de haut niveau de juillet 2026 confirment que la communauté internationale demeure éloignée des Objectifs de développement durable. À quatre années de l'échéance de 2030, le temps n'est plus aux déclarations rituelles : il est à l'action, au financement équitable et à la justice économique.

Face à ces défis, des réponses collectives, ambitieuses et solidaires s'imposent. Le Pacte pour l'avenir, le Compromis de Séville, le Programme d’action de Doha, l'initiative UN80 et le Programme d’action d’Awaza pour les pays en développement sans littoral peuvent contribuer à rendre le système multilatéral plus efficace, plus inclusif et davantage orienté vers les résultats, à condition qu'ils ne restent pas des promesses. Nos priorités doivent être clairement définies : réduire la fracture numérique, renforcer la résilience climatique, investir dans le capital humain, consolider les systèmes de santé et d'éducation, soutenir l'industrialisation, assurer la participation effective des jeunes et des femmes aux décisions. La solidarité internationale est nécessaire, mais l’expérience de l’AES démontre aussi que la mobilisation des ressources internes, appuyée sur la confiance, la solidarité nationale et la participation citoyenne, est le premier levier de la libération économique.

Monsieur le Président,

La Confédération des États du Sahel soutient les efforts engagés dans le cadre de l'Initiative UN80, convaincue que notre Organisation doit connaître une profonde mue pour répondre aux défis contemporains. Mais la réforme ne saurait être un prétexte pour réduire davantage la présence des Nations Unies dans les pays. Elle doit être politique, démocratique et courageuse dans les redistributions des voix, des responsabilités et des pouvoirs.

La réforme du Conseil de sécurité ne peut plus attendre. Elle doit renforcer la transparence et la redevabilité, mettre fin aux doubles standards et adapter l’Organe à la réalité géopolitique. La Confédération AES réaffirme son soutien au Consensus d'Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.

La crédibilité de l'Organisation des Nations Unies dépendra de sa capacité à faire respecter, avec la même rigueur et sans distinction, la Charte, le droit international et l'égalité souveraine des États. Dans cet esprit, la Confédération AES réitère son appel à la levée de toutes les mesures coercitives unilatérales contraires au droit international, y compris l'embargo imposé à la République de Cuba. La réforme de la gouvernance mondiale doit également transformer l'architecture financière internationale : représentation plus équitable des pays en développement dans les institutions financières internationales, traitement juste de la dette, accès réel aux financements du développement, commerce international plus équitable et respect des priorités nationales.

Monsieur le Président,

La Confédération AES demeure résolument engagée à œuvrer, aux côtés de tous les États membres des Nations Unies, à l'avènement d'un ordre international plus juste, plus équitable et plus solidaire, fondé sur la dignité des peuples, l'égalité souveraine des États, la justice internationale et le règlement pacifique des différends. Mais notre coopération ne sera jamais synonyme de soumission, et notre ouverture ne signifiera jamais l'abandon de nos intérêts vitaux.

C'est à cette condition seulement que nous pourrons restaurer la confiance entre les Nations, rendre sa crédibilité à notre Organisation et offrir aux générations présentes et futures un monde plus sûr, plus prospère et plus respectueux des aspirations de tous les peuples.

Nous ne demandons à personne la permission d'exister. Nous ne sollicitons de personne un certificat de souveraineté. Nous avançons, unis et debout, parce que notre cause est juste et parce que notre avenir nous appartient.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation, Mesdames et Messieurs,

À titre national, je voudrais maintenant porter à l’attention de notre auguste Assemblée quelques considérations sur la situation de mon pays. Le Burkina Faso s’est engagé dans une dynamique de transformation profonde, portée par la Révolution progressiste populaire. À l’heure où nous nous apprêtons à en commémorer le quatrième anniversaire, nous pouvons, avec responsabilité et lucidité, relever les avancées enregistrées dans plusieurs domaines de la vie nationale.

Sur le plan économique, le Burkina Faso poursuit résolument ses efforts en faveur d’une transformation structurelle de son économie et d’un développement davantage fondé sur ses propres potentialités. En synergie avec les autres États membres de la Confédération des États du Sahel, notre pays œuvre à renforcer ses capacités productives, à valoriser ses ressources nationales et à promouvoir davantage la transformation locale de nos matières premières.

Dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie notamment, des initiatives présidentielles importantes sont mises en œuvre afin de stimuler la production nationale, de créer des emplois et de renforcer la participation de nos populations à l’activité économique.

Sous le leadership du camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, le Burkina Faso a fait le choix de placer le peuple au cœur de toute dynamique, en encourageant la création de nouvelles unités de production et de transformation et en favorisant une meilleure valorisation de nos ressources. À travers des initiatives porteuses d’espoir, notamment les six grandes initiatives présidentielles, notre économie se dynamise et se consolide progressivement. Notre ambition est de fortifier les bases d’un développement endogène, durable et inclusif, tout en poursuivant la refondation profonde de notre société et le renforcement de notre souveraineté économique.

Cette transformation concerne également les infrastructures, dont le développement accompagne progressivement la dynamique de modernisation et de transformation structurelle de notre économie.

Le Plan RELANCE 2026-2030 constitue, à cet égard, un cadre majeur pour consolider cette orientation et accompagner les mutations engagées dans notre pays.

En comptant d’abord sur nos propres forces, en faisant le choix d’exploiter et de transformer localement nos ressources, nous entendons créer davantage de valeur au sein de notre économie et faire en sorte que les richesses de notre pays bénéficient prioritairement à nos populations.

Sur le plan sécuritaire, le Burkina Faso, en coordination avec les pays de notre confédération, poursuit ses efforts en vue de restaurer durablement la paix, la sécurité et la cohésion sociale sur l’ensemble de son territoire. Plus de 74 % du territoire national sont désormais sous son contrôle. Nos Forces de défense et de sécurité, ainsi que nos Volontaires pour la défense de la Patrie, poursuivent leurs opérations contre les groupes terroristes et les bandes criminelles. Ces évolutions se traduisent notamment par la reconquête de plusieurs villages et localités, le retour progressif de milliers de personnes dans leurs lieux de résidence, la réouverture de dizaines d’établissements scolaires, ainsi que la reprise des activités dans plusieurs centres de santé et la réinstallation progressive de l’administration.

Ces avancées, qui ne cessent de se consolider, sont le fruit des efforts et des sacrifices consentis par notre peuple, ainsi que de l’engagement de l’ensemble des acteurs mobilisés pour le rétablissement de la paix et de la sécurité.

Monsieur le Président,

Au Moyen-Orient, nous demeurons particulièrement préoccupés par la situation du peuple palestinien et les souffrances endurées par les populations civiles de Gaza. Face à cette tragédie, le Burkina Faso réaffirme son attachement à une solution politique durable fondée sur la coexistence de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies.

Sur un autre registre, le Burkina Faso demeure préoccupé par les conséquences des mesures coercitives unilatérales imposées à certains États, notamment à Cuba et au Nicaragua, dont les répercussions affectent durement les populations. Nous appelons, à cet égard, à privilégier le dialogue, la coopération et le respect mutuel entre les États.

S’agissant de la question du Sahara occidental, le Burkina Faso, fidèle aux principes consacrés par la Charte des Nations Unies, réaffirme son attachement au processus politique conduit sous les auspices du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Nous encourageons la poursuite des efforts visant à parvenir à une solution politique négociée entre parties, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Tout autant, nous réaffirmons notre attachement au principe d’une seule Chine.

Monsieur le Président,

À travers ces différentes considérations, le Burkina Faso voudrait réaffirmer une conviction essentielle : notre Organisation ne pourra répondre pleinement aux défis de notre temps que si elle demeure fidèle aux principes qui ont présidé à sa création.

Nous demeurons convaincus que, par le dialogue, la solidarité et la détermination, les Nations Unies, ensemble avec nos peuples, peuvent surmonter les épreuves auxquelles ils sont confrontés et construire les fondements d’un avenir de paix, de dignité et de prospérité partagée.

Un peuple - Un espace - Un destin.

Vive la Confédération des États du Sahel debout.

Vive le Sahel debout.

Vive l'Afrique unie.

La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !

Je vous remercie.

 



Commentaires

0
Macron
2 semaines ya
Je suis sur que vous êtes encore mes esclaves inconscient .
Vous devez mangez Nestlé et boire le café carte noire trafiqué à super u 97427.

Et puis vous me donnerez votre coton pour habiller les Pollux qui vont attaquer la Russie , votre or pour mettre des lingot au frais , votre lithium pour équiper ma Renault 5 à l'électricité , votre pétrole pour que j'engraisse les porcs pedosatanique juif rostrechild.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
Macron
2 semaines ya
Si vous voulez savoir le bordel que j'ai mis en France , demandez à Abdourahamane Tiani combien je vous mis mangeur à la main qui ont traversé la rue pour trouver du travail et surtout boire de la bière .
Ah ! Les souchiens , il m'ont pas encore eu.
Mais je vais quand même me retirer en Patagonie.

Ma mémé a besoin de se faire brosser.
À Chabeuil.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
Arbeit yudensau.
2 semaines ya
Lisez presstv.ir
Infos / A La Une / Europe / France / L’INFO EN CONTINU
Fonction publique : forte mobilisation à travers la France pour les salaires et les services publics
Tuesday, 29 September 2026 6:45 PM [ Last Update: Tuesday, 29 September 2026 6:45 PM ]
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
Benoît Dornat
2 semaines ya
J'ai remonter tous seul le casse de la poste à Crest .
Caporal Mans.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
Saw
2 semaines ya
Mali : Les acteurs touristiques de notre pays se planchent sur la promotion de la destination Mali
septembre 29, 2026
com-gouv.

Les touristes du Mali sont des cibles de Macron qu'il a détruit en France en utilisant l'arc républicain , saby blod , saby montmeyran ,puechaldou , Mariton , sichouc , chastang , Pauline Sourbier , Bernadette Sourbier , commissariat de valence , Nauds à Crest , portes les valence , Eurre .
Lien possible moullet Morin Matériaux , Aubert dgsi centre hospitalier de Crest trafics d'organes Marie lise Moullet.
Aubert moullet perdriol Nunez Belda.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
AlainSoral ERFM.
2 semaines ya
Lisez
.Bardella, Mediapart et le retour du refoulé
Publié le : mardi 29 septembre 2026
Mots-clés : Justice & Droit; Politique; Rassemblement national
Commentaires :
5 milliard
Nombre de vues : 4 935 trilliards
Source : E&R
-1
1
2
3
4
5
27 bitrimilliards. votes
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
8) Un discours de haute facture!

Comme toujours la patrie des Hommes intègres honore en actes comme en paroles..
Like J'aime haha 1 Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
TOTO A DIT partage aussi l'intégralité du discours du MAE du Mali , ABDOULAYE DIOP :

« C’est pour moi un insigne honneur de prendre la parole devant cette auguste Assemblée pour délivrer, au nom de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État, la déclaration de la République du Mali.

Je vous adresse, Monsieur le Président, les chaleureuses félicitations de la délégation du Mali pour votre brillante élection à la présidence de la 81ème session de l’Assemblée générale et je vous assure de la coopération de la délégation malienne tout au long de votre mandat.

Je saisis également cette occasion pour rendre hommage à votre prédécesseur pour la conduite remarquable des travaux de la 80ème session de l’Assemblée générale.

Enfin, je tiens à adresser nos vifs remerciements à Son Excellence Monsieur António GUTERRES, Secrétaire général des Nations Unies,

A suivre
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 1

pour son engagement, durant les dix dernières années à la tête de notre Organisation commune, au service de la paix, du développement et des droits humains à travers le monde.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Il y a 66 ans, jour pour jour, le 28 septembre 1960, soit 6 jours après son accession à l’indépendance, le Mali, sous la conduite de Son Excellence le Président Modibo KEITA, a été admis à l’ONU avec notamment le soutien de la République de Tunisie et celle de Ceylan, actuel Sri Lanka.
Le Mali se félicite du thème de la 81ème session ordinaire de l’Assemblée générale, à savoir « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».

Ce thème est pertinent et d’actualité, car au-delà de la réflexion qu’il suscite sur la manière dont notre Organisation peut retrouver sa crédibilité et son efficacité dans un contexte international
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 2

de crises multiples et de remise en cause du multilatéralisme, il appelle surtout à restaurer la confiance entre les États Membres pour trouver des solutions communes et adaptées aux nombreux défis de notre temps.

Comment y arriver ?

Pour sa part, le Mali réaffirme son attachement indéfectible à un multilatéralisme réformé, fondé sur le strict respect des buts et des principes de la Charte des Nations Unies, notamment l’égalité souveraine des Etats, le respect de l’intégrité territoriale des Etats, l’interdiction du recours à la force, le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États.
En nous éloignant de ces principes, nous nous rapprochons inéluctablement de cycles conflictuels.

Nous le savons tous : les violations flagrantes du droit international, son application sélective, la persistance de la politique de deux poids deux mesures dans la gestion des crises à travers le monde,
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 3

et le recours abusif à la force, à la menace, les politiques d’hégémonie, d’assujettissement et de domination, en violation de la Charte de notre Organisation, ont considérablement entamé la confiance des citoyens du monde dans les institutions internationales, en particulier les Nations Unies.

Aussi, le Mali appelle-t-il à la levée des mesures coercitives unilatérales, qui portent atteinte à la souveraineté des Etats et mettent en danger la vie et le bien-être des populations de la trentaine de pays à travers le monde affectés par ces sanctions.

A toutes ces pratiques qui fragilisent la gouvernance mondiale actuelle, s’ajoute la lenteur d’anticipation des Nations Unies qui l’oblige, à posteriori, à jouer impuissamment les observateurs des crises qui secouent le monde.

C’est le cas du Sahel, qui est, depuis plus d’une décennie, confronté à une crise sécuritaire, provoquée notamment par l’intervention militaire de
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 4

de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Libye en 2011. Aventure militaire aux risques non maîtrisés, l’action militaire de l’OTAN en Libye a considérablement aggravé la situation sécuritaire, politique, humanitaire et des droits humains dans notre région, notamment par la propagation du terrorisme et de l’extrémisme violent.
Face à ce sombre tableau, il est légitime de s’interroger sur l’efficacité des leviers dont dispose notre Organisation. C’est pour cela que nous avons accueilli favorablement le processus de revue stratégique du Bureau régional des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel, qui doit aboutir à un schéma plus conforme aux réalités et préoccupations des populations concernées.

Le Gouvernement du Mali réitère sa ferme condamnation du terrorisme international et de ses sponsors étatiques étrangers, qui financent, arment, fournissent la logistique et les renseignements à ce crime
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 5

transnational organisé.

Après les premières déclarations de l’Ukraine, qui dès 2024 assumait son soutien aux groupes terroristes opérant au Sahel, ce pays a réitéré publiquement, au Sommet de l’Etat, son ingérence en Afrique.

Au-delà de nos Etats, d’autres sources indépendantes, corroborent aujourd’hui ces agissements inacceptables de l’Ukraine. Voici là un pays qui prétend défendre son intégrité territoriale et qui, sous d’autres cieux, notamment en Afrique et au Sahel, apporte un appui clair et assumé à des groupes terroristes et à d’autres groupes mafieux pour porter atteinte à l’intégrité territoriale de notre pays.

Face à l’histoire, la communauté internationale, et particulièrement l’Afrique, ne peuvent continuer à garder un silence coupable face aux agressions de l’Ukraine, aux conséquences énormes pour les pays africains et bien au-delà. Nous ne sommes pas dupes, l’Ukraine n’est que la partie visible
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 6

de l’iceberg de la déstabilisation de nos pays afin de briser leur volonté d’émancipation d’une tutelle coloniale à jamais révolue.
Le terrorisme, entretenu et soutenu, se manifeste essentiellement sous trois formes.
D’abord une forme armée qui s’attaque aux populations civiles et à nos Forces de Défense et de Sécurité ; une forme économique qui vise à asphyxier nos pays ; et une forme médiatique à travers la désinformation organisée et systématique de la part de certains médias dont nos pays sont victimes de certains médias nostalgiques d’un passé colonial révolu.
Les attaques complexes et coordonnées des 25 avril et 04 juillet 2026 dans plusieurs localités au Mali, ayant causé de nombreuses victimes, constituent la preuve d’une connexion dangereuse dont nous devons être de plus en plus conscients.
Sans surprise, le scénario déroulé en 2012 se reproduit, avec des groupes armés terroristes et des groupes armés
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 7

soi-disant séparatistes, formant une coalition terroriste assumée contre les Institutions et les populations maliennes.
Les réponses régionale et internationale, y compris le déploiement de forces internationales, n’ont pas permis d’endiguer ces crises sécuritaires complexes et les massacres des populations sahéliennes.
C’est la raison pour laquelle Leurs Excellences le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’État et Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État de la République du Mali et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, ont pris la décision historique de créer, le 06 juillet 2024 à Niamey au Niger, la Confédération des Etats du Sahel,
afin de prendre en main le destin de nos pays.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 8

De sa création à nos jours, la Confédération AES a permis de réaliser des progrès réels et encourageants dans ses différents périmètres d’action.
Je réaffirme ici la détermination de nos trois Chefs d’Etat à poursuivre et à intensifier cette lutte contre le terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations.
La délégation du Mali adhère pleinement au discours qui sera prononcé par Son Excellence Monsieur Karamoko Jean-Marie TRAORE, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger.
Les Forces maliennes, seules, et dans le cadre de la Force Unifiée de l’AES, ainsi qu’avec l’appui de la Fédération de Russie, sont aujourd’hui sur le front de la lutte contre un terrorisme imposé, une guerre hybride par procuration dont l’enjeu dépasse notre espace et menace d’autres régions.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 9

Je salue également l’ensemble des partenaires qui continuent de soutenir le Mali et les pays du Sahel dans ce contexte difficile.
La victoire contre le terrorisme, cette menace existentielle globale, appelle à la mutualisation des efforts et des moyens, mais aussi et surtout à une compréhension partagée du phénomène terroriste, car contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, il n’y a pas de bon ou de mauvais terroriste.
Pour conforter cette dynamique, les trois pays membres de la Confédération AES restent ouverts à la coopération avec tous les partenaires qui le souhaitent et qui respectent les principes cardinaux qui gouvernent désormais l’action publique de nos pays, à savoir le respect de la souveraineté, et de l’intégrité territoriale de nos États, le respect de nos choix stratégiques et de partenariats, ainsi que la prise en compte des intérêts de nos populations.

Nous n’avons pas, à cet égard, d’injonction
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 10

à recevoir, nous attendons plutôt une collaboration et un partenariat sains et sincères dans le respect mutuel.
Dans cette dynamique, le Mali, conformément aux principes et buts de sa politique extérieure, continuera d’inscrire son action diplomatique dans la dynamique de promotion des relations de bon voisinage, de respect de la souveraineté, de respect mutuel, de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres Etats et de règlement pacifique des différends.

Je saisis cette occasion pour m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de la lâche barbarie terroriste, et qui sont héroïquement tombées au champ d’honneur.
En outre, je rends un vibrant hommage à nos Forces de défense et de sécurité pour leur courage, leur professionnalisme et leur engagement sans faille à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de nos pays
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 11

et à protéger nos populations civiles.
Je tiens particulièrement à saluer la mémoire du Général d’Armée Sadio CAMARA, Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, dont l’héritage empreint de patriotisme, de courage et de sacrifice, continuera d’inspirer de nombreuses générations de maliens et de Sahéliens.
• Monsieur le Président,
Pour renforcer les mesures sécuritaires indispensables au retour durable de la paix au Mali, le Gouvernement s’attèle résolument à la mise en œuvre d’une stratégie globale, intégrée et cohérente de stabilité et de prospérité du pays.
A la faveur de cette stratégie, l’État garde la main tendue à tous ceux qui sont prêts à déposer les armes et à rejoindre la République, conformément aux conclusions du Dialogue Inter-Maliens et à la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Déjà, des milliers d’ex-combattants qui remplissent
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 12

qui remplissent les conditions, ont soit rejoint les rangs de nos Forces de défense et de sécurité soit intégré des fonctions civiles.

La souveraineté du Mali nous est chère et n’est pas négociable. Elle ne se limite pas à la défense du territoire mais doit également permettre à notre pays de maîtriser ses choix économiques, de contrôler et valoriser ses ressources naturelles, de renforcer son économie productive et de créer davantage d’opportunités pour sa jeunesse.

C’est dans cet esprit que le Gouvernement demeure engagé pour la mise en œuvre de la Vision Mali Kura 2063 et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033).

Ces deux programmes, tant ambitieux que structurants, visent à répondre, de manière cohérente et durable, aux aspirations légitimes des populations maliennes. Ils constituent le pacte des générations et traduisent la volonté de bâtir un Etat souverain,
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 13

une économie compétitive, une société juste et un pays où chaque citoyen pourra se réaliser et s’épanouir dans la dignité.

Le Gouvernement a placé, au cœur de son action, la relance économique et le bien-être des populations, maillons indispensables à l’atteinte de la paix et de la stabilité durables.

Ainsi, à travers des réformes appropriées, outre la gouvernance politique, le Gouvernement a considérablement amélioré la gouvernance économique, notamment la gestion efficiente des affaires publiques et la mobilisation accrue des ressources intérieures et je dois le dire, nos pays travaillent ardument pour pouvoir générer en notre sein des ressources nécessaires car nous restons convaincus que l’aide internationale, aussi utile soit-elle, n’a jamais développé un pays.
Quand nous comparons les niveaux de l’aide internationale par rapport aux besoins de financement de nos pays, la prise en charge des millions de jeunes
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 14

gens qui arrivent sur le marché du travail au Mali, au Burkina, au Niger et en Afrique, nous constatons que l’aide au développement ne nous permettra jamais d’inverser la tendance. Il nous faut générer des ressources en notre sein, il nous faut avoir confiance en nous-mêmes et générer des nouveaux types de financement non avilissants, sans considérations géopolitiques qui mettent nos pays en retard. Nos pays continueront donc à compter sur eux-mêmes pour pouvoir se développer tout en gardant ouverte la porte à ceux qui souhaitent travailler avec nous.
Les dépenses publiques sont désormais orientées vers les investissements structurants dans des secteurs productifs et en soutien au meilleur accès des populations aux services sociaux de base, à la formation et à l’emploi des jeunes et des femmes.
Cette ambition implique également de renforcer la transformation locale de nos ressources naturelles, de développer
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 15

la transformation locale de nos ressources naturelles, de développer les capacités nationales de production et de faire de la jeunesse malienne un acteur majeur de notre transformation économique et sociale.

Le Mali entend poursuivre sa Refondation nationale, afin de garantir durablement la sécurité, la justice et le bien-être pour l’ensemble de ses filles et de ses fils.

Monsieur le Président,
Aux plans régional et international, le Gouvernement du Mali reste très attentif à l’évolution de la situation en Afrique et dans le reste du monde.

A ce titre, le Mali encourage les efforts en vue de la résolution rapide et durable des différents conflits sur le Continent.

En ce qui concerne la situation au Moyen-Orient, le Mali réaffirme son soutien total au peuple palestinien frère dans sa lutte légitime d’exister en tant qu’Etat de plein droit.
Rendons-nous à l’évidence : l’Ordre international est à l’heure du grand
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 16

basculement et de profondes mutations. L’ignorer nous éloignera davantage des solutions les mieux adaptées.
La question n’est plus de savoir si nous nous dirigeons vers un monde multipolaire, mais plutôt quels seront les acteurs majeurs des différents pôles et comment ces acteurs entendent coopérer pour répondre aux aspirations des Peuples de la planète que nous avons en partage.
Nous parlons bien de coopération et non de confrontation ni de loi du plus fort pour régenter le monde.
Dans ce nouvel environnement international complexe et tumultueux, le Mali entend poursuivre une politique extérieure fondée sur l’égalité souveraine des Etats, la diversification de ses partenariats, la défense de ses intérêts nationaux et un engagement constructif pour la paix et la prospérité du monde.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 17

Notre objectif est d’atteindre l’autonomie stratégique du Mali, de l’AES et de l’Afrique, tant dans le domaine de la sécurité que du développement. Cette autonomie stratégique n’est pas synonyme de rupture mais vise plutôt à faire de l’Afrique un partenaire crédible et indispensable pour la stabilité et la prospérité du monde.
Le changement climatique et la désertification constituent pour le Mali et pour le Sahel un facteur de vulnérabilité économique, sociale et environnementale qui, non seulement affecte directement les activités agricoles et les moyens de subsistance mais constituent également une menace à la paix et à la sécurité.
Ainsi, le Mali invite les États membres à mettre l’accent sur l’adaptation, l’accès aux financements climatiques et aux technologies endogènes, ainsi que sur les solutions adaptées aux réalités sahéliennes.

Nous plaidons pour une meilleure articulation entre lutte
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 18

contre la désertification, sécurité alimentaire, gestion de l’eau, prévention des risques et des conflits et résilience des territoires.
Le monde connait des avancées technologiques exceptionnelles, au nombre desquelles, l’Intelligence artificielle générative, un autre défi au cœur des débats passionnants de nos jours. Elle constitue une technologie stratégique qui offre des possibilités considérables et présente également des risques.

Mais nous devons être lucides : l’IA ne doit pas être uniquement une technologie que nous consommons. Elle doit devenir une technologie que nous maitrisons, que nous adaptons à nos réalités et que nous contribuons à développer.

Cette ambition implique de définir nos priorités et de mettre en place un environnement juridique et éthique adapté.
Pour le Mali, la souveraineté numérique et technologique constitue désormais une dimension essentielle de la souveraineté nationale.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 19

Nous devons notamment investir dans les compétences, la recherche, l’innovation et les infrastructures nécessaires pour que nos jeunes puissent participer pleinement à cette transformation. C’est pourquoi le Chef de l’État a mis en place le Centre d’Intelligence artificielle et de Robotique du Mali, qui favorise la souveraineté numérique du pays.
Sur les questions de migration internationale, le Mali, à la fois pays d’origine, de transit et d’accueil de migrants, renouvelle son attachement à la coopération internationale et estime que la mobilité humaine est une richesse pour l’humanité.
Dans cette salle, il est important de le dire, pour nous, les mouvements ne constituent pas une menace.

ils ont toujours constitué une richesse. Tous les pays présents dans cette auguste Assemblée ont bénéficié de la migration, même s’il faut en gérer certains aspects.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 20

Le Mali appelle donc au respect des droits des migrants, conformément aux dispositions pertinentes des conventions internationales.
• Monsieur le Président,
Pour conclure, le Mali rappelle que notre cadre multilatéral, incarné par l’Organisation des Nations Unies, est à la croisée des chemins.
Le temps est venu pour nous d’assumer notre responsabilité commune et partagée pour une Organisation des Nations Unies réformée, je dirais même une Organisation refondée, plus juste, plus représentative et véritablement au service de l’ensemble des peuples, sans distinction.
C’est la condition essentielle pour restaurer la confiance des États Membres et des Peuples dans l’Organisation.

Cela implique notamment de renforcer la représentativité au sein des institutions multilatérales et de faire davantage entendre la voix de l’Afrique dans les instances où se prennent les décisions qui engagent l’avenir de notre monde.
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire
0
TOTO A DIT
2 semaines ya
Suite 21 et fin

Le Mali réaffirme sa disposition à contribuer aux efforts communs de la communauté internationale pour un monde en paix, plus sûr, plus juste, plus prospère et plus solidaire.

Je vous remercie de votre aimable attention ».
Like J'aime Répondre | Signaler ce commentaire

Ajouter un Commentaire

Enregistrer
CANAL + BAN1

 android_actuniger2.jpg


Télécharger l'application depuis notre serveur ICI
Image
Image
Image
Image

LOWEBTV.png

 
CCR : les conseillers recommandent une hausse des prix du carburant
44 vues
 
CM DU 04 SEPTEMBRE 2026
598 vues
 
Les révélations du Capitaine Roger Gabriel
140 vues
Événements de Niamey: les révélations du Capitaine Roger Gabriel
 
L'eau saine à domicile avec le filtre FAIRCAP - Version Hausa
2768 vues
 
L'eau saine à domicile avec le filtre FAIRCAP - Version Zarma
921 vues
 
Forum national sur les décès maternels et périnatals du 13 au 15 novembre 2024 au Palais des Congrès de Niamey
4094 vues
 
DEPART DU DERNIER VOL DE LA FORCE FRANÇAISE CE 22-12-2023
3999 vues

logo-white.png

Site web d'informations générales sur l’actualité politique, économique, culturelle, sportive au Niger et dans le monde.

Tél: (+227) 89 99 99 28  / 92 55 54 12

Copyright © 2022, ActuNiger. Tous droits réservés. Designed by KM Media Group

0
Partages