mardi, 13 novembre 2018
French Arabic Chinese (Simplified) English Turkish
Flash Infos
........ ....... ....... ........ ....... ....... ...... ........ ....... .......

Niamey rail train

Depuis le début du mois de mai, plusieurs villes nigériennes dont la capitale, Niamey, sont plongées dans le noir pour cause de coupures électriques, les populations commencent en avoir ras-le-bol, et expriment à qui veut les entendre leur sentiment d'exaspération profonde.

En effet, comme à l'accoutumée, chaque année en cette période de grande chaleur (avril-mai-juin) les Nigériens sont, cette année encore, soumis à une cadence des plus insoutenables de délestages qui vont des fois jusqu'à la coupure totale de fourniture de l'énergie électrique.

Depuis près de deux semaines, les Nigériens revivent, impuissants, le mal dans leur chair, les affres de ruptures sauvages de la fourniture électrique, sur toute l'étendue du territoire nationale, de jour comme de nuit. A un moment où la température avoisine les 45-47 degrés.

Cette situation, à en croire aux responsables de la Société Nigérienne d'Electricité (NIGELEC), est la conséquence de l'effondrement total du réseau de distribution du Nigéria qui fournit près de 80% du courant électrique consommé au Niger.

Avec une production très en deçà des besoins réels de la population, à Niamey, la priorité est logiquement accordée aux zones dites "sensibles" que sont les hôpitaux, les centres de commandement, les casernes, au détriment des autres zones où les coupures sont souvent très longues.

Les régions du fleuve, toute la partie ouest du pays, notamment la région de Niamey ainsi que les régions de Diffa, Zinder, Maradi, Dosso et Tillabéry qui sont sur le réseau du Nigéria, restent les plus affectées par ces coupures.

A Niamey, l'administration générale, le commerce et l'ensemble des zones résidentielles sont ainsi soumis à un système de délestage très prononcé.

Toutes les activités sont bloquées. Dans, l'administration notamment, tous les travailleurs sont souvent hors des bureaux, d'autres y trouvent un prétexte valable pour vaquer à d'autres besognes. Le commerce a été drastiquement ralenti. En somme, l'économie en a pris un sérieux coup.

Les consommateurs dénoncent une situation qui les rend mal à l'aise. Pire, cette insuffisance de la fourniture en énergie électrique a entrainé une baisse drastique de la distribution d'eau dans la capitale. La glace qui se vendait à 25 FCFA la mesure avant la coupure, se négocie maintenant entre 150 jusqu'à 200 FCFA dans certains quartiers de Niamey.

A quand une fourniture électrique à suffisance au Niger pour mettre fin au calvaire des populations et permettre aux activités économiques de reprendre pour de bon leur cours normal? Mystère et boule de gomme.

Une situation récurrente en dépit des maintes promesses faites des autorités et au regard des multiples chantiers démarrés en vue d'en trouver la solution définitive.

Il s'agit notamment de la production de l'électricité à partir de la mine de charbon de Salkadamna (région de Tahoua, centre), d'une capacité de 500 mégawatts par jour, dont le président nigérien Mahamadou Issoufou a procédé à la pose officielle de la première pierre depuis 2013. Mais dès lors, les travaux tardent à démarrer effectivement.

Il en est de même de la construction de deux lignes de transmission haute tension : Soraz-Zinder-Maradi-Malbaza, sur plusieurs centaines de kilomètres de 132 kv, à partir de la Société de Raffinage des hydrocarbures (SORAZ), société à capitaux sino-nigériens.

Ce projet devrait être réalisé grâce à un prêt préférentiel de la Banque chinoise d'Import-Export, Exim Bank, d'un montant d'un milliard de dollars, soit l'équivalent de 480 milliards de FCFA accordés au Niger pour le financement de divers projets.

A cela s'ajoute la construction, très avancée, à Niamey d'une centrale thermique de 100 mégawatts, la centrale de Goroubanda dont la mise en fonction pourrait intervenir en fin d'année, selon le Premier ministre Brigi Rafini.

Toujours dans le souci de résoudre définitivement sa dépendance dans le domaine de l'électricité et améliorer considérablement les conditions de vie de ses populations, le gouvernement nigérien avait initié le projet de réalisation du gigantesque barrage hydroélectrique de Kandadji, sur le fleuve Niger, environ 150 km en amont de Niamey.

Depuis le retrait des travaux en 2013 à la société russe "Zarubezhvodstroy" par le gouvernement, le projet semble avoir du plomb dans l'aile.

Or, ce barrage dont les travaux étaient initialement prévus pour terminer en 2013, devait permettre à terme d'irriguer plus de 45.000 hectares et contribuer à la résorption du problème énergétique du Niger par la production d'une puissance installée de plus de 130 mégawatts.

 

Xinhua

Commentaires   

-8 #1 afriki 13-05-2016 14:00
Le [mot censuré] aboie la caravane passe. . L'Etat est une continuité donc patientez vous peut après 5 ans en 2021 les travaux du barrage de kandadji seront renegocies. Qui a pense meme a la creation de ce barrage c'est ca meme l'erreur. .
Citer | Signaler à l’administrateur
+6 #2 Verdatre 13-05-2016 17:42
Où sont passées nos contributions pour la construction dudit barrage?
Citer | Signaler à l’administrateur
+6 #3 Niégrien 14-05-2016 08:54
Les responsables de la Nigelec sont faux, irresponsables et incompétents. S'ils affirment que la situation que vivent certaines de nos villes sont liées aux difficultés rencontrées vers le Nigeria, qu'en-est-il d'Agadez (qui dépend de la SONICHAR qui dispose de toutes les capacités) qui est dans le noir total. Il semble que la population d'Agadez est pénalisée par des problèmes de gestion de la société.
Citer | Signaler à l’administrateur
+4 #4 Niégrien 14-05-2016 08:55
(Suite) En effet la Nigelec a aurait accumulé beaucoup d'arriérés de paiement vis-à-vis de son fournisseur. L'an passé à la même période on vivait la même situation. Le choix d'hommes responsables au niveau de certaines institutions stratégiques s'impose à l'image de ceux de la NIGELEC. La politisation n'a pas sa place à ce niveau. A cela s'ajoute le problème d'eau que nous recevons 1 fois tous les 2 jours et pour quelques minutes au robinet. Dans ces conditions Agadez Sokni est une illusion dans l'obscurité et le manque d'eau. Chose inquiétante, les autorités à tous les niveaux ne semblent aucunement pas être dérangées. Où sont les associations de défense, bande de corrompus.
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #5 mai riga 14-05-2016 22:54
La verite est amere mais une chose est vraie, les responsables de la Nigelec ne peuvent rien face la situation puisque la demande est superieure a l'offre. Mais pour ce qui est de la construction du barrage de Kandadji ce croit que la societe civile et l'opposition doivent ensemble demander au pouvoir le pourquoi du blocage des travaux ou sont passes les fonds affectes a ce barrage. on parle d'un barrage a deux aspect hydro agricole et electrique.La realisation de ce barrage permettra sans doute le decollage economique de notre pays. Donc tous ensemble pousons pour ce barrage.
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #6 shoouayb 15-05-2016 01:17
C'est grave.
Citer | Signaler à l’administrateur
0 #7 shoouayb 15-05-2016 01:18
C grave
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #8 dan madotchi 15-05-2016 23:03
Voilà où nous mène l'impunité. Issoufou a de quoi démontrer que l'affaire boulala là ce n'est pas de la blague. Première mesure changer le ministre en charge de l'énergie ainsi que les patrons incapables de nigelec. Second retrouver les fonds détournés de kandadji par la clique à salou et mettre au gnouf tous ceux qui y ont touché. Un pays sans énergie maitrisée et durable est voué à la disparition. Le pétrole coûte rien du tout sur le marché mondial pendant que les voyous de la sonidep le maintient à un niveau hors de portée du nigérien moyen.
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #9 Morou 16-05-2016 09:33
Citation en provenance du commentaire précédent de dan madotchi :
Voilà où nous mène l'impunité. Issoufou a de quoi démontrer que l'affaire boulala là ce n'est pas de la blague. Première mesure changer le ministre en charge de l'énergie ainsi que les patrons incapables de nigelec. Second retrouver les fonds détournés de kandadji par la clique à salou et mettre au gnouf tous ceux qui y ont touché. Un pays sans énergie maitrisée et durable est voué à la disparition. Le pétrole coûte rien du tout sur le marché mondial pendant que les voyous de la sonidep le maintient à un niveau hors de portée du nigérien moyen.

Tu commence à comprendre dan madotchi
Citer | Signaler à l’administrateur
0 #10 dan madotchi 16-05-2016 17:50
@Morou: suppoCitation en provenance du commentaire précédent de Morou :
Citation en provenance du commentaire précédent de dan madotchi :
Voilà où nous mène l'impunité. Issoufou a de quoi démontrer que l'affaire boulala là ce n'est pas de la blague. Première mesure changer le ministre en charge de l'énergie ainsi que les patrons incapables de nigelec. Second retrouver les fonds détournés de kandadji par la clique à salou et mettre au gnouf tous ceux qui y ont touché. Un pays sans énergie maitrisée et durable est voué à la disparition. Le pétrole coûte rien du tout sur le marché mondial pendant que les voyous de la sonidep le maintient à un niveau hors de portée du nigérien moyen.

Supporter Issoufou n'est pas synonyme d'être d'accord avec ce que font les voyous qui se sont agglutinés autour de lui.. Et Issoufou est le seul capable de mettre tout ce monde au pas parce que il n'a rien à perdre.
Tu commence à comprendre dan madotchi
Citer | Signaler à l’administrateur
-1 #11 dan madotchi 16-05-2016 17:53
Citation en provenance du commentaire précédent de Morou :
Citation en provenance du commentaire précédent de dan madotchi :
Voilà où nous mène l'impunité. Issoufou a de quoi démontrer que l'affaire boulala là ce n'est pas de la blague. Première mesure changer le ministre en charge de l'énergie ainsi que les patrons incapables de nigelec. Second retrouver les fonds détournés de kandadji par la clique à salou et mettre au gnouf tous ceux qui y ont touché. Un pays sans énergie maitrisée et durable est voué à la disparition. Le pétrole coûte rien du tout sur le marché mondial pendant que les voyous de la sonidep le maintient à un niveau hors de portée du nigérien moyen.

Tu commence à comprendre dan madotchi

Supporter Issoufou ne veut pas dire être d'accord avec tous les voyous..
Citer | Signaler à l’administrateur

Ajouter un Commentaire

EXE-promo-decodeur-internet-265x285 (2).jpg

 // Ecouter de la musique moderne nigerienne \\ 
actuzik1 min

Dans la même Rubrique

SCANDALE DE LA RÉHABILITATION DE LA RTA : sur la piste des entreprises SIGMA 2, MBC et… AREVA !

12 novembre 2018
SCANDALE DE LA RÉHABILITATION DE LA RTA : sur la piste des entreprises SIGMA 2, MBC et… AREVA !

Depuis le fameux tweet d’Omar Ladan Tchana, ex ministre d’état nigérien des mines puis des transports, une polémique fait rage au Niger, bien plus intensément sur les réseaux sociaux, à...

CANAL + : la série les « Capitales africaines : A Niamey » sur la chaine TV A+ dès le 20 novembre prochain

11 novembre 2018
CANAL + : la série les « Capitales africaines : A Niamey » sur la chaine TV A+ dès le 20 novembre prochain

  Le vendredi 9 Novembre 2018, le Directeur Général Canal + Niger, M. Cheikh Sarr, le Directeur de la Chaine A +, filiale du Groupe Canal+, M. Damiano Malchiodi, Mme...

RÉSERVE NATURELLE NATIONALE DE TERMIT ET DE TIN-TOUMM: la gestion désormais déléguée à l’ONG française Noé pour une période de 20 ans

9 novembre 2018
RÉSERVE NATURELLE NATIONALE DE TERMIT ET DE TIN-TOUMM: la gestion désormais déléguée à l’ONG française Noé pour une période de 20 ans

Le 5 novembre dernier, l’ONG française « Noé » était présent à Niamey au Niger, où elle a signé un accord de partenariat avec le gouvernement pour la délégation de la gestion...

FONDS D’AIDE A LA PRESSE : les médias enfin servis par le CSC pour les exercices 2016 et 2017

9 novembre 2018
FONDS D’AIDE A LA PRESSE : les médias enfin servis par le CSC pour les exercices 2016 et 2017

  Le président du Conseil supérieur de la Communication (CSC), Dr Sani Kabir, a animé un point de presse, ce jeudi 8 novembre 2018 à son cabinet. Ce point de...

FIN DE MISSION DE LA COORDONNATRICE DE PROGRAMMES ONU-FEMMES NIGER : le Président du REJEA lui rend un hommage mérité

9 novembre 2018
FIN DE MISSION DE LA COORDONNATRICE DE PROGRAMMES ONU-FEMMES NIGER : le Président du REJEA lui rend un hommage mérité

Le Réseau des Journalistes pour l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement (REJEA) a organisé, ce vendredi 9 Novembre 2018, une cérémonie solennelle de remise de témoignage de satisfaction à la représentante Pays...

ZINDER : Le délibéré du procès en appel de l’activiste Yahaya Badamassi fixé au 5 décembre

7 novembre 2018
ZINDER : Le délibéré du procès en appel de l’activiste Yahaya Badamassi fixé au 5 décembre

C’est aujourd’hui, mercredi 7 novembre, que s’est tenu à Zinder, le procès en appel de l'acteur de la société civile,  Yahaya Badamassi. Après examen de l’affaire par la cour, le...