| Date | Lectures | Commentaires |
|---|
| Total | 7981 | 13 | | Sam. 25 | 3 | 0 | | Ven. 24 | 5 | 0 | | Jeu. 23 | 13 | 0 | | Mer. 22 | 1 | 0 |
De nos jours, la prostitution se « modernise » particulièrement à Niamey, et végète ses victimes qui sont parfois des mineurs, dans une dépravation totale. En ces temps ci, on n'appelle plus prostituée celle qui a pris une chambre en location pour accueillir ses clients ou celle qui exerce dans les hôtels, les coins « chauds» de la capitale, ou même celle mobylette ou le premier véhicule du passant.
Elle ne le sera également non plus parce qu'elle le faisait dos au mur des établissements scolaires, des arènes et maisons de cultures après les résonances nocturnes des groupes musicaux à Matata, Doufelgou, Lazaret, Yantala, Gamkalley, CCOQ MJC Diado Seckou ou à la sortie des boites de nuit. Bref, la prostitution se conjugue désormais, à tous le temps, dans la capitale du Niger.
Pour cause, elles sont nombreuses, les femmes et même des hommes qui pratiquent la prostitution comme étant leur activité principale à Niamey. La prostitution s'est même « modernisée» avec l'Internet. Les habitués de la toile et surtout de certains sites en savent quelque chose. C'est la prostitution virtuelle. Des rencontres qui se font à travers Facebook, Badoo, Netlog et Adult friends entre autres, finissent le plus souvent aux lits. « Après plusieurs jours d'échanges, j'invite ma correspondante chez moi pour mieux faire connaissance. Et c'est très difficile qu'elle décline l'offre », nous apprend un habitué des sites de rencontres. « Des fois, on se satisfait sur la toile, par exemple si le mec est à l'étranger », confie une jeune femme, également habituée des certains sites de rencontres. En dehors de l'amour virtuel, s'ajoute les pratiques en cours dans certains coins sombres de la capitale. Ceux qui côtoient les quartiers populeux de la capitale ne nous démentirons certainement pas. Quand je passe par là, « j'oublie tous mes problèmes », confie un autre habitué. Nombreuses sont les rues aux mille couleurs où tout habitué peut se distraire à n'importe quelle heure de la journée, sans souci! Dans certains grands carrefours, dès le coucher du soleil, on rencontre des jeunes filles, toutes habillées en tenues provocantes. Elles pratiquent la prostitution dite de rue. Elles font littéralement le trottoir.
Du côté de l'Assemblée nationale, le décor est le même. Les jeunes filles dont la moyenne d'âge oscille entre 14 et 25 harcèlent les passants en leur proposant des « services ».
Dans cette ambiance, seuls les habitués se retrouvent facilement, affirme A. A, que nous avions rencontré. «Avec nous, tout se « négocie» et se monnaye à travers les gestes du doigt », ajoute-t-elle, Le monde des prostitués constitue ainsi, un autre lieu pour apprendre le langage par des signes. Pour payer leur loyer ou « gagner» leur argent de poche, les jeunes filles, n'hésitent pas a vendre leurs charmes dans nos cités.
Autre forme de prostitution à Niamey est celle pratiquée par les femmes de ménage. Elles sont nombreuses qui, très tôt le matin, vaquent à leur occupation professionnelle, et n 'hésitent pas à soulever leurs jupes aux bons soins de leur patron ou des voisins, moyennant quelques Cfa ou pour avoir la bonne grâce de l'employeur. Qu'importe l'âge du client et le statut de la ménagère (Mariée ou célibataire). C'est effectivement le piège dans lequel tombe la plupart de ces femmes ou jeunes filles, souvent à la fleur d'âge. Précarité du monde de l'emploi au Niger oblige.
Il y a aussi « la prostitution douce» qui se fait dans les hôtels de la ville. Elles sont l'œuvre des femmes qui donnent leurs coordonnées aux réceptionnistes des hôtels, auberges et obtiennent leurs rendez-vous par téléphone. Plusieurs hommes mariés se laissent tomber également dans le piège de ces dernières. Nombreux d'entre eux abandonnent femme et enfants, chaque soir, pour aller chez une « dépanneuse» qui leur facilite la dilapidation de son revenu familial.
Il serait judicieux que les autorités nigériennes trouvent urgemment des solutions à ce phénomène qui prend de l'ampleur à Niamey. L'Etat pourrait, à travers les ministères de la Population, de la protection de la Femme et de l'Enfant, celui en charge des Affaires Religieuses et même le ministère de la Jeunesse, ainsi que la police des mœurs, effectuer des descentes sur le terrain, dans l' optique de rencontrer ces jeunes filles, les écouter et voir dans quelle mesure, il peut envisager leur insertion sociale, surtout que la situation qui prévaut actuellement est préoccupante à plus d'un titre.
Adamou BOUKARY
L’Evenement
Voir aussi:
Articles les plus recents:
|
Commentaires
Nos sœurs nous font honte.
Et chacune a pour justificatif la misère.
mon œil oui
Qu'Allah nous en préserve!
tout inventé...c'est très grave. de grâce arrêter de prendre vos lecteurs comme des cons
Article pertinent, même si le mec est assis dans un coin de sa chambre, ce qu'il relate est une vérité iiréfutable pas seulement au Niger mais aussi dans beaucoup de nous ville africaine. Mais ce qui nous interpelle au premier chef c'est ce qui se passe chez nous.
A Mr Gouri, c'est pas seulement tes soeurs qui te font honte mais aussi tes frères qui les cherchent.
il y va de leur responsabilité de proteger le peuple de ces fleaux, d'éduquer et de le sensibiliser
- échec des familles
- échec du système éducatif
- échec de notre système économique et social
DE GRÂCE POSONS NOUS LES BONNES QUESTIONS...
DE GRÂCE CHANGEONS NOTRE FAÇON DE PERCEVOIR LES PROBLÈMES...
I love Niger
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.