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Vous ne le savez sans doute pas, mais, une fois par mois, le Président de la République SEM Issoufou Mahamadou, réunit autour de lui, certains responsables des régies financières de notre pays pour faire le point sur la situation des finances publiques. Sont concernés, on premier lieu, le ministre des Finances, puis les responsables ci-après : le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique, le Directeur Général des Douanes, le Directeur Général des Impôts et le Directeur Général du Budget.
Cet aréopage a constaté qu'à compter de juin 2012, la douane ne faisait que 57% des prévisions des recettes inscrites dans le budget général de l’Etat. Par ailleurs, lorsque le ministre des Finances Gilles Baillet compare les importations du Niger à celles de certains Etats membres de l’UEMOA qui ont les mêmes réalités économiques que le notre, l'on n'est pas au bout de sa surprise. A titre illustratif, notre pays, avec un taux d'importation de 50% supérieur à celui du Burkina Faso, se retrouve au final qu'avec seulement 70% des recettes engrangées par la douane burkinabé ! Comment comprendre une telle distorsion pour deux pays qui ont les mêmes réalités économiques ? La réunion convoquée à cet effet par le ministre des Finances avec les douaniers n'a malheureusement pas permis d'apporter les éclaircissements souhaités par ce dernier par rapport à cet état de fait. A présent, la question que l'on se pose est la suivante : comment se fait-il qu'un retraité en l'occurrence monsieur Mayaki Madi Mahamane, d'abord Conseiller du Président de la République, puisse être désigné comme Directeur Général des Douanes ? Nous croyions qu'il y avait une loi, (peut-être pas encore entrée en application), qui donne la priorité aux jeunes aux dépens des retraités pour les responsabilités dans l’administration. Peut-être avons-nous été quelque peu naïfs ? Quoi qu'il en soit, le nouveau promu pourra difficilement faire oublier qu'il épouse la petite sœur de Mme Kané, la Gouverneure de Niamey. Ces constats conjugués ne vont-ils pas générer une démobilisation rampante de tout le corps, qui se traduirait par une inclination au service minimum, aux antipodes des attitudes de rigueur escomptées ? Ce qui est fait, est fait. Il faut maintenant gérer la nouvelle situation au mieux possible.
B. Diaouga
L’Enquêteur
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