lundi, 17 décembre 2018
French Arabic Chinese (Simplified) English Turkish
Flash Infos
........ ....... ....... ........ ....... ....... ...... ........ ....... .......

Kemi Seba doigt menace

L’avion de l’activiste franco-béninois Kemi Seba a atterri ce jeudi matin à l’aéroport d’Orly, en France. Il était sous le coup d’une procédure d’expulsion qui lui avait été notifiée la veille par les autorités sénégalaises.

Kemi Seba a dû embarquer de force mercredi soir soir sur le vol Corsair SS979, qui a décollé de Dakar à 23h40 [heure locale] pour atterrir ce matin à 7h15 [heure locale] à l’aéroport d’Orly. D’après son avocat Me Koureichi Ba, l’avis d’expulsion lui avait été notifié mercredi « vers 14h [heure locale] ». « Les délais sont très courts, tout est allé très vite », avait-il déploré. Contacté par Jeune Afrique ce matin, Kemi Seba a réagi à sa manière en déclarant : « Jamais noyé, juste en apnée ».

Peu avant son expulsion, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme, la Ligue sénégalaise des droits humains et Amnesty international Sénégal avaient dénoncé dans un communiqué commun « une procédure tout à fait arbitraire, qui viole le droit au recours prévu pour les personnes visées par des arrêtées d’expulsion ».

« Menace grave pour l’ordre public »

L’arrêté d’expulsion avait été pris par le ministre de l’Intérieur, et était daté du 5 septembre au soir. « Le Gouvernement de la République du Sénégal a prononcé une mesure d’expulsion du territoire national sénégalais, à l’encontre du ressortissant franco-béninois Stélio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kemi Seba », pouvait-on lire dans ce document rendu public dans la soirée. Outre ses récents démêlés judiciaires, l’arrêté d’expulsion souligne que Kemi Seba  « s’est fait aussi remarquer pour les propos désobligeants qu’il formule à l’encontre des chefs d’État et dirigeants africains et envisagerait de mener des actions préjudiciables à l’ordre public en appelant à des rassemblements intempestifs sur la voie publique. » Le texte, signé du ministre de l’Intérieur, justifie la décision d’expulsion par le fait que sa présence au Sénégal constitue « une menace grave pour l’ordre public ».

Les policiers sont venus chercher Kemi Seba à son domicile en milieu de journée pour l’emmener au poste de la police des étrangers de Dakar, à Dieupeul. « Ils lui ont demandé de le suivre pour vérifier sa situation administrative. Il les a accompagné sans faire d’histoires », raconte à Jeune Afrique un militant de la société civile, proche de Kemi Seba, qui était avec lui au moment de l’interpellation et l’a suivi jusque devant les locaux de la police des étrangers, avec d’autres soutiens de cet activiste qui défraie la chronique à Dakar et au-delà depuis qu’il a brûlé un billet de 5 000 francs CFA, le 19 août dernier.

Les services de police ont « pu constater qu’il a un passeport français ainsi qu’un passeport béninois qui, lui, n’est actuellement plus valable », a expliqué à JA une source au sein de la police sénégalaise.

La procédure a été initiée sur la base du « trouble à l’ordre public » que constitue la présence de Kemi Seba sur le territoire national sénégalais. L’appel lancé par le collectif d’organisations constituant le Front anti-CFA à une manifestation le 16 septembre prochain aurait servi d’accélérateur à la décision d’engager une procédure d’expulsion.

Kemi Seba a été poursuivi en justice – suite à une plainte déposée par la BCEAO – pour avoir brûlé un billet de 5 000 francs CFA, le 19 août dernier lors d’une manifestation. Jugé par le Tribunal des flagrants délits de Dakar, après quatre jours passés en détention, il avait finalement été relaxé, le 29 août. Mardi 5 septembre, le parquet de Dakar a fait appel de cette décision. Aucune date n’avait encore été fixée pour le procès en appel.

Le débat sur le CFA relancé

Le président de l’ONG Urgences Panafricanistes a, par son geste, relancé de manière spectaculaire le débat sur le franc CFA, qu’il accuse d’être un instrument au service du néocolonialisme français. En décembre 2016, il s’était vertement attaqué au chef de l’État sénégalais Macky Sall, après une déclaration de celui-ci sur son attachement au franc CFA. Il avait alors accusé le président sénégalais d’avoir livré une déclaration d’« amour pour l’esclavage économique, la soumission politique et la dépendance endémique vis-à-vis de l’oligarchie française », comme le rappelle Jeune Afrique dans son édition du 3 au 9 septembre.

Dans la voiture de police qui l’emmenait dans les locaux de la police des étrangers de Dakar, Kemi Seba a eu le temps d’envoyer un texto : « C’est démesuré tout ça ».

Jeune Afrique

 

Commentaires   

0 #1 lolna 07-09-2017 15:59
Pour une fois une expulsion d'Afrique vers la France. J'en connais qui en rêve comme les 80 vierges du paradis.
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #2 Africa 07-09-2017 16:41
C est vraiment grave. Les Africains sont leurs propres enemies. Kemi S ne fait que lutter pour l emergence de l Afrique mais comme l Afrique francophone est dirigee par des negres a la solde des francais, on expulse un des leurs vers la France. Quelle honte,Quelle disgrace.
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #3 Soum 07-09-2017 17:30
Je suis Ecœuré par le comportement du Sénégal vis-à-vis de Kemi. C’est honteux d’afficher à la face du monde que des africains travaillent pour préserver les intérêts de la France. Pauvre Afrique francophone !!!!
Citer | Signaler à l’administrateur
0 #4 TBI 07-09-2017 21:33
Le Sénégal demandera pardon à la jeunesse Africaine très bientôt car nous nous acheminons vers la fin de la France-Afrique.
Pour la caravane de front anticfa. Dakar-Niamey nous vous attendons a bras ouvertq
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #5 ???? 08-09-2017 09:36
Il aurait du avoir un passeport valable d'un des pays de la cdeao comme ça il aurait pu eviter cette expulsion, il s'attendait à tout sauf à ça certainement....dans une telle lutte, il faut se préparer à toute éventualité quand on sait le moyen dont dispose l’adversaire......
il est expulsé vers la France car il est en possession d'un passeport français valable.....
Citer | Signaler à l’administrateur
+1 #6 lolna 08-09-2017 15:29
Citation en provenance du commentaire précédent de ???? :
Il aurait du avoir un passeport valable d'un des pays de la cdeao comme ça il aurait pu eviter cette expulsion, il s'attendait à tout sauf à ça certainement....dans une telle lutte, il faut se préparer à toute éventualité quand on sait le moyen dont dispose l’adversaire......
il est expulsé vers la France car il est en possession d'un passeport français valable.....
cest juste pour jouer au héros des semi illettrés sinon lui même il ne croit pas à ce qu'il nous raconte. S'il est conséquent avec lui même il n'a qu'à brûler son passeport français et prendre le passeport beninois, on va voir qui est caïman dans l'eau.
Citer | Signaler à l’administrateur
0 #7 djimraou 09-09-2017 22:46
Citation en provenance du commentaire précédent de lolna :
Citation en provenance du commentaire précédent de ???? :
Il aurait du avoir un passeport valable d'un des pays de la cdeao comme ça il aurait pu eviter cette expulsion, il s'attendait à tout sauf à ça certainement....dans une telle lutte, il faut se préparer à toute éventualité quand on sait le moyen dont dispose l’adversaire......
il est expulsé vers la France car il est en possession d'un passeport français valable.....
cest juste pour jouer au héros des semi illettrés sinon lui même il ne croit pas à ce qu'il nous raconte. S'il est conséquent avec lui même il n'a qu'à brûler son passeport français et prendre le passeport beninois, on va voir qui est caïman dans l'eau.

Ils l'auraient emprisonner s'il n'est pas francais, voila pourquoi cette nationnalite est utile pour lui pour le moment car meme en france c'est difficile de le faire taire.
Citer | Signaler à l’administrateur

Ajouter un Commentaire

EXE-promo-decodeur-internet-265x285 (2).jpg

Orange Bonus 300

 // Ecouter de la musique moderne nigerienne \\ 
actuzik1 min

Dans la même Rubrique

Sous le feu des critiques, le chef de l'Onusida offre de partir en juin

13 décembre 2018
Sous le feu des critiques, le chef de l'Onusida offre de partir en juin

Sous le feu des critiques, le chef de l'Onusida, le Malien Michel Sidibé, a offert jeudi de quitter son poste en juin, après la publication d'un rapport accablant sur sa...

RDC: près de 80% des machines à voter de Kinshasa détruites dans un incendie

13 décembre 2018
RDC: près de 80% des machines à voter de Kinshasa détruites dans un incendie

Les dégâts sont énormes. Selon la CENI (Commission électorale nationale indépendante de la République Démocratique du Congo, NDLR), 77% de l'équipement qui devait être utilisé dans la capitale pour l'élection présidentielle du 23...

RDC: incendie dans un entrepôt de la Commission électorale à Kinshasa

13 décembre 2018
RDC: incendie dans un entrepôt de la Commission électorale à Kinshasa

Le principal entrepôt de la commission électorale pour la ville de Kinshasa a pris feu cette nuit, à Kinshasa, à dix d’une élection que les Congolais attendent depuis deux ans....

Togo : au moins quatre morts dans des affrontements avec les forces de l’ordre

11 décembre 2018
Togo : au moins quatre morts dans des affrontements avec les forces de l’ordre

Une coalition de l’opposition, qui boycotte les législatives prévues le 20 décembre, avait appelé à des manifestations pour exiger l’arrêt du processus électoral. Deux personnes ont été tuées à Sokodé, fief...

Des sénateurs américains accusent MBS d'avoir «ordonné» le meurtre de Khashoggi

5 décembre 2018
Des sénateurs américains accusent MBS d'avoir «ordonné» le meurtre de Khashoggi

Des sénateurs républicains américains ont affirmé mardi, après avoir été informés à huis clos des conclusions de la CIA, n'avoir « aucun doute » sur le fait que le prince héritier saoudien...

«Gilets jaunes»: «si on ne trouve pas de solution, on renoncera» à la hausse des taxe (porte-parole du gouvernement)

5 décembre 2018
«Gilets jaunes»: «si on ne trouve pas de solution, on renoncera» à la hausse des taxe (porte-parole du gouvernement)

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a réaffirmé mercredi que si l’exécutif «ne trouve pas de solution» à l’issue de la concertation menée jusqu’au 1er mars, il «renoncera» à la...